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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:23

Bonjour les amis,

Je vous ai déjà parlé de mes élèves qui déambulent comme des zombis dans les couloirs du lycée avec leur portable à la main.

Et, bien, ma soeur vient de m' envoyer un clip en anglais absolument génial qui résume tout !

Pas besoin de traduction !

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 10:36

Bonjour les amis,

Hier , je vous ai fait un petit topo sur  FRANTZ, le film de François Ozon qui parle d' amitiés et d' amours franco-allemandes.

J' ai été particulièrement sensible à cette histoire, et le film a provoqué un flash-back personnel, qui n'a rien à voir avec la première guerre mondiale, mais qui m' a replongé dans un épisode de ma vie affective...

C' était en 1981.Mitterrand venait d' être élu président et l' Europe entière s' interrogeait avec inquiétude sur son premier gouvernement dans lequel étaient entrés 6 ministres communistes ( j' étais moi-même affilié au PC à l' époque).

Je décide d' aller en Grande-Bretagne au mois de Juillet passer des vacances, avec une carte inter-rail qui me permettra de me déplacer librement, et gratuitement sur tout le territoire grand-breton.Mon idée c' était d' improviser mon voyage,sans route précise, et d' aller d' auberges de jeunesse en bed and breakfast, au gré de mes inspirations.

Donc, arrivé au mois de Juillet me voila embarqué vers la Grande -Bretagne.Premier arrêt à Londres où je passe deux ou trois jours et je décide ensuite d' aller vers l' Ecosse.

Dans le compartiment du train qui m' amène à Edimbourg, s' asseoit un jeune couple allemand.La jeune fille est très séduisante, de taille moyenne,au regard bleu clair,avec une jolie frimousse à la Claudia Schiffer, quelques tâches de rousseur,une chevelure blonde comme les blés coupée au carré, et des formes avantageuses et sensuelles qui ne pouvaient me laisser insensible.Une beauté très naturelle sans aucun artifice ni maquillage.

J' étais plongé dans la lecture de Perceval ou le conte du Graal.A l' époque le film EXCALIBUR de John Boorman triomphait sur tous les écrans et nous étions tous épris de légendes arthuriennes.

Pendant ma lecture, je sens que la jeune fille parle de moi en allemand à son ami qui semble approuver ce qu' elle dit.Puis, elle engage la conversation avec moi.Elle se présente.Elle s' appelle Petra, et son copain s' appelle Jürgen. Elle me demande si je suis en vacances, et puis, rapidement, au fil de la conversation elle me propose que nous découvrions Edimbourg ensemble tous les trois.J' accepte de bon gré l' invitation.

Dans les jours qui suivront, nous visiterons ensemble la ville et les alentours, irons dans les pubs ...On se raconte notre histoire personnelle, nos études, nos projets professionnels.

Nous parlons beaucoup de musique, de cinéma, de littérature, de politique avec la gauche qui vient d' arriver au pouvoir...J' apprends beaucoup de choses sur la culture allemande. Jürgen se sent obligé, à un moment donné de me parler de son père qui a été pilote dans l' aviation allemande durant la seconde guerre mondiale , ce qui lui a , entre autres, provoqué une surdité. Jürgen me dit que son père n' aime pas parler de cet épisode de sa vie.Je ressens parfaitement chez ce jeune couple l' envie de ne pas cacher, de ne pas occulter cet épisode obscur de l' histoire de leurs parents qu' ils se sentent obligés d' assumer.

Bien évidemment, au cours de nos conversations, je prends bien soin de leur faire comprendre que pour nous, il est hors de question de faire porter à la nouvelle génération allemande le poids des pêchés du nazisme.Et que, par ailleurs, nous ne confondons pas soldats allemands de la Wehrmacht et nazis.

Je me sentais très bien avec ce couple avec lequel s' était noué une sincère amitié. Seulement,il y avait un petit problème quand même.J' étais de plus en plus sous le charme de Petra qui était très séduisante, et je trouvais que la situation devenait de plus en plus fausse et  malsaine vis-à-vis de Jürgen.

Donc, je prends la décision de continuer le voyage seul vers les îles Orcades et de prendre congé de mes amis allemands.Nous échangeons nos adresses et nous promettons de maintenir le contact, une fois de retour à la maison.

