Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 16:06

Bonjour les amis,

Hier se sont terminées les fêtes de mon village qui ont duré une dizaine de jours.

Les fêtes espagnoles évoluent avec leur temps, et chaque année on constate des petits changements par rapport aux éditions précédentes , même si le principe organisationnel reste immuable.

Ce qui est immuable ce sont les penyas, ces groupes d' amis qui vivent ensemble dans des locaux proches les uns des autres, ouverts au public, près des arènes et qui se retrouvent en fin d' après-midi jusque très tard dans la nuit pour partager repas, boissons, musiques, etc...

Il y a un calendrier des fêtes édité par la mairie avec les activités et les horaires des manifestations de chaque jour.Jeux, rallyes, concours, animations, etc...

En général, à 20 h 15 il y a les premières entrées de vachettes et de taureaux dans les arènes.

Vers 22 h les penyas se retrouvent pour souper ensemble à l' air libre au rythme de musiques et de bandas qui animent la soirée.

Vers 1 h du matin commence un bal qui termine vers 5 ou 6 heures du matin...

Vers 6 ou 7 heures les petits jeunes rentrent se coucher...

Hier le thermomètre a joué avec les 40º dans la journée, et vous comprenez donc bien pourquoi l' essentiel des festivités se déroule durant la nuit...

.

.

Parmi les changements que l' on a pu noter cette année, il y a le fait que les spectacles de taureaux fuego ont été supprimés car la corporation municipale considère, à juste titre, que les torches installées sur les cornes de l' animal le font souffrir.

Donc jeux avec les animaux oui, mais en évitant de les faire souffrir ( même s' il est évident que l' animal ne s' amuse pas du tout, son intégrité physique n' est pas mise en danger).

Par ailleurs, l' organisation a décidé cette année de proposer tous les soirs un mini- concert installé sur un petit podium près des arènes entre 21h et 22h30.

Hier un petit groupe nommé Los cabriolets m' a permis de passer vraiment un excellent moment au rythme de morceaux des Rollings, des Beatles, de Led Zep, de Police, de Queen, U2,etc...

Jours de fêtes...
Je suis sur cette photo devant à droite en T-shirt orange, le visage parfaitement caché par un monsieur en T-shirt blanc...

Je suis sur cette photo devant à droite en T-shirt orange, le visage parfaitement caché par un monsieur en T-shirt blanc...

Jours de fêtes...
Jours de fêtes...

Les photos ci-dessus correspondent au concert d' hier soir mais je n' ai pas d' enregistrements vidéos des morceaux qu' ils ont joué .

J' ai donc repêchè sur youtube certaines de leurs prestations antérieures.

J' en profite pour vous présenter les musiciens:

TOM WINDRIF: voz / batería
MARCE PESOA: voz / bajo / guitarra /
MATTHIAS COBLENZER: guitarra / bajo / coros

Vous dire qu' ils ne sont que 3 : il n' y a pas de 2 ème guitare rythmique mais ils assurent quand même très bien.

J' ai surtout adoré la voix de leur chanteur, celui qui joue de la batterie, TOM WINDRIF...je l' ai trouvé vraiment super.

Et hier soir quand il a chanté le Rock and Roll de Led Zep, votre serviteur a pris un pied d' enfer...

Vive les fêtes de mon petit village...Visca Sant Jaume...

Jours de fêtes...
Jours de fêtes...
Jours de fêtes...
Jours de fêtes...
Repost 0
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 12:21

Bonjour les amis,

L émergence du phénomène Donald Trump aux Etats-Unis reste pour moi en partie mystérieux.Je m' explique certaines choses mais pas tout...comment un personnage démago et vulgaire au discours aussi délirant peut-il arriver aussi loin ?

Je comprends mais sans vraiment comprendre...même si je sais qu' une partie importante de l' électorat américain a un niveau culturel au ras des pâquerettes, l' ascension irrésistible de ce sinistre bouffon me laisse plus que perplexe.

Voici un article de Michael Moore, assez instructif et qui apporte certains éléments de réponse pour les gens comme moi qui ne comprennent pas vraiment.

Repost 0
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 10:15

Bonjour les amis,

J' ai essayé de remettre la main sur un article que j' avais édité sur le post mais je l' avais supprimé sans en garder une copie.

Alors je vous propose une version reactualisée en 2016 de ce jeu dont je vous rappelle la règle:

.

« Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ? » est une question, et un ensemble de réponses humoristiques, d'origine britannique. Chaque réponse explique les raisons qui poussent le poulet à se rendre de l'autre côté, selon le point de vue de la personne répondant à la question.

La scène: un poulet au bord d´une route. Il traverse

La question: Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

Voici certaines réponses déjà connues:

RENÉ DESCARTES : Pour aller de l´autre côté.

PLATON : Pour son bien. De l´autre côté est le Vrai.

ARISTOTE : C´est la nature du poulet de traverser les routes.

KARL MARX : C´était historiquement inévitable.

CAPITAINE JAMES T. COOK : Pour aller là où aucun autre poulet n´était allé auparavant.

HIPPOCRATE : En raison d´un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING JR. : J´ai la vision d´un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : " Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

RICHARD M. NIXON : Le poulet n´a pas traversé la route, je répète, le poulet n´a JAMAIS traversé la route.

NICOLAS MACHIAVEL : L´événement important c´est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu´il soit.

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d´insécurité sexuelle latente.

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...

OUSSAMA BEN LADEN : Spice di poulasse ! !

EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route
qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.

ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit
de son ombre derrière le mur.

JEAN-PIERRE FOUCAULT : Est-ce que c’est votre dernière traversée , poulet ?

JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n´a pas encore traversé la route, mais le
gouvernement y travaille.

JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de
passer.

NIKOS ALIAGAS : Le poulet a traversé la route avec 67% des voix ! !

NELSON MONTFORT : J´ai à côté de moi l´extraordinaire poulet qui a réussi le
formidable exploit de traverser cette superbe route: " Why did you cross the
road ? " " Cot cot ! " " eh bien il dit qu´il est extrêmement fier d´avoir réussi ce
challenge, ce défi, cet exploit. C´était une traversée très dure, mais il s´est
accroché, et..."

JOEY STARR : Bah le let-pou il a traversé passsssssssque sur l’autre toir-tro c’est beaucoup plus intéressant ! !!

RICHARD VIRENQUE : C´était pas un lapin ?

ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH ! !!!!!

KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu´il sait qu´il la
traverse, tu vois la route c´est sa vie et sa mort, la route c´est Dieu c´est tout le
potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans
Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec
tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c´est beau !

FORREST GUMP : Cours poulet cours ! ! !

NICOLAS SARKOZY : Le poulet a traversé la route car il ne voulait pas rester là où il était .

STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la
scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n´avoir pas empêché cet acte
subversif.

GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute
impunité malgré les résolutions de l´ONU représente un affront à la démocratie, à
la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà
bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d´assurer la paix dans cette
région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de
plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis
d´Amérique a décidé d´envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers, 154 croiseurs,
appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront
pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d´éliminer toute trace de vie
dans les poulaillers à 5000 km à la ronde, puis de s´assurer par des tirs de missiles
biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit
à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous
avons décidé qu´ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre
gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en
vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l´ambassadeur des
Etats Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du
contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que
les habitants locaux bénéficieront d´un tarif préférentiel sur une partie de cette
production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de
justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet
ne tentera de traverser la route pour la bonne raison, qu´il n´y aura plus de routes,
et que les poulets n´aurons plus de pattes.
Que Dieu bénisse l´Amérique!

BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

GALILÉE : Et pourtant, il traverse.

CANTONNA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut, il les traverse.

CHARLES DE GAULES : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n´a pas encore travers l' autoroute !

JACQUES CHIRAC : Parce que je n´ai pas encore dissout la route.

L´ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 F par séance, plus la location d´un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu´il ne s´est rien passé entre ce poulet et moi.

Pourquoi le poulet a t' il traversé la route ?...version 2016

Alors je propose de continuer ce petit jeu en 2016.

STEPHEN HAWKING: j' ai pas besoin du poulet pour expliquer l' univers...

DONALD TRUMP: seuls les poulets mexicains ne respectent pas les règles du gouvernement des Etats-Unis d' Amérique.Je promets de mettre fin à leurs agissements sous mon mandat.

MARINE LE PEN: Ce poulet tente de quitter l' Europe des peuples asservis, et nous serions bien inspirés d' en faire de même...

SARKO: j' implore le gouvernement de François Hollande de baguer immédiatement tous les poulets et de les surveiller par GPS

DIDIER DESCHAMPS:La traversée est un choix taqueutique pour amener un peu plusse de percussion et tenter d' utiliser toute la largeureu du terrain

CRISTIANO RONALDO: je l' avais traversée avant lui, et je reste le meilleur traverseur de l' histoire

HILLARY CLINTON: le temps est venu pour que ce soit enfin une poule qui traverse la route

MICHEL ONFRAY: le poulet traverse plutôt bien la route, et même avec un certain talent, mais la pensée c' est pas fait pour lui...

MELENCHON:Je ne peux que penser du bien d' un poulet qui a traversé la route et qui restera un exemple pour tous les autres poulets opprimés.On ne pourra jamais tuer l' espoir de millions de poulets

PABLO IGLESIAS de PODEMOS:Le poulet PEUT traverser la route.Son acte de vaillance est un exemple et un message d' espoir pour nous tous

LE PAPE FRANÇOIS:Qui suis-je moi, et de quel droit puis-je critiquer un poulet qui a a traversé la route, s' il la fait avec l' amour de son prochain au fond du coeur ?

TARANTINO: Hé mec, tu sais comment ils appellent les flics à Paris ?...ils les appellent des "poulets" ! C' est vrai ! Sans blague !...( extrait corrigé de Pulp Fiction)

DAVID CAMERON: J' aurais préféré qu' il reste avec l' ensemble de ses congénères mais c' est au peuple de décider par référendum si le poulet a bien fait de traverser la route

FREDERIC LORDON:Je me réjouis de vous annoncer qu' il est enfin fini le temps où les poulets traversaient les routes de manière pacifique.Nos poulets ne sont pas venus pour apporter la paix.J' en suis tellement content que j' en fais pipi sur moi...

CHRISTINE AUTAIN: Trop facile de critiquer le poulet.Que faisait la route à cet endroit-là ?

.

.

A suivre....et n' hésitez pas à compléter ce petit jeu sans fin.

Bon we les amis

Repost 0
Published by alea-jacta-est - dans humour politique non-sens
commenter cet article
29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 17:29

Bonjour les amis,

La récente vague d' attentats en France et en Allemagne donne à certains citoyens de " gôche" l' occasion de se mettre en avant, pas toujours de manière très pertinente, en voulant nous donner des leçons de morale et d' attitudes à adopter face à un ennemi barbare agissant sans la moindre once d' humanité.

Nous avons d' abord eu droit au " Vous n' aurez pas ma haine" d' Antoine Leiris qui prétend lutter contre le terrorisme en inculquant à son fils ( dont la mère a été sauvagement assassinée au Bataclan) la connaissance et la défense des différentes cultures de l' humanité comme arme suprême face à la barbarie.On croit rêver devant tant d' angélisme béat.

Deux ravissants anges qui semblent ignorer que les terrroristes de daesh n' aiment pas la musique, non plus...

Deux ravissants anges qui semblent ignorer que les terrroristes de daesh n' aiment pas la musique, non plus...

Suite à l' attentat de Nice. le même Leiris a cru bon d' en rajouter une 2 ème couche, en affirmant:

" le jour où ne déposerons plus des fleurs et des bougies c' est que nous serons devenus comme les terroristes...".

A t' il seulement compris que les terroristes se moquent bien de cette attitude compassive, et qu' ils n' y voient qu' une preuve supplémentaire de sa lâcheté ? que ses larmes et son manque de rebellion affiché ne font que les encourager davantage.

A t' il compris le pauvre Leiris qu' il s' est transformé en un agneau docile incapable de réagir au moment même où une lame pourrait passer sur sa gorge ou sur celle de ses concitoyens ?

Suite à l' éxécution du prêtre en Normandie, un intervenant sur facebook a écrit:

"Vous voulez rendre hommage au prêtre assassiné ? Bannissez la haine et la colère de vos cœurs. C'est le message auquel il a voué sa vie."

ce à quoi , une intervenante agacée lui a répondu:

" Et M' sieur...n' inversez pas les rôles.Ce sont eux qui ont la haine, pas nous..."

pendant qu' un autre ajoutait de manière tristement ironique:

" Ouaiffff...on fait quoi ? tendre l' autre carotide ? "

On voudrait nous faire croire que l' amour inconditionnel du prochain serait le seul vaccin efficace contre la sauvagerie barbare, et que la haine et la colère ne peuvent engendrer qu' une spirale de violences sans fin.

Alors, soyons clairs, face à ces donneurs de leçons qui m' échauffent sérieusement les oreilles à un moment de notre histoire où je n' ai pas spécialement envie de plaisanter.

Gandhi face à un adversaire comme Hitler aurait été liquidé, exterminé, vaporisé avant même que l' histoire ne puisse retenir son nom.

Notre pays ne se serait jamais libéré de l' horreur nazie avec des résistants déclarant à leurs bourreaux: " vous n' aurez pas ma haine..."

Franchement, vous imaginez 2 secondes Jean Moulin adressant ce message aux dignitaires nazis ?

Certes la haine est un sentiment négatif à bannir de notre esprit mais pas notre détermination à mener une lutte sans merci contre la barbarie et l' obscurantisme .

Face à un ennemi qui vient " égorger nos femmes et nos enfants", la première réaction qui s' impose est de tout mettre en oeuvre pour éviter ces massacres continus d' innocents .C' est ce qui doit nous guider même si nous sommes conscients de l' énorme difficulté et complexité de la tâche.

Nous ne perdons pas nos valeurs morales, ni celles qui ont fondé notre civilisation, si nous nous déclarons en état de légitime défense et si nos réactions sont proportionnelles aux agressions que nous subissons.

La première intelligence de n' importe quel organisme biologique c' est de rester en vie.Cela vaut aussi pour un corps social....

Face à ces quelques vérités basiques et élémentaires, certains voudraient nous faire croire que les attentats sont une réponse à la violence de nos gouvernants, à leur impérialisme, et que nous payons le prix de notre complicité.

L' auto-culpabilisation est sans doute la meilleure forme d' inciter les barbares à commettre d' autres exactions sanguinaires.C' est une fausse et piètre morale qui s' impose sur les réseaux sociaux...comme si les excès condamnables du monde occidental et capitaliste pouvaient justifier des horreurs qui nous renvoient dans les ténèbres de l' humanité.

PS: je vais rarement à l' Eglise mais le 14 août prochain je dois aller dans une paroisse voisine chanter, entre autres,la messe brève de Gounod pour célébrer le saint Patron du village, saint Isidore.

J' aurais une pensée pour Jacques Hamel, le prêtre assassiné sauvagement.J' aurais une pensée pour lui, sans angélisme, simplement par profond respect pour quelqu' un qui a crû en son message d' amour durant toute sa vie.J' aurais une pensée pour lui, pour les autres victimes innocentes aussi, en Europe et ailleurs...et je n' oublierai pas que ce ne sont pas mes nobles pensées, ni la musique géniale de Gounod, ni la culture qui pourront stopper les barbus sanguinaires.

Repost 0
Published by alea-jacta-est - dans terrorisme angélisme morale daesh
commenter cet article
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 12:40

Bonjour les amis,

Les récents attentats qui ont frappé la France et l' Allemagne ont de quoi plonger la citoyenneté européenne dans la plus profonde des perplexités.

Jusque maintenant l' Etat de Droit et les garanties qui y sont associées ont toujours pu préserver à la fois la liberté citoyenne et aussi la sécurité à laquelle chaque citoyen a droit.

Nous déléguons à nos gouvernants la charge de surveiller notre territoire, et de détecter et de mettre à l' écart les éléments qui sont susceptibles de porter atteinte à notre intégrité physique et à notre sécurité.

La nouvelle forme de terrorisme intérieur à laquelle nous sommes confrontés est en train de montrer les limites des outils habituels dont dispose l' éxécutif pour nous protéger.

En effet, le tueur de Nice s' était radicalisé très peu de temps avant l' attentat, rendant quasiment impossible la moindre détection ou alerte préventive de passage à l' acte.

Dans le cas du tueur qui a égorgé le prêtre en Normandie, nous avons affaire à un individu detecté, arrêté,emprisonné, puis fiché et mis sous surveillance grâce à un bracelet électronique.

Difficile de dire que l' Etat a failli à sa mission, et pourtant la précaution du bracelet électronique s' est révélée parfaitement inefficace.

On ressent dans la citoyenneté beaucoup d' animosité vis-à-vis de nos dirigeants, mais en même temps, personne ne sait ce qu' il pourrait vraiment faire de mieux que ceux qui nous gouvernent s' il était à leur place.Même la droite qui sera peut-être au pouvoir dans quelques mois n' est pas très prudente dans ses critiques vis-à-vis du gouvernement et oublie qu' elle sera elle-même mise à l' épreuve dans quelques temps.

Que demande t' on VRAIMENT à notre police et à nos services secrets ?

On leur demande de prévoir des actions terroristes quand il n' y a encore aucun signe matériel qui permette de juger de leur imminence.

Pour mener la mission de protection des citoyens à bien il faudrait finalement être capable de lire dans les pensées des criminels.

Ce thème est abordé dans Minority Report le roman de science-fiction de Philip K.Dick qui a été ensuite porté à l' écran par Spielberg dans le film du même nom.

Souvenez-vous du sujet du film:en 2054, la ville de Washington a réussi à éradiquer la criminalité. Grâce aux visions du futur fournies par trois individus exceptionnels doués de précognition (appelés précogs), les agents de Précrime peuvent arrêter les criminels juste avant qu’ils ne commettent leurs méfaits.

Se dirige t' on peu à peu vers une police de la pensée ?

Et bien, chers amis, sans nous en rendre compte , nous exigeons de ceux qui nous gouvernent qu' ils aient la même capacité d' anticipation que les precogs de Minority Report.

Alors redescendons un peu sur Terre: les précogs n' existent pas, mais par contre il y a des outils informatiques de plus en plus performants capables de " profiler" certaines personnes dangereuses, de les détecter grâce à de puissants algoritmes brassant des dizaines de millions de données.

Ce court artcile écrit en 2014 sur le lien ci-dessous en donne une petite idée.

On voit que certains champs de la médecine comme les neurosciences pourraient être mis à contribution également.

Finalement on peut imaginer, à long terme, des nouveaux outils qui soient plus efficaces mais tous possèdent un énorme défaut: celui de réduire notre champ de liberté et de nous soumettre à une forme de surveillance permanente pire que celles imaginées dans les sociétés les plus totalitaires.

A l' opposé du schéma de la police scientifique et technique à l' anglo-saxonne, on pourrait imaginer une police basée sur l' humain, sur l' inondation et l' infiltration dans le corps social de milliers d' agents d' observation civils, de sentinelles, chargées de détecter des anomalies et de donner l' alerte.Encore une fois nous nous rapprocherions dangereusement d' une police de type stalinienne ( comme la STASI en ex-RDA) qui mettrait en péril notre espace de liberté.

Il existe une 3 ème option basée sur une forme d' acceptation sociale.Par exemple, aux Etats-Unis, chaque année les armes à feu sont à l' origine de milliers d' homicides qui auraient pu être évités simplement par une limitation de l' accès légal aux armes à feu.Mais on voit bien que la citoyenneté américaine préfère payer un lourd tribu avec chaque année une longue cohorte de victimes innocentes, un lourd tribu consenti et accepté au nom de la liberté de chaque individu de porter une arme.

Alors, chers amis, qui nous dit que nous n' entrons pas dans une nouvelle ère, où le terrorisme aveugle fera partie du paysage et sera accepté comme un tribut à payer pour la folie de certains hommes et dont il est impossible de venir complètement à bout ?

Quel futur nous attend ? Une dérive policière à outrance ou une forme de résignation et d' acceptation ?

Existe t' il une voie "sécurité-liberté" qui nous permette d' échapper à ces deux écueils ?

Repost 0
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:53

Bonjour les amis,

L' année scolaire 2015-2016 s' est terminée avec, en ce qui me concerne, un bilan globalement positif ( pour reprendre une expression bien connue).Une année tout en contraste car j' ai eu des groupes assez difficiles et épuisants demandant une débauche d' énergie pour obtenir au final des résultats plutôt médiocres, des groupes pour lesquels j' ai dû souvent batailler, brandir des menaces et parfois prendre quelques mesures et sanctions ( ce qui est toujours une forme d' échec, encore que certaines de ces mesures disciplinaires ont fini par être payantes et effectives).

A l' opposé de ce contexte parfois dur et tendu, j' ai eu aussi cette année de bons groupes avec lesquels ça a été un grand plaisir de travailler, et notamment une classe de seconde avec laquelle ça s' est particulièrement bien passé.

Ce qui a caractérisé ce groupe composé de 26 élèves ( un bon chiffre) c' était la bonne disposition de ces lycéens envers les études en général, et ma matière en particulier.Le niveau moyen n' était pas extraordinaire mais en revanche j' ai ressenti dès la première heure avec eux intérêt,motivation, curiosité, soif de comprendre.

Dès le départ j' ai donc eu de très bonnes sensations et j' ai su qu' on allait vivre de riches moments ensemble.

Même si les élèves étaient parfois un peu dissipés ou trop bavards, je ne perdais jamais la connexion avec eux.Tous me suivaient dans mes démarches, et moi, j' avais l' impression ( parfois euphorique) de pouvoir les emmener où je voulais ( tel un capitaine qui a gagné la confiance et le respect de ses hommes).

Il y avait un petit détail qui ne trompait pas: ce sont les conséquences de l' utilisation de l' humour en classe.Bien souvent, avec certains groupes, dès que le prof fait une remarque assez drôle l' attention se disperse immédiatement: la moindre blague devient le pretexte de certains élèves pour stopper toute activité et le professeur doit produire d' importants efforts pour recapter l' attention du groupe et la recentrer sur le thème qui était traité.

En revanche, avec ce groupe-ci, les élèves différenciaient parfaitement le fait de savoir travailler dans la bonne humeur sans pour autant tomber dans la grosse rigolade et transformer la classe en un joyeux tohu-bohu.

Peu à peu, je suis devenu un peu "amoureux" de ce groupe qui m' apportait autant de sensations positives.Un de mes collègues s' était rendu compte que j' étais sous le charme de cette classe et m' avait dit en conseil de classes, de manière un peu ironique et rigolarde:

" Ils ne sont pas aussi bons que tu le crois..."

Ce à quoi je m' étais empressé de lui répondre:

" Je n' ai pas dit qu' ils étaient bons, mais qu' ils avaient une très bonne attitude...nuance ! "

j' avais été aussitôt appuyé dans mes propos par d' autres collègues.

En fait, il y avait quand même une tête de classe formée de 6 ou 7 très bons éléments qui étaient aussi les leaders...ça aide...

Finalement, je me suis senti comme un artiste qui pouvait utiliser toute la palette de ses ressources et tous ses registres pour faire passer son message.Les interventions des élèves rendaient la classe particulièrement vivante et ont pu être l' occasion de réexpliquer, de préciser, de compléter et de dissiper les doutes ou incompréhensions.Il n' y a rien de pire pour un professeur que l' apathie d' un groupe et avec eux ça n' a jamais été le cas.

Cette aventure a duré une année avec très peu d' interventions et d' interférences extérieures.C' était eux et moi, ça s' est passé entre nous, et ça s' est merveilleusement bien passé.

Avec eux j' ai pu me consacrer à ma mission première d' enseignant et ne pas me disperser en jouant trop les éducateurs,ou les animateurs,ou les confesseurs, ou les psys, ou les pères la morale...

Avec eux, et pendant un an , ça a été le bonheur, tout simplement...

Contrairement aux autres histoires d' amour,celles que l' on rencontre avec certains groupes dans l' enseignement ne durent qu' un an ou deux au maximum , et ne sont pas altérées par le temps ou la routine .Ces histoires restent fixées à jamais de manière définitive dans la mémoire comme des moments magiques et uniques qui ne peuvent se répéter.

Le bonheur tout simplement...

PS: Je ne peux mettre en ligne pour des raisons de discrétion une photo de ce groupe ( que je n' oublierai jamais) avec moi-même, mais j' enverrai celle-ci par mail à certains de mes lecteurs les plus assidus...Je crois que ce que j' ai écrit ci-dessus transparaît sur les visages qui apparaissent sur cette photo...

Repost 0
Published by alea-jacta-est - dans Enseignement Lycée
commenter cet article
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 07:31

Bonjour les amis,

Je viens de terminer la dernière page du roman de François Roux" Le bonheur national brut", un long roman de 660 pages qui m' aura accompagné tendrement sous la chaleur écrasante de ce mois de juillet.

Voici un résumé rédigé par Alma, l' un des intervenants sur le site Critiques libres.

Ils sont quatre, Philippe, Tanguy, Benoît et Paul : quatre copains de classe de terminale d’un lycée breton quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, jour de l’élection de François Mitterrand. Ils ont 18 ans, une vie nouvelle s’offre à eux. François Roux les suit d’abord de 1981 à 1984 dans leur vie d’étudiant à Rennes ou à Paris pour 3 d’entre eux, dans la vie professionnelle pour celui qui a échoué au bac. On les retrouve ensuite 25 ans plus tard, adultes bien installés dans la vie, jusqu’au 12 mai 2012, jour de l’élection de François Hollande.

Un roman à la construction rigoureuse où se croisent des chapitres, toujours datés, qui relatent tour à tour un moment ou une rencontre-clé d’un des 4 protagonistes.

D’abord roman d’apprentissage, dans lequel chaque personnage cherche sa voie, fait des rencontres déterminantes, il devient dans sa 2e partie roman social, reflet des mécanismes de la vie politique, économique, artistique et culturelle de notre époque . En effet Rodolphe devient député de gauche, Tanguy responsable commercial d’un grand groupe international, Benoît, photographe de renommée mondiale, et Paul – le narrateur - comédien.

Si le roman y gagne en densité, il y perd, à mon sens, en humanité. Nos mousquetaires deviennent des stéréotypes chargés de représenter la puissance mais aussi les failles, les erreurs et les abus du milieu où ils évoluent. En endossant les préjugés, les codes sociaux et les codes langagiers de leur classe sociale, il arrive qu’ils en deviennent caricaturaux. S’ils sont attachants dans leur jeunesse, par la vérité de leurs élans, de leur fougue et de leur désir de réaliser leurs rêves, ils apparaissent, ensuite, au temps de leur maturité, comme des acteurs chargés d’incarner un rôle, celui de l’être pris au piège de son milieu. « Bientôt, Rodolphe serait empêtré dans les rouages du monde politique, Tanguy dans ceux de l’entreprise, Benoit et moi dans ceux de l’art et de la culture. »

Le roman n’en reste pas moins le portrait d’une gén
ération, de ceux qui ont eu 18 ans en 1981 « les fossoyeurs des Trente Glorieuses, les enfants de la crise, du chômage, de la surconsommation, de la mondialisation, de la croissance molle, de l'argent roi soudain devenu argent fou,…..mais avant, tout les enfants du doute et de l'incertitude. » Le portrait d’une génération pour laquelle le bonheur matériel était l’indice de la réussite d’une vie et qui découvre, désabusée à 50 ans qu’elle s’est trompée « Et si le bonheur était la plus grosse arnaque de ce siècle et de tous ceux qui l'ont précédé ? Et si le souci d'atteindre le bonheur était précisément la chose qui nous faisait le plus souffrir ? »

Miroir parfois cruel de notre société, cette chronique douce–amère du parcours professionnel et sentimental d’un quartet d’amis que la vie sépare mais qui se retrouvent toujours pour fêter un succès ou pour se réconforter dans le malheur est d’une lecture agréable et facile.

Le bonheur national brut:30 ans de notre vie...

Dans un premer temps ce livre m' a fait replonger avec bonheur dans l' ambiance de la France du 10 mai 1981.Je vivais à Paris à cette époque là, et François Roux sait merveilleusement nous faire revivre ces moments pleins d' espoir, de naïveté et d' enthousiasme.

L' auteur nous offre un portrait sociologique très large de la France de ces années-là grâce à ses 4 personnages dont nous suivons les itinéraires en parallèle.

Il nous fait pénetrer dans des cadres sociaux bien précis et bien différenciés: le monde du travail.,la France rurale,la petite bourgeoisie de Province, la gauche caviar,la grande bourgeoisie parisienne ( avec dans le livre, à un moment donné, un brillant exposé assez drôle de ce qui différencie la grande de la petite bourgeoisie).Tout cela est décrit avec beaucoup de réalisme, de précision et d' humour aussi...Le monde de l' Art, de la pub, du marketing n' échappent pas à son scalpel corrosif...

J' ai beaucoup aimé dans ce roman dense les personnages secondaires qui gravitent autour de nos 4 héros.Des caractères bien travaillés, fruits d' un sens aigu de l' observation de l' auteur, qui donnent du corps et de la consistance au récit.

Contrairement à ce que pense Alma je trouve la seconde partie du roman dans laquelle on retrouve nos héros 30 ans plus tard sans doute la plus intéressante, la plus jubilatoire.

Même si la critique sociale et la dénonciation des pertes de valeurs de notre société y sont bien traitées, l' auteur garde toujours une certaine tendresse pour ses personnages dont la moralité ne se pervertit pas , et dont on sent qu' ils sont pris eux-aussi dans des rouages qui les dépassent.

On pense à une certaine phrase qui est restée célèbre: " Responsable mais pas coupable...".

Notons qu' il y a aussi des petits romