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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:37

Bonjour les amis,

Je viens de voir American Pastoral,inspiré par le roman de Philip Roth.

Voici une présentation qui résume l' argumentation du film

L’Amérique des années 60. Autrefois champion de sport de son lycée, Seymour Levov, dit « le Suédois », est devenu un riche homme d’affaires marié à Dawn, ancienne reine de beauté. Mais les bouleversements sociopolitiques de l’époque font bientôt irruption dans la vie bourgeoise, en apparence idyllique, de Seymour. Lorsque sa fille adorée, Merry, disparaît après avoir été accusée d’acte terroriste, il part à sa recherche pour que sa famille soit de nouveau unie. Profondément ébranlé par ce qu’il découvre, il doit affronter le chaos qui secoue la société américaine et jette les bases d’un nouveau monde. La vie de famille ne sera plus jamais la même…

 

 

 

 

 

Alors la première conclusion qui s' impose c' est qu' aucun réalisateur n' a réussi à faire un grand film à partir d' un grand roman de Roth. Que ce soit LA COULEUR DU MENSONGE ou AMERICAN PASTORAL, aucun de ces films n' atteint une dimension artistique qui les situe au niveau du prestige des oeuvres de Roth dans la littérature américaine.

Mais soyons juste aussi.Aucun de ces films n' est mauvais non plus, bien au contraire.

Revenons à AMERICAN PASTORAL, et parlons de ses qualités d' abord.

Le film nous replonge dans l' Amérique des années 70, reconstituée de manière très soignée.L' action démarre bien avec un narrateur qui va nous raconter l' histoire de Seymour, métaphore à lui tout seul du rêve américain. Seymour grand champion sportif qui épousera une reine de beauté et qui reprend avec succès la petite entreprise familiale.

Le grain de sable dans cette belle histoire idyllique proviendra de sa fille, de ses difficultés psychologiques durant sa petite enfance, et ensuite de sa rupture avec sa propre famille jusqu' à ce qu' elle devienne une terroriste d' abord, puis une espèce de zombie non-violente manipulée par une secte ensuite.

La caméra adopte le point de vue de Seymour qui tente par tous les moyens de sauver sa fille. Seymour qui est à la fois quelqu' un de très responsable mais qui ne renonce jamais à l' amour qu' il porte envers sa progéniture. Seymour qui veut comprendre et qui assume et prend tout sur lui  , y compris les erreurs impardonnables de sa fille.

Cette partie-là quoique un peu mélodramatique est parfaitement réussie: on s' identifie à Seymour et on  plonge dans les affres de ce père qui vit une situation à la fois horrible,cruelle, incompréhensible et imméritée.

Bien évidemment, le film a une dimension métaphorique: ce châtiment cruel et injuste qui s' abat sur Seymour, c' est le prix des pêchés et des crimes non avoués de l' Amérique.

Dawn, l' épouse de Seymour, interprétée par Jennifer Connelly amène des éléments de surprise dans le scénario.Dawn vit très mal la situation familiale provoquée par leur fille Merry.

Elle est forte au début,puis elle finit par péter un plomb, pour ensuite sombrer peu à peu dans une dépression, et puis renaît de ses cendres en tirant un trait définitif sur l' existence de sa fille.

C' est sans doute le moment le plus surprenant du film, mais aussi le plus crédible.Parfois pour survivre il faut savoir rompre avec des êtres qui ont été très chers...or, personne ne peut penser qu' on puisse tirer un trait sur l' existence de ses enfants.Ça paraît insensé mais le revirement de la mère est finalement très crédible et psychologiquement juste.

Alors d' où vient le problème avec ce film ?

D' abord le conflit de générations qui oppose Merry et son père parait tant stéréotypé qu' il frise la caricature.Le personnage de Merry est vraiment très simpliste.Elle est très innocente: sa rébellion et son ingénuité font sourire au début du film et sont assez agaçants pour le spectateur.

Le problème c' est que la relation entre le père et la fille ne sont pas approfondies.On assiste, de manière impuissante à une rupture,à un dialogue de sourds, et ensuite aux tentatives désespérées d' un père qui passe le reste du film à vouloir récupérer sa fille, sans qu' on sache réellement ce qu' elle est devenue, ni ce qu' elle a fait...

C' est sans doute le moment qu' aurait dû choisir le metteur en scène pour prendre des libertés avec le roman ( quitte à le trahir partiellement).Proposer une une confrontation entre le père et la fille qui amène de la réflexion et d' où il se dégage une vérité...Une scène où les deux arrivent  à faire un pas l' un envers l' autre.