Mon voyage continue donc sans eux.Je suis sous le charme de ces îles du Nord, et de l' immense sérénité et quiétude qui s' en dégagent.Je décide ensuite de redescendre l' Ecosse par la côte Ouest jusqu' à arriver à l' île de Sky où je fais de magnifiques balades en solitaire dans des paysages de montagnes.

Je prends la décision d' aller en Irlande, et quand j' arrive à la gare de Dublin... SURPRISE SURPRISE...J' entends la voix d' une fille qui crie mon prénom dans mon dos.

Je me retourne et qui vois-je ? Petra et Jürgen qui sont là également.

Alors là, les amis, j' aime autant vous dire que j' ai un vrai coup au coeur, et que j' y vois presque un signe du destin.

Nous n' avions convenu de rien, et nous nous retrouvons, PAR HASARD, dans un autre pays.

Nous nous congratulons de ces retrouvailles imprévues.Chacun raconte ce qu' il a vécu pendant la semaine antérieure, et puis nous reprenons naturellement notre voyage ensemble, et découvrons les mille et un trésors de l' Irlande et ses fabuleux paysages.

Nous ferons la traversée de retour en bateau vers l' Angleterre ensemble.Cela restera l' un des plus beaux souvenirs de ces vacances. Petra qui était rayonnante.Nous étions confortablement installés dans un salon du bar, avec vue sur une très belle mer, en dégustant du Whisky. Je me souviens même de la marque.C' était du Dimple.

C' était évident que je devenais de plus en plus amoureux de Petra, mais il était hors de question de trahir Jürgen, ou de le tenter.Ce mec était vraiment sympa, et la seule chose que je pouvais faire c' était de l' envier secrètement, sans rien en laisser paraître.

J' ai essayé de la jouer "classe"...

Nous nous sommes définitivement quittés quelques jours plus tard sur le quai de la gare à Calais.

Et puis, une fois de retour chez moi, je suis resté avec leur adresse sur ma table de chevet.

Je n'ai plus jamais repris contact avec eux.La raison en était simple.J' avais bien trop envie de revoir Petra qui s' était transformée, peu à peu, en mon idéal féminin...

Aujourd' hui, quand je repense à cette histoire j' ai envie de me donner des baffes.Comment peut-on être aussi sot !

Petra était une vraie petite princesse nordique.Elle m' enchantait, et c' est elle qui était venue vers moi.Que me fallait-il attendre de plus pour réagir ? 

Difficile de ne pas penser à ce que serait ma réaction si je revivais cette même situation mais avec mon état d' esprit actuel.Une chose est sûre.J' aurais peut-être respecté Jürgen mais je ne serais pas parti sans laisser un indice clair à Petra que mon coeur était libre, et qu' il ne tenait qu' à elle de s' en saisir.

Alors, pour revenir au film de François Ozon, il y a un moment-clé dans le film: une scène sur un quai de gare, où j' ai envie de baffer l' un des personnages...mais pour être complètement sincère, c' est moi-même que j' avais envie de baffer....quand moi aussi j' ai dit au revoir sur un quai de gare à Petra, sans oser lui envoyer un signal clair et pas équivoque.

Une histoire d' amour et d' amitié franco-allemande...
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:16

Bonjour les amis,

Comme d' habitude j' ai un petit métro de retard, et je viens de voir cette semaine " Frantz" de François Ozon.

Voici un bref résumé de l' argument dramatique.

Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

Ozon signe un film très académique, avec une reconstitution soignée de l' époque de l' immédiate après-première guerre mondiale,en utilisant de manière judicieuse le noir et blanc ( et en réservant l' usage de la couleur à certaines scènes).

Son film commence sur un mystère car on sent bien, dès le début, que le personnage d' Adrien n' est pas seulement qu' un ami de Frantz.

On se doute qu' il y a une situation fausse, ce qui génère un vrai malaise chez Adrien ( et aussi chez le spectateur).L' interprétation de Pierre Niney est assez époustouflante, tout en retenue, pleine de pudeur...Tout est dans le non-dit, dans le regard, dans les expressions. Ozon arrive à créer des ambiances tendues sans qu' il ne se passe pratiquement rien à l' écran.

Anna, la fiancée de Frantz essaie vainement de surmonter son deuil.Sa beauté suscite des convoitises dans le village. Paula Beer interprète avec beaucoup de justesse et de charisme la souffrance de cette jeune fiancée qui vient de perdre l' homme à qui elle s' était promise.Son visage rayonne et exprime à la fois la douleur,l' espoir et le désir de vivre.Elle est tout simplement sublime.

Dans la première partie du film, le spectateur souffre avec nos deux héros jusqu' à ce qu' Adrien finisse par libérer sa conscience.

Et à partir de ce moment-là,on quitte l' Allemagne et on revient en France où  le film s' engage dans une direction qui désoriente et intrigue le spectateur.

Adrien, sans le vouloir, a inversé une situation psychologique.Adrien est à la fois artiste, poète, et pacifiste tout comme Frantz l' était et il s' est produit une forme de transfert dont sera victime Anna.

Finalement c' est elle, Anna, la grande héroïne du film, elle qui va connaître deux grandes histoires d' amour complètement frustrées.

Quand le film se termine, on ressent un profond sentiment de déchirement...On est bouleversé.

Revenons à la facture de ce film.

Ozon a eu la bonne idée de faire des dialogues en allemand quand le film se déroule en  Allemagne , et en français lorsqu' il se déroule en France.C' est parfait et ça nous plonge de manière authentique dans chacun de ces deux pays.Au début du film, je trouvais que les dialogues allemands sonnaient un peu faux, froids et artificiels, mais ça s' arrange très vite dès que les liens entre Adrien et la famille de Frantz se resserrent.

Je n' insisterai pas sur les péripéties, et sur les autres personnages du film.

"Frantz" nous replonge dans une époque absurde de xénophobie, de patriotisme exacerbé,débile et criminel...

Le film dénonce les mensonges et les responsabilités des générations plus âgées qui ont envoyé leurs propres enfants à la grande boucherie.Mais tout ça, on le savait déjà...

Le film nous interpelle également sur le fait que deux pays qui sont culturellement si proches,  et qui ont tant de richesses artistiques à partager en sont venus à s' entre déchirer en sacrifiant leur jeunesse de la manière la plus absurde.

Mais ce qui émeut vraiment dans ce film c' est le personnage d'  Anna.C' est un magnifique rôle féminin qu' Ozon a offert à Paula Beer.

Anna, victime de la bêtise et de la barbarie humaine qui l' amputent de l' amour de sa vie...Anna qui se reprojette avec Adrien qui ne se rend pas compte qu' il est en train de provoquer des sentiments qui lui échappent.

Cette partie-là du film est la plus réussie de mon point de vue et nous rappelle des épisodes que nous avons tous vécu ou dont nous avons tous été témoin.

En effet, parfois, certaines personnes agissent comme Adrien,sont prostrées au fond de  leurs affres,ne voient plus qu' elles-mêmes, essaient de résoudre leurs graves dilemmes personnels et ne se rendent pas compte qu' elles sont en train de provoquer des bouleversements dans la  vie des autres.

Anna,c' est une héroïne magnifique,sensible,élégante,féminine,pudique,courageuse,forte et fragile,rayonnante,aimante,délicate et si belle ...C' est un personnage qui marque.C' est Anna qui permet à ce film d' être un grand film et qui lui donne un véritable souffle romantique.

 

 

 

 

 

A propos de "Frantz" de François Ozon
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 23:19

Bonjour les amis,

Aujourd' hui je vous propose juste une récréation musicale,une petite bouffée d' oxygène pur....pur blues. 

C' est un papa ( Dave Crosby) qui accompagne à la guitare sa petite fille de 4 ans Claire Ryann.

Et ça donne ça:

 

Très attendrissant ce petit duo...et si cool .

Notez au passage que cette chanson est extrêmement difficile à interpréter et que la petite Claire s' en tire avec les honneurs et qu' elle sait aussi chanter avec ses tripes !

Voici la version originale de Randy Newman:You've got a friend in me

 

Voci la version qu' on entend dans le film TOY STORY

Mais revenons à ce petit duo qui m' a mis de bonne humeur: c' est aussi l' occasion de rappeler que de très nombreux artistes ont reçu une initiation musicale très tôt dans leur vie de la part de leurs parents.Par exemple, rien qu' en entendant leur maman chanter...

PS: Difficile de ne pas penser à moi-même, en voyant ce duo d' un père avec sa fille... quand je prenais ma guitare il y a 23 ans pour chanter A Nottingham avec ma fille.Ça a été une de ces petites satisfactions paternelles que l' on n' oublie pas.

Dommage que je n' aie pas de petite vidéo souvenir...

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 11:25

Bonjour les amis,

Alors que le parti socialiste va célébrer ses primaires dans une atmosphère de déni des problèmes de cohabitation sociale provoquées par les exigences archaïques, rétrogrades et antiégalitaires de certaines populations issues de l' immigration, des voix comme celle de Céline Pina s' élèvent et interpellent certains des  candidats.

Demandez à un étranger de résumer la France en 3 mots.Il vous répondra:

Liberté, égalité et fraternité.

Alors Mille fois merci à Madame Pina pour défendre sans concessions ces trois piliers sacrés de notre République sans lesquels la France ne serait plus la France...et une démocratie ne serait plus tout à fait une démocratie.

Ne reste plus qu' à espérer que le peuple de " gôche" qui va voter à ces primaires fiche une raclée à ces candidats qui jouent avec les valeurs sacrées de la République en espérant en retirer des dividendes politiques...

Ces voix qui s' élèvent et que la gauche bien pensante ne veut pas entendre...
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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:02

Bonjour les amis,

Vous connaissez tous l' expression italienne "Traduttore, traditore" signifiant littéralement "traducteur, traître" ou " traduire, c' est trahir".

Cette expression est devenue de plus en plus vraie avec l' usage des traducteurs informatiques automatiques qui produisent souvent des textes incohérents dont on ne comprend plus s' ils nous disent une chose ou exactement son contraire.

Traduttore, traditore...

Vous avez tous bataillé au moins une fois dans votre vie avec une notice explicative de mise en route d' appareil electro-ménager, mal traduite en français, avec plein d' erreurs, pour finalement retourner au texte anglais pour pouvoir mettre en marche le maudit appareil en question.

Alors je vous ai préparé pour aujourd' hui une petite sélection d' erreurs de traduction ( toutes authentiques...).

Commençons par la notice explicative de montage d' une tente.

Traduttore, traditore...

A la  3 ème et dernière étape du montage, vous êtes FINI...Vous voilà prévenus !

Le constructeur de la tente déclinera toute responsabilité.

Voici maintenant une petite mise en garde dans un parc d' attraction rédigée en catalan, en espagnol, en anglais...et puis en français.

 

 

 

 

Traduttore, traditore...

Là , en fait c' est pas clair.Ces demoiselles ne sauront plus s' il s' agit d' une mise en garde, d' une autorisation ou d' une hypothétique promesse...

Je continue avec un sachet de riz cette fois-ci

Traduttore, traditore...

Alors,si même la cacahuète est contente, le client ne peut être que rassuré...aucune maltraitance des arachides ! Bravo...les producteurs de foie gras devraient s' en inspirer.

Continuons avec des billes odorantes taïwannaises

Traduttore, traditore...

Alors il ne faut surtout pas les ANALER...Bin, oui, c' est pas fait pour ça !

Même si certains clients aimeraient que toutes les parties de leur corps sentent bon ou exotique...

Voici maintenant des chewing-gums

Traduttore, traditore...

Alors la saveur de Canadienne, ça intrigue quand même...Moi qui n' en connais pas le goût, je serais plutôt de nature à me laisser tenter !...Une saveur à la Carole Laure par exemple, ça doit être pas mal quand même.

Mais je laisse le meilleur pour la fin avec cet étiquetage de fraises.

Traduttore, traditore...

Alors là, ils font fort quand même.Après les fraises transgéniques, voici les fraises qui ont un goût de baise sauvage ! Enfin des fruits aphrodisiaques sur le marché...

A mon avis, Nicholson a dû goûter de telles fraises avant de tourner cette scène mythique avec Jessica Lange sur la table de cuisine.En fait, ils ont probablement dû en manger tous les deux.

Voici un petit article au sujet de cette erreur d' étiquetage sur le lien ci-dessous.

Bon, vous voilà prévenues les filles.Si votre copain vous invite à un souper en tête-à-tête et qu' il a préparé avec soin une petite tarte aux fraises en guise de dessert, vous savez à quoi vous en tenir sur ses intentions.

 

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Published by alea-jacta-est - dans humour traduction traducteur
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 13:00

Bonjour les amis,

Ce matin nous nous sommes levés, et surprise surprise, il neigeait....de manière abondante avec de gros flocons !

Mon village se situe près du littoral méditerranéen  et il n' avait pas neigé depuis 33 ans !

Oui, vous m' avez bien lu: DEPUIS 33 ANS !

Alors je vous propose quelques photos de mon village et de villes environnantes qui datent toutes d' aujourd' hui pour une journée qui restera mémorable pour nous.

 

D' un seul coup, la neige...
D' un seul coup, la neige...
D' un seul coup, la neige...
D' un seul coup, la neige...
D' un seul coup, la neige...
D' un seul coup, la neige...

Le Montgo qui est notre kilimandjaro à nous, sous la neige...

D' un seul coup, la neige...

Image peu habituelle de palmiers sous la neige

D' un seul coup, la neige...

Alors, un oranger enneigé ça donne ça...

D' un seul coup, la neige...

Moi j' étais content bien sûr et tout autour de moi c' était la joie et l' enthousiasme.Les voisins qui sortaient ce matin dans la rue avec leurs enfants alors qu' il faisait encore nuit pour ne rien perdre du spectacle.

Et puis,je pensais avec émotion qu' aujourd' hui  tous les gamins de la région allaient savoir ce que c' est qu' une vraie belle bataille de boules de neige.

Voila une année 2017 qui commence bien, et de manière réjouissante avec un vrai hiver...

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 17:20

Bonjour les amis,

Cet article est la suite de celui que j' avais consacré au film " Mademoiselle " de Park Chan-Wook.

Alors, comme vous le savez si vous avez lu mon premier article, ce film m' a tellement emballé que je me suis procuré le roman de Sarah Waters pour me replonger au coeur des relations troubles et tendues entre la maîtresse et la servante.

Il faut quand même préciser que si le début de l' histoire du film est assez fidèle à celle du roman dans la première partie, il n' en va plus du tout de même par la suite.

Dans le roman de Sarah Waters,l' intrigue se complique avec plein de rebondissements, de révélations et des personnages complètement secondaires qui font leur réapparition et dont on apprend par la suite qu' ils sont à l' origine de toute l' histoire. Complots, enlèvements, trahisons, etc...

Cela tient à la fois du feuilleton populaire dans la tradition des Mystères de Paris d' Eugène Sue auquel Sarah Waters a adjoint des éléments littéraires plus modernes ( amours saphiques,psychologie trouble et bien travaillée de la maîtresse, etc...).Un pavé de plus de 700 pages bien serrées...

 

Mais, malgré les qualités indéniables du récit de Waters,Il faut bien reconnaître que le roman souvent triste et terne n' atteint JAMAIS la dimension éblouissante, et onirique du film.

D' habitude c' est le contraire qui se produit, à savoir que des chefs-d' oeuvres de la littérature donnent lieu à des adaptations cinématographiques très médiocres,mais dans le cas présent, l' adaptation filmée s' envole très haut et laisse loin derrière l' oeuvre originale qui fait finalement pâle figure à côté.

Park Chan-Wook a eu la très bonne idée de retravailler l' histoire et de la resserrer autour du quatuor formé par la maîtresse, la servante, l' oncle pervers et l' amant escroc.

On ne se perd pas en péripéties inutiles, et tout se centre bien autour des relations fausses et ambigües entre ces quatre personnages.

Par ailleurs, l' esthétique grandiose et raffinée de son film, la profonde sensualité de certaines scènes donnent à son oeuvre un caractère flamboyant, onirique, un souffle qui est sans commune mesure avec celui de l' oeuvre originale.Le film apporte davantage de beauté, de poésie, d' imagination et de rêve.

Park Chan-Wook me fait penser à ces grands compositeurs comme Mozart ou Rossini qui ont écrit des chefs-d' oeuvres,des opéras éblouissants, en s' inspirant de livrets qui, à la base, étaient très moyens.

Le roman original de Waters est un bon feuilleton, plutôt bien écrit, tandis que l' adaptation filmée est une oeuvre ambitieuse et sublime, de grande envergure, et qui marque profondément les esprits.

En fait, en lisant le roman je me suis rendu compte à quel point le film de Chan-Wook est un pur chef-d' oeuvre.C'est un véritable opéra !

La façon avec laquelle Park Chan-Wook a transcendé et sublimé un roman est suffisemment rare pour être soulignée et pour réattirer votre attention sur son film, sans doute le meilleur de 2016.

 

" Mademoiselle" de Park Chan-Wook...ou quand le cinéma sublime et transcende l' art romanesque
" Mademoiselle" de Park Chan-Wook...ou quand le cinéma sublime et transcende l' art romanesque
" Mademoiselle" de Park Chan-Wook...ou quand le cinéma sublime et transcende l' art romanesque
" Mademoiselle" de Park Chan-Wook...ou quand le cinéma sublime et transcende l' art romanesque

PS nº 1 .

Alors, des adaptations supérieures à l' original il y en a eu d' autres au cinéma, dont une que j' adore.

Charlie et la chocolaterie.

Cette fois-ci c' est Tim Burton qui à partir d' un beau conte de Noël de Roald Dahl a tiré un film plein d' inventivité et de richesses esthétiques.Là, encore le film va bien plus loin que le simple roman.Il le transcende complètement...C' est magique, génial, drôle, raffraichissant, très kitsch et flamboyant !

" Mademoiselle" de Park Chan-Wook...ou quand le cinéma sublime et transcende l' art romanesque

PS nº 2.

Juste pour rire, j' aurais une proposition à faire à Park Chan-Wook .

Qu' il nous fasse une suite un peu trash des aventures de Blanche-Neige et les 7 nains de Walt Disney.

Ça pourrait ressembler à ça....lol !

" Mademoiselle" de Park Chan-Wook...ou quand le cinéma sublime et transcende l' art romanesque
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:43

Bonjour les amis,

Je viens de voir The Birth of a Nation le film de Nate Parker, après avoir pris connaissance de cet article de notre ami Fatizo que je vous invite à lire ci-dessous.

"The Birth of a Nation" de Nate Parker...lourd de chez lourd....

Je suis assez d' accord avec les très sérieuses réserves émises par Fatizo, et je vais juste en confirmer certaines et ajouter un certain nombre de remarques personnelles.

Parlons du thème d' abord.

Alors là, comme disent les espagnols, " llueve sobre mojado"...il pleut sur un sol déjà mouillé ( et donc saturé).En effet, des films qui dénoncent l' esclavage des afro-américains, on en a déjà vu plusieurs ces derniers temps dont les fameux 12 ans d' esclavage ou Django ( excellents tous les deux).

Je ne veux pas dire par là que la coupe est un peu pleine mais on est, à la base, un peu saturé...avec l' impression qu' on a affaire à un cinéma qui commence à tourner en rond et qui réactive aussi de vieilles rancoeurs ( même si elles sont parfaitement légitimes).

Mais revenons au film de Parker.

C' est lui-même qui a tenu à interpréter le rôle, et là, il est difficile de ne pas y voir une forme de narcissisme et d' égolâtrie, en se mettant en scène lui-même en victime sacrificielle du colonialisme monstrueux des blancs.On sent qu' il est bien trop heureux d' endosser ce rôle qui lui permet de se mettre en valeur et de projeter à l' écran une rage qu' il porte en lui-même ( tout en se protégeant derrière l' alibi de l' acteur qui interprète un personnage).Il traite les événements qu' il relate comme si il avait un compte personnel à régler et qu' il voulait lui-même cracher sa rage et venger ses ancêtres.

N.B: Autant vous avertir tout de suite que sur la version française, ils ont eu l' idée saugrenue de faire appel au rappeur Abd Al Malik pour doubler la voix de Parker, et malheureusement ça s' entend !!! On a envie d' éclater de rire dés qu' on entend notre Nate Turner qui semble sorti d' un quartier de Saint-Ouen ou de Saint-Denis...Tout simplement ridicule d' affubler d' un tel accent un noir-américain du XIX ème siècle ! Turner qui parle comme un rappeur parigot ou comme Jawad, vous vous souvenez, le mec qui voulait rendre service ! Ça ne passe pas du tout !...mais vraiment pas ! Tout aussi ridicule qui si Turner parlait avec l' accent québécois.Je vous conseille donc très vivement de voir le film en VOST.

Bon, revenons à Nate Parker qui en fait des tonnes, qui tire sur la corde mélo à fond, qui rajoute des épisodes qu' il invente (comme le  viol de l' épouse de Turner) pour rendre le personnage encore plus pathétique.

Rien ne nous est épargné...du sang, de la sueur, beaucoup de souffrances et des larmes !

Là, il faut être clair.Je ne dis pas que ce qui est dénoncé ne s' est pas produit.Je n' en doute pas une seule seconde...Simplement, cette complaisance de la caméra, qui s' attarde, qui se repaît du sadisme des Blancs, et bien on sature un peu...Et après avoir vu 12 ans d' esclavage, on a envie de s' exclamer:

" Ok Coco...Tu nous sers autre chose parce que celle-là on nous l' a déjà faite, et plutôt mieux que toi..."

Alors, il y a quand même un aspect original à cette histoire qui mérite d' être connue.C' est que le héros se croit guidé par Dieu, et qu' il trouve dans la Bible des passages qui vont justifier ses expéditions punitives sanglantes.On a affaire à un Spartacus sanguinaire qui brandit la Bible ! Pas banal !

Donc notre héros se convertit peu à peu en un illuminé...Et partir de là, le spectateur décroche.Il n' y a plus vraiment d' empathie avec Nate Turner.On comprend bien son désir de vengeance par rapport à toutes les horreurs qu' il a subies,  sa soif de liberté aussi, et son désir de s' affranchir définitivement du joug imposé par les blancs, mais on ne s' identifie plus du tout à la manière à la fois religieusement dévoyée et très violente qu' il a d' orienter sa révolte.

Du coup, on l' observe un peu comme une curiosité historique atypique pendant que notre Nate Parker,lui, continue de croire en son héros, et continue  de l' interpréter en en faisant des tonnes...jusqu' à une scène finale dont le symbolisme simpliste prête ( malheureusement) à rire.

On aborde la dernière demi-heure du film dans une ambiance de boucherie pleine d' hémoglobine avec une folle envie que ça finisse vite...pendant que Nate Parker, lui, continue de se prendre pour un nouveau messie noir recrucifié ( ici, il est plutôt pendu...avec, encore une fois, une caméra qui s' attarde très très lourdement sur la pendaison filmée au ralenti).

Alors, on ne peut s' empêcher de se demander où Nate Parker  a voulu en venir avec son film.

Dénoncer les horreurs de l' esclavagisme ? Ok, mais ça a été fait avant lui et plutôt mieux que lui...

Cette histoire de prophète qui croit trouver dans la Bible une justification à ses expéditions punitives, quel message porte t' elle ?...Bin,aucune lecture moderne n' est satisfaisante...Les terroristes d' aujourd' hui justement s' inspirent de certains de textes sacrés pour faire couler le sang de manière complètement absurde...

Par ailleurs, si le désir de témoigner d' épisodes réels qui se sont malheureusement produits est LOUABLE ( le fameux DEVOIR DE MÉMOIRE), il y a dans le traitement cinématographique manichéen de Parker comme un désir de réalimenter chez les jeunes le traumatisme créé par l' esclavage.

C' est le genre de film MALSAIN à créer des syndromes post-traumatiques.Vous savez, comme les enfants de juifs qui n' ont pas connu la déportation mais qui l' ont revécu à travers les témoignages de parents.Parker est-il victime lui-même de ce type de syndrome ? On peut se poser la question...

Donc devoir de mémoire OUI...réactiver les rancoeurs inter-ethniques, NON...

Et avec Nate Parker, je suis dans le flou...J' ai du mal à le situer.Il remercie dans le générique de fin du film Spike Lee qui est lui-aussi un metteur en scène ( arrogant, surcoté et suffisant) aux motivations ambigües.

Le film 12 ans d' esclavage n' est pas spécialement complaisant avec les Blancs mais il passe bien. On accepte ce portrait peu flatteur pour nous,mais avec The Birth of a Nation ça coince...Too much is too much!

Moi, j' ai déjà entendu des afro-américains qui disent en avoir marre de ces jeunes artistes noirs révoltés et rebelles qui veulent tout le temps relancer un peu la bagarre comme à l' époque des Blacks Panthers et qui disent qu' il faut savoir aussi tourner la page à un moment donné et regarder l' avenir ensemble.

Alors, pour ne pas tirer davantage sur l' ambulance, reconnaissons quelques qualités à ce film.

1. Il relate des faits historiques qu' il est toujours bon de connaître.L' un des moments VRAIMENT forts du film  est la répression qui a suivi les équipées sanguinaires de Turner, avec des exécutions sommaires et des arbres aux pendus un peu partout dans le pays.Très bien filmé en utilisant la chanson de Billie Holliday " Strange fruits" dont je vous ai déjà parlé...Rien que pour ce passage  le film mérite d' être vu.

2. Les paysages du Sud avec de magnifiques eucalyptus baignés dans une douce lumière sont somptueux et les décors sont très réalistes et très soignés.On y est et on se sent vraiment plongé dans le Sud profond...

3. Une superbe photo...merci au directeur de la photographie qui m' a permis de ne pas trop me faire c...Il y a une très belle photo, entre autres, le soir de la nuit de noces avec la femme de Turner qui est très belle.

4. Certains personnages secondaires sont intéressants.Tous les Blancs ne sont pas mis dans le même panier.Le maître de Nate Turner est un personnage humain, nuancé, qui sombre peu à peu dans la dépression et l' alcool...La mère du maître aussi apporte une touche d' humanité chez les Blancs.

Le régisseur noir qui s' oppose à la folie de Turner amène un peu de bon sens .

Ce film aurait pu être un grand film si Parker n' avait pas voulu être aussi démonstratif, aussi prévisible, aussi conventionnel.A vouloir en faire trop, et sans aucune finesse,son projet perd beaucoup de son impact.

Rappelons la phrase de Kurosawa à qui un journaliste lui demandait quel était le message de son dernier film, et qui avait répondu:

" Quand je veux faire passer un message je fais appel au facteur..."

Et oui, le cinéma c' est de l'art avant tout, et trop d' intentions directes et démonstratives peuvent le tuer...ou le rendre si prévisible qu' il en devient ridicule ou ennuyeux.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 21:49

Bonjour les amis,

Vous avez tous vu la première conférence de presse surréaliste du nouveau président des Etats-Unis Donald Trump.

 

Alors là, on peut se dire que ça commence très fort, avec un président qui continue de se comporter comme s' il était toujours en campagne, et qui n' a pas encore endossé son rôle de premier représentant de TOUS les américains.

Trump continue de faire du Trump.

Il disqualifie certains journalistes, les insulte, les menace...au lieu de répondre à leurs questions et de dissiper les doutes.

Certains médias sont qualifiés de " tas d' ordures sur le déclin

qui vont payer les conséquences de leurs affirmations "

Et oui, vous ne rêvez pas, c' est l' actuel président de la plus grande puissance mondiale qui parle de cette manière.On a eu droit à un DONALD TRUMP ON FIRE !

Ensuite, il s' est livré à un petit exercice de mégalomanie auquel il nous a déjà habitué mais qui devient inquiétant maintenant qu' il est au pouvoir,...

Il a affirmé:

Je serai le plus grand créateur d' emplois que Dieu ait jamais créé...

Rien que ça !

Il a confirmé la mise en route du chantier du Mur avec le Mexique, et réinsisté sur le fait que ce sont les mexicains qui devront payer...Je n' ose imaginer à quel point de tels propos vont être ressentis de manière humiliante par les mexicains.Leur ex-président Vicente Fox a encore répété la semaine dernière sur tweet que ce mur était un "monument raciste" et que son pays ne paierait jamais pour ce " p..... de mur", selon ses propres termes inhabituellement fort peu diplomatiques.Notez au passage que lorsqu' un président se livre à des propos vulgaires et outranciers, il y a comme un effet de contagion y compris chez ses adversaires !

Ça y' est ! Là on peut dire qu' on est au coeur du nouveau gros problème posé par l' élection de Trump.

Certains croyaient qu' il adoucirait son discours et ses rapports avec ses adversaires une fois qu' il serait au pouvoir mais il n' en est rien.

Trump entend mener son mandat de Président non pas comme un représentant élu d' abord soucieux de faire participer l' ensemble de tous ses concitoyens à son projet économique mais comme un chef d' entreprise mégalomane qui part à l' abordage de la société toute entière en comptant sur les énormes  pouvoirs qui sont maintenant les siens.

Ce mec fait vraiment peur...très peur...Là, on rigole plus.

Et vous savez ce que je me suis dit, les amis ?

 Quelque chose me dit, alors que Trump doit seulement prendre son investiture le 20 Janvier prochain, qu' il ne terminera pas son mandat.

Je ne connais pas bien les lois américaines, et les conditions qu' il faut réunir pour qu' il y ait impeachment, mais une petite voix  me dit, après avoir entendu une partie de cette conférence de presse, que Trump va y avoir droit...pas tout de suite bien sûr...mais tenir 4 ans de cette manière, en alimentant tant de tensions dans tous les sens,ça paraît assez irréaliste !

En attendant la farce tragi-comique ne fait que commencer.

The Trump's show is going on....!!!

 

 

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Published by alea-jacta-est - dans Etats-Unis Trump politique
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