Il ne ressort absolument rien de positif de la trajectoire de Merry. Elle finit comme une paumée qui vit complètement à l' Ouest.Elle représente le desastre intellectuel et moral de toute une génération de jeunes que l extrême-gauche a projeté dans une voie sans issue.Ce film est l' histoire d' un naufrage intellectuel, d' un TITANIC de la pensée...C' est une descente aux enfers.

Voici un extrait du roman de Philip Roth que le metteur en scène a essayé de retranscrire fidèlement à l'écran avec un monologue intérieur du narrateur qui résume les lignes-ci dessous:


On lutte contre sa propre superficialité, son manque de profondeur, pour essayer d’arriver devant autrui sans attente irréaliste, sans cargaison de préjugés, d’espoirs, d’arrogance; on ne veut pas faire le tank, on laisse son canon, ses mitrailleuses et son blindage; on arrive devant autrui sans le menacer, on marche pieds nus sur ses dix orteils au lieu d’écraser la pelouse sous ses chenilles; on arrive l’esprit ouvert, pour l’aborder d’égal à égal, d’homme à homme comme on disait jadis. Et, avec tout ça, on se trompe à tous les coups. Comme si on n’avait pas plus de cervelle qu’un tank. On se trompe avant même avant même de rencontrer les gens, quand on imagine la rencontre avec eux; on se trompe quand on est avec eux; et puis quand on rentre chez soi, et qu’on raconte la rencontre à quelqu'un d’autre, on se trompe de nouveau. Or, comme la réciproque est généralement vraie, personne n’y voit que du feu, ce n’est qu’illusion, malentendu qui confine à la farce. Pourtant, comment s’y prendre dans cette affaire si importante- les autres- qui se vide de toute la signification que nous lui supposons et sombre dans le ridicule, tant nous sommes mal équipés pour nous représenter le fonctionnement intérieur d’autrui et ses mobiles cachés? Est-ce qu’il faut pour autant que chacun s’en aille de son côté , s’enferme dans sa tour d’ivoire , isolée de tout bruit, comme les écrivains solitaires, et fasse naître les gens à partir de mots, pour postuler ensuite que ces êtres de mots sont plus vrais que les vrais, que nous massacrons tous les jours par notre ignorance? Le fait est que comprendre les autres n’est pas la règle, dans la vie. L’histoire de la vie, c’est de se tromper sur leur compte, encore et encore, encore et toujours, avec acharnement et, après y avoir bien réfléchi, se tromper à nouveau. C’est même comme ça qu’on sait qu’on est vivant: on se trompe. Peut être que le mieux serait de renoncer à avoir tort ou raison sur autrui, et continuer, rien que pour la balade. Mais si vous y arrivez, vous.. alors vous avez de la chance.

 

On y voit dans cet extrait du roman les qualités et les défauts de Philp Roth qui s' enferme parfois dans une pensée qui tourne en rond et qui débouche sur une vision philosophique de la vie finalement assez pauvre, voire prétentieuse et risible...

Et si Philipp Roth n' était finalement pas un si grand romancier que ça ?

C' est la question que je me suis posé en voyant le film (et en lisant cet extrait).

Et si, pour faire ce grand film qu' on attendait, il ne fallait pas partiellement trahir cet écrivain ?

La question mérite d' être posée...

Alors, pour revenir à AMERICAN PASTORAL j' essaierai de garder en tête ses grandes qualités et notamment la trajectoire du père qui est dans le vrai, qui ne renonce jamais à l' amour qu' il porte pour sa fille.

Seymour est finalement un Christ de la paternité et son amour si beau et si grand est crucifié de manière absurde sans toutefois racheter les crimes d' une Amérique coupable et insensible.

AMERICAN PASTORAL est un film à voir, malgré certains de ses défauts.

American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.
American Pastoral d' Ewan Mc Gregor...Un film à voir malgré certains de ses défauts.

PS: J' ai retrouvé cette belle chanson des années 70 de Maxime Leforestier qui résume bien le conflit de générations de l' époque...et aussi la naïveté d' une certaine jeunesse.

J' ai l' original chez moi...mes années fleur bleue...!!!

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:57

Bonjour les amis,

Je viens de voir Manchester by the sea de Kenneth Lonergan qui nous raconte l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts.

Après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick (Lucas Hedges). Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi (Michelle Williams) et de la communauté où il est né et a grandi.

Alors, autant vous dire tout de suite que j' ai été bouleversé par ce film qui décrit d' une manière juste ,  sensible et humaine l' histoire de Lee Chandler, simple agent d' entretien qui vit seul et éloigné de sa ville natale, après y avoir vécu un drame.

C' est un film qui décrit très bien l' ambiance des " blue collars" de l' Amérique profonde et où apparaissent des personnages au parler souvent vulgaire, et aux manières un peu brusques et parfois rustres mais qui ont aussi des vraies valeurs humaines avec lesquelles ils ne transigent pas.

On les suit dans leurs parties de pêches, leurs sorties, leurs virées bien arrosées entre potes un peu macho ( parfois un peu beaufs mais sympas) , qui aiment bien leurs femmes ( à leur manière mais toujours en les respectant) et leur famille.

C' est la partie la plus réussie du film.Le portrait de ces "ordinary people" est d' une telle justesse qu' on en est sincèrement troublé.

Moi qui suis né au coeur d' un bassin minier et sidérurgique du Nord de la France,j ' ai reconnu chez ces prolos américains les mêmes comportements, codes et valeurs qu' il y avait dans mon environnement social et familial.

Des hommes et des femmes qui peuvent être parfois très crus mais qui ont aussi le coeur sur la main et qui sont d' une grande générosité.Tout cela est filmé avec énormément de sensibilité, sans vouloir être démonstratif.

Les personnages sont criants de réalisme, de vérité, et d' authenticité dans leur façon d' être, de s' engueuler,de s' habiller de manière un peu négligée, d' éduquer leurs gosses...

Le film n' est jamais mélodramatique et n' essaie pas de nous soutirer des larmes.De nombreuses scènes sont filmées à mi-distance, et sont sans dialogues.On comprend tout rien qu' avec les regards et les expressions échangées.C' est du cinéma minimaliste mais du très grand cinéma.

L' interprétation de Casey Affleck est simplement bouleversante. Pas de numéro d' acteurs,mais une sobriété remarquable.Il est énorme...renversant ... ( et pour ma part je lui attribuerais l' Oscar 2017).

Il vit un drame personnel en prenant tout sur lui avec beaucoup de dignité.

Il faut parler des dialogues aussi.Parfois les personnages bredouillent, ne savent pas exprimer ce qu' ils portent en eux, mais il en ressort une émotion qui crève l' écran.Une des scènes avec l' ex-femme de Lee qui veut lui dire des choses sans trouver ses mots est très émouvante.

Le film dure 2 heures et 28 minutes et je n' ai pas vu le temps passer.On progresse avec Lee qui a un gros problème à résoudre avec la garde de son neveu.Une relation compliquée s' installe entre ces deux personnages en crise: Lee fait face courageusement à ses responsabilités, ne va pas trahir la famille, ni son sang, mais traîne son drame personnel qui l' empêche de prendre en charge les problèmes du jeune orphelin en pleine crise d' adolescence.Il ne peut céder à tous les souhaits de son neveu.

Le montage du film est très subtil, avec des flash backs judicieux qui nous amènent peu à peu à comprendre le drame de Lee.

Un Lee qui ne se plaint pas,un Lee taciturne qui ne partage pas ses problèmes et qui n' essaie même pas de se relancer dans la vie quand l' amour vient frapper à sa porte.Un Lee qu' il ne faut pas chatouiller non plus, qui sombre dans la bière, et qui peut décocher un coup de poing dans la figure si on le regarde un peu de travers...Lee qui garde des instincts du milieu dans lequel il a vécu, où l' honneur se défend à coups de poings.

Notons aussi les belles images maritimes qui apportent du champ, du lyrisme et de la profondeur au film.

La musique est clairement différenciée selon que l' on vit les scènes dans l' entourage de Lee ( musique moderne) ou selon qu on entre peu à peu grâce aux flash backs au coeur de son drame ( musique classique lente et dramatique, adagios, etc...).

Les images maritimes sont accompagnées de choeurs à capella avec des magnifiques harmonies.Des voix fraîches très présentes, voire omniprésentes, qui amènent de la vie et du relief.

Lonergan n' essaie pas de nous bluffer avec une fin qui remettrait en perspective toute l' histoire du film.

Non, c' est une fin naturelle, douce amère...comme la vraie vie, avec des gens ordinaires qui font face comme ils peuvent aux aléas du destin.

Et puis, en écrivant ce papier plus de 24 heures après avoir vu le film, je me rends compte à quel point le personnage de Casey m' obsède et m' accompagne.Ce film, je vais le revoir...

 

 

Manchester by the sea...pudique et bouleversant.
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:20

Bonjour les amis,

Aujourd' hui je vais vous parler un peu du farniente, une non-activité assez mal vue dans un monde qui culpabilise tous ceux qui ne font rien même si c' est de manière très temporaire.

Bien souvent nous savons  de manière intuitive ce qui est bon pour nous,pour notre corps et pour notre esprit, même si nous ne disposons pas toujours des  arguments clairs et tranchants pour nous justifier.

Et puis un jour, la science vient apporter des éléments explicatifs qui prouvent que nous avions parfaitement raison.

Alors, figurez-vous que les neuropsychologues viennent de démontrer que le fait de ne rien faire pendant un certain temps est VITAL pour notre équilibre.

Allez donc sur la vidéo ci-dessous, écouter ce que nous explique ce spécialiste.

Alors, moi je n' ai pas attendu les preuves scientifiques pour savoir que mon bon sens ne me trahissait pas et que j' avais raison.Que les moments de repos sont essentiels pour se ressourcer et remettre en perspective de manière fraîche et construite notre action quotidienne.

Il faut savoir se mettre en mode OFF pour se protéger d' une société et d' un environnement hyper stimulant,stressant et finalement abrutissant.

O Temps...suspend ton vol...

O Temps...suspend ton vol...

La surstimulation, notamment professionnelle, crée de l' épuisement physique et psychique, et elle est finalement néfaste.

Il faut savoir se mettre en mode OFF pour être efficace, inventif et créatif.C' est souvent en ne faisant rien que peuvent surgir de nouvelles idées.

Comme dit la chanson de France Gall.

DÉBRANCHE !

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 07:33

Bonjour les amis,

Je vous dis souvent que je n' ai pas le temps de suivre en détail la campagne présidentielle de chaque candidat pour cette présidentielle 2017, alors je suis assez preneur de documents vidéos ou écrits qui me synthétisent le programme de chacun d' entre eux.

C' est le cas de ce clip de Cyrus North qui résume en moins de 5 minutes le programme du candidat Mélenchon.

 

Alors, ce qui frappe dans le programme de Mélenchon c' est le nombre de directions à priori séduisantes dans lesquelles il veut faire progresser la société française. 

Rendre le pouvoir au peuple, faire évoluer la démocratie, mieux répartir les richesses, lutter contre les inégalités, etc...Qui oserait s' opposer à un tel projet ?

Reste à savoir comment financer tout ça, et là, on commence à descendre de notre petit nuage...

L' audit citoyen que réclame Mélenchon pour renégocier la dette fait furieusement penser aux idées qui ont guidé l' action de Siritza en Grèce ( avec le succès que l' on connaît).

L' enfer est pavé de bonnes intentions, et ça vaut pour l' économie aussi...Qui peut croire que la France pourrait se mettre en défaut de paiement, ou qu' elle aurait le pouvoir de bouleverser les règles du jeu de la finance internationale de manière unilatérale ?

Mélenchon veut-il nous emmener dans une aventure à la Chavez où la pauvreté serait déclarée hors-la-loi, où l' Etat prendrait à sa charge et financerait toutes les nécessités basiques de chaque citoyen ?

De telles tentatives se sont soldées dans de nombreux pays par une situation économique catastrophique où c' est l' Etat lui-même qui a fini par sombrer dans la misère ( Le Vénézuela, par exemple, vit dans une situation très critique malgré les énormes richesses qui gisent dans son sous-sol).

Par ailleurs, augmenter la charge fiscale des contribuables dans une Europe, et dans un environnement international  non fiscalement harmonisé, doit avoir aussi ses limites, je suppose...

Je ne suis pas expert en économie, mais finalement, je me dis , de manière intuitive, qu' aucune de ses propositions économiques n' est de nature à résoudre réellement et de manière efficace nos difficultés actuelles.

Pire: je me dis que Mélenchon est peut-être dangereux...

Je me méfie toujours de ceux qui sous-entendent qu' une situation économique ne peut être pire que ce qu' elle est actuellement, car s' il y a bien une chose que l' histoire des peuples m' a enseigné c' est qu' une situation peut toujours se dégrader jusqu' à devenir chaotique.

Pourtant, je ne vous cacherai pas qu' il me plaît le candidat Mélenchon.

Je lui trouve une vraie ambition pour son pays et une volonté louable de ne pas se soumettre aux lois et au diktat des grands intérêts qui gouvernent le monde.Il y a chez lui une rébellion,une indignation, et une vision romantique d' un autre futur possible que je trouve saines et attirantes.

Ce qui ne me convaint pas, c' est la manière par laquelle il propose de parvenir à ses objectifs.

Il faut être romantique, et avoir de grandes ambitions pour créer un élan populaire qui va soutenir un grand projet de société, mais tout en restant très pragmatique,lucide, modeste et réaliste sur les moyens d' y parvenir.

 

Le programme de Jean-Luc Mélenchon expliqué en 5 minutes
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:49

Bonjour les amis,

Ça y' est ! La justice a tranché dans le cas de l' affaire NOOS !!!

 

Vous avez bien compris.L' infante Christine EST ABSOUTE !

Sa ligne de défense consistant à dire et à répéter qu' elle ne savait pas, qu' elle ne se souvenait plus a été finalement " payante".

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/article-l-infante-cristina-face-a-son-juge-je-ne-sais-pas-je-ne-me-rappelle-plus-122471236.html

Je ne peux commenter une décision de justice, alors je ne commenterai pas celle-ci.Je témoignerai simplement du fait que , ce matin, en salle des profs, lorsque nous avons appris cette décision qui n' a surpris personne, ça a été la grosse esclaffade.

Il y avait beaucoup de pffff dans l' assistance ! Pas de commentaires inutiles.On se comprenait sans mot dire ( et sans maudire non plus)...Tout était dans les regards  et dans le non-dit.Personne n' en pensait pas moins.

Les espagnols ont le sens de l' humour et de la dérision, et ne se faisaient guère d' illusion sur les probabilités qu' une infante d' Espagne puisse mettre les pieds en prison.

Certaines personnalités politiques de gauche comme Alberto Garzon ont fait des déclarations sur tweeter qui allaient dans le sens de la citation de Jean de La Fontaine:

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir.

Du côté de PODEMOS aussi, il y a eu des réactions qui allaient dans le même sens.

Les responsables de Izquierda Unida ( équivalent du front de gauche) ont émis un tweet très ironique où ils se disent " TRÈS SURPRIS PAR LA DECISION DE LA COUR ! "

Alors, il ne me reste plus qu' à vous passer la petite chanson de Mel Brooks qui avait cartonné dans les années 80.

It' s so good to be the King ! Ouh la la...

 

Yes.It's so good to be the king...or the princess !!!

Alors si vous croyez que l' Infante est toute joyeuse et qu' elle est en train de danser le quadrille ou de faire des claquettes, vous vous trompez car, selon son avocat, elle est très déçue que son mari aille en prison ( en espagnol, on dit qu' elle est " disgustada...").

Iñaki Urdangarin prend 6 ans au lieu des 19 ans requis par le procureur.

Bon j' arrête mon récit sur les déboires de ce jeune couple sympathique car je ne voudrai surtout pas prendre le risque de vous faire pleurer juste en début de week-end...

 

 

 

Selon que vous serez puissant ou misérable...
Selon que vous serez puissant ou misérable...

Pour terminer une une note positive et optimiste, je remets la petite chanson de Jeanne Moreau qui a su si bien inspirer l' infante...Pour elle tout est bien qui finit bien.

 

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:21

De retour de voyage à la Réunion François Fillon aurait déclaré:

" Ma candidature est un train lancé qui ne s' arrêtera pas...."

Une belle métaphore pour illustrer une froide détermination dont personne ne doute.

La petite phrase...

Mais les métaphores sont parfois dangereuses, ou à double tranchant, et certains internautes facétieux ont illustré celle de Fillon sur Facebook par une photo historique, euh....très explicite...et à laquelle n' avait pas pensé le candidat Républicain.

La petite phrase...

Bon, alors c' est clair cette fois-ci ?...
Ma candidature est un train lancé qui ne s' arrêtera pas, et que celui qui n' est pas d' accord descende ...!!!

Fillon aurait même pu ajouter la célèbre phrase de César franchissant le Rubicon:

ALEA JACTA EST ! Les dés sont jetés...

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Published by alea-jacta-est - dans politique Humour
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 09:42

Bonjour les amis,

Pour être tout à fait sincère je suis de très loin votre campagne présidentielle car j' ai de moins en moins de conviction sur la capacité réelle des présidents élus à influer de manière effective sur l' état du pays et de son économie.

Peut-être assiste t' on à la fin des grands hommes politiques du XX ème siècle et sommes-nous en train de vivre l' avènement des gestionnaires technocrates parfaitement interchangeables qu' ils soient de droite ou de gauche.

En attendant, le show médiatique bat son plein, et , parmi les singularités de cette campagne 2017, il faut noter la percée d' Emmanuel Macron qui a réussi sa campagne d' auto-promotion préparée  avant même sa démission du gouvernement.

La ficelle semblait grosse, très grosse, voire énorme, et pourtant ça semble marcher....Ça marche d' autant mieux que du côté des Républicains c' est un peu la débandade depuis les révélations du canard enchaîné et que, par ailleurs, la nature du corps électoral a horreur du vide.

Voici une vidéo de 18 minutes qui montre de quelle manière les meetings de Macron sont préparés pour manipuler les médias et l' opinion, pour créer une sensation factice de vague d' enthousiasme qui emporterait l' ensemble des français.

Evidemment, on pourra tous se gausser de ces manoeuvres grossières, vulgaires, qui nous mettent en gêne et qui créent une sensation de malaise.

Seulement voila: pour aussi grossières que nous paraissent ces manipulations d' opinion, force est de constater qu' elles sont efficaces et que ça marche.Il suffit pour s' en persuader de consulter les derniers sondages d' intentions de votes.

J' ai lu dernièrement que Natasha Polony affirmait que Macron était la réponse de la haute finance pour pallier à la débâcle de la classe politique qui a perdu tout crédit auprès de l'électorat.Une classe financière qui penserait qu' on n' est jamais aussi bien servi que par soi-même, et qu' au lieu d' aider des notables de Province confortablement installés dans leur château à défendre les intérêts du grand capital, il serait plus judicieux de mettre au pouvoir directement l' un des leurs, de préférence un banquier.

C' est une théorie qui aurait besoin d' un certain nombre d' éléments de preuve.Macron a su s' assurer des appuis aux plus hauts niveaux de l' appareil financier national et international, mais de là à affirmer qu' il en est directement l' émanation préméditée et occulte, il y a un pas.

Mais Polony a raison sur le fond: Macron est leur candidat ( que ce soit prémédité, ou pas, n' a pas vraiment d' importance).

Quoi qu' il en soit le grand show électoral a commencé, et celui de Macron me paraît du plus mauvais goût.

Pourtant moi j' aime bien les grands shows à l' américaine, mais les grands shows de Rock and Roll ou d' événements sportifs... pas quand il s' agit de meetings politiques.

Voici un titre d' Emerson, Lake and Palmer auquel me fait penser les prestations de Macron et des autres candidats de son genre.

WELCOME BACK MY FRIENDS TO THE SHOW THAT NEVER ENDS.

 

 

Elections présidentielles 2017.Welcome back my friends to the show that never ends !

Bienvenue mes amis, dans ce show qui n' en finit jamais, et qu' on nous ressert tous les 4 ans...cette farce de mauvais goût qu' on nous présente comme un noble exercice de notre démocratie.

Et l' occasion aussi pour nous de réécouter, au passage, la voix du regretté Greg Lake récemment disparu.

PS: Je ne mets pas tous les candidats dans le même panier bien sûr.Il paraît que Mélenchon organise des meetings avec des discours bien écrits et bien structurés ( comme savent le faire les bons profs...).

On ne sera pas pas toujours d' accord avec ses propositions mais il faut au moins lui reconnaître qu' il tente de nous de convaincre avec une série d' arguments qui parlent aussi à la raison, et pas seulement au coeur ou à l' imaginaire.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 23:02

Bonjour les amis,

Le fait de vivre en Espagne me permet souvent d' avoir des nouvelles d' Amérique latine, et le moins qu' on puisse dire c' est qu' elles ne sont pas folichonnes.

Je ne suis pas sûr que les gens en France se rendent compte à quel point la situation sociale est détériorée dans certains de ces pays, avec bien souvent des violences quotidiennes barbares et  insupportables, dignes des pires exactions d' ISIS.

Je prendrai juste 2 exemples de la semaine dernière: rien que deux.

Le Brésil d' abord.

Lisez l' article.Ça se passe de commentaires

 

Quand on pense que ce chaos règne dans un pays qui vient d' organiser des JO, c' est assez surréaliste.

Mon deuxième exemple provient du Mexique où l' Etat livre une véritable guerre aux narcos.Toutes les semaines il se passe des trucs insensés avec un nombre effroyable de victimes.

Allez sur cet article d' EL PAIS où il y a une vidéo où on voit un hélico de la marine mexicaine mener une action contre des trafiquants qui se soldera par 15 morts. Pas de blessés.Que des morts...

Les images sont impresionnantes.Ce sont des images de guerre au milieu de populations civiles dans un quartier résidentiel !!!

On a l' impression au debut du clip de voir un extrait de TERMINATOR, ou la fin du film SCARFACE de Brian de Palma ,mais non, c' est pas du cinoche.C' est notre monde réel en 2017.

Alors quand on voit ça,on ne peut s' empêcher d' essayer de savoir comment on a pu en arriver là.

Dans les années 60 , de nombreux pays sud-américains faisaient partie du groupe des non-alignés.Dans les années 70 ça n' allait pas si mal pour eux ( Mexique,Brésil, Vénézuela, etc...).On pouvait espérer un futur et un avenir plein de progrès dans ces pays qui théoriquement ont suffisamment de ressources pour pouvoir offrir une situation convenable à l' ensemble de leurs concitoyens .Et au lieu de ça, on se retrouve au XXI ème siècle avec toujours autant de misère, mais avec en prime, une violence à n' en plus finir et un vrai retour à la BARBARIE.

Aujourd' hui j' entends souvent parler à juste titre des situations instables au Moyen-Orient, de la guerre civile en Ukraine,etc... mais qui parle de l' Amérique latine ?

Il n' y a qu' en lisant la liste de conseils prodigués aux touristes étrangers dans les consulats qu' on se rend compte que la situation est très dangereuse.

Lisez donc ces petits conseils du gouvernement suisse pour leurs ressortissants qui veulent aller au Mexique,par exemple....des conseils à ne pas prendre à la rigolade car il n' y a pas que la guerre contre les narcos, il y a aussi les enlèvements pour obtenir une rançon...

 

Une partie importante du Monde est en train de vivre depuis deux décennies une véritable régression,une involution, avec un retour à des pratiques barbares, mais tout se passe comme si personne ne s' en rendait compte, ou comme si personne n' en parlait.

Alors, je ne dis pas que les journaux français devraient nous bombarder quotidiennement d' informations sanglantes au sujet de ces pays.Non, ce n' est pas mon propos mais de là à ignorer ce qu' il s' y passe il y a une marge.Chaque fois que je parle avec des amis français qui n' ont pas voyagé dans cette partie du monde, je me rends compte qu' ils ne savent rien...ou à peu près rien de ce qu' il s' y passe.

Cette violence dont on parle si peu...
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:42

Bonjour les amis,

Après la pluie de récompenses qui vient de tomber sur LA LA LAND de Damien Chazelle ( sans compter les 14 nominations aux Oscars ), il était difficile de résister davantage sans aller voir ce film.

Donc j' y suis allé, et force est de constater que la magie du grand cinéma américain opère toujours.

Ce film ne tient pas la comparaison avec certaines des grandes comédies musicales des années 50 si on s' en tient aux grandes choréographies millimétrées, à la perfection technique, et aux grands numéros époustouflants des acteurs-danseurs de l' époque mais le propos du réalisateur n' est pas de rivaliser avec ces grandes productions du passé.

Son film est plutôt un hommage  à ce cinéma qui nous a fait rêver et Damien Chazelle nous invite à chanter et à danser d' une manière naturelle et sensible en recréant un univers magique.

LA LA LAND...ou quand la magie d' Hollywood opère toujours !

Pour le reste, et par rapport à ce qu' on peut attendre d' une comédie musicale,tout y est.

- L' histoire entre ces deux personnages romantiques qui veulent réaliser chacun leurs rêves. Mia qui désire être actrice et Sébastien, talentueux  pianiste qui veut ouvrir une boîte de jazz qui remette à l' honneur ce genre musical.

- La musique du film , fondamentale dans une comédie musicale,qui emprunte beaucoup au Jazz.Elle est parfois très rythmée mais offre aussi des passages  très romantiques et nostalgiques.

- Le rythme.C' est le plus important dans une comédie musicale.Ne pas perdre le rythme, et c' est le cas dans ce film.On se laisse porter , au rythme des saisons, par les déboires, aléas et péripéties que traverse ce couple.

- Le charisme du couple formé par Emma Stone et Ryan Gosling. Ils sont tous les deux top classe.

- Le Cadre.La ville de Los Angeles est magnifiquement photographiée, avec ses ciels magiques et irréels,aux couleurs saturées.Son ambiance urbaine restylisée de manière romantique.On en redemande !

- La photo.Encore une fois c' est du grand art.Les couleurs dominantes et les lumières très travaillées.On pourrait extraire une grande photo de chaque scène.C' est un régal des sens.

LA LA LAND...ou quand la magie d' Hollywood opère toujours !

Bref, je suis bon public et je me suis laissé emporter avec délice par cette histoire très romantique, totalement séduit par le glamour des deux protagonistes.

Jusque là, tout allait très bien donc, mais je ne m' attendais pas à une surprise finale avec un élément narratif non conventionnel ( dont je ne peux parler).

Il y a à la fin du film une scène vraiment magique, magique, magique....une scène inoubliable, tout comme la scène des baisers de Cinéma Paradiso.

Une scène filmée avec virtuosité qui, à elle seule, mérite qu' on aille voir ce film.Une scène qui va vous parler à vous tous, et qui vous rejettera forcément à un moment ou à un autre de votre vie.

Je n' en dis pas plus !!!!

Cette scène, elle est GEANTE et elle restera dans l' histoire du cinéma !

Je suis sorti de la salle de cinéma avec les pieds qui ne touchaient plus vraiment le sol...Le charme d' Hollywood avait frappé encore une fois !

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 18:25

Bonjour les amis,

Suite à la lecture d' un article de Fatizo, je suis allé voir " Une journée dans la vie de Billy Lynn" d' Ang Lee.

Je vous engage à lire d' abord sa présentation du film et sa critique ci-dessous.

 

Alors, pour ma part, j' ai moi-aussi adoré ce film interprété de manière très juste et aussi très sensible.Un film qui nous montre bien tous les visages de l' Amérique: celle qu' on aime, et l' autre qui est toujours aussi cynique et arrogante.

Ang Lee nous montre aussi un pays qui a toujours besoin de renouveler et d' actualiser ses mythes fondateurs:

- La liberté

- Dieu est avec nous

- Nous apportons le bien

- Nos soldats sont de vaillants petits gars que le monde entier nous envie et qui sont prêts à laisser leur peau pour défendre notre liberté.

Lee dépeint aussi une  Amérique où les petites jeunes filles sexys et romantiques rêvent toujours de héros et de princes charmants.

Tout ça, c' est dans le film...et bien plus encore.Car Ang Lee sait aussi filmer les petites gens, les laissés pour compte, et ceux qui sont critiques avec le système et qui ne sont pas dupes des gros vilains mensonges de leurs dirigeants.

C' est un film très subtil, avec beaucoup de rôles secondaires psychologiquement bien travaillés, et qui joue sur une très large palette de sentiments.

Or j' ai lu dans la presse française quelques critiques négatives dont celle-ci du nouvel Obs.

Souvenirs d'héroïsme, incompréhension des civils, célébrité fatigante, sentiment d'absurde devant les fiestas organisées, tous les clichés sont là. C'est patriotard, assommant, interminable, à fuir. 

Alors, on peut penser ce qu' on veut, et toutes les opinions sont respectables, et à chacun son ressenti, comme on dit, mais il y a des choses qu' on n' a pas le droit d' écrire et qui sont à la limite de l' indécence.

Je comprends qu' un journaliste ne soit pas sensible à la critique sociale, et qu' il trouve à ce film un côté déjà-vu ( même si moi je n' ai encore vu aucun film qui parle de manière si juste, si nuancée et si sensible de la guerre d' Irak, mais passons...).

Je comprends qu' un critique puisse trouver le film assommant, interminable...Jusque -là c' est son point de vue ( qui est par ailleurs parfaitement le contraire du mien car j' ai trouvé cette histoire passionnante de bout en bout: ce jeune soldat projeté de manière médiatique face aux mille miroirs d' une société américaine qui va tenter de l' utiliser et de l' instrumentaliser, comme on dit maintenant).

Mais alors, il y a un adjectif que ce critique a utilisé qui ne passe VRAIMENT pas, et qui frise la calomnie...Il a écrit que le film était " patriotard", et là, faut pas charrier quand même, car s' il y a bien  des personnages patriotards dans le film, ce n' est que pour mieux les critiquer et les ridiculiser...

Là c' est le mot de trop !...

Enfin, qui il est-il ce sinistre journaliste pour oser affirmer que le film est à fuir ? C' est sans doute lui qui est à fuir !

D' ailleurs l' histoire risque davantage de retenir le nom d' Ang Lee que le sien.

Je ne m' attarderai pas davantage sur cette critique du nouvel Obs qui n' en vaut pas la peine. Il n' empêche que si je n' avais pas lu l' article de Fatizo je serai passé à côté de cette oeuvre qui m' a marqué.

Oui, elle m' a marqué car on y ressent avec beaucoup de peine et d' amertume de quelle manière un pouvoir politique est capable d' utiliser la candeur et la loyauté de sa jeunesse, de mettre son existence en péril, au mépris de la vérité et de la justice.

Oui, ce film m' a presque fait pleurer.Il m' a retourné les tripes.Et ce jeune soldat américain, et bien, on a vraiment envie de l' embrasser.C' est lui qui sauve l' âme de l' Amérique et l' honneur perdu de ses dirigeants.

 

"Un jour dans la vie de Billy Lynn" d' Ang Lee....Un chef d' oeuvre d' humanité !
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Published by alea-jacta-est - dans cinéma Ang Lee Irak Guerre
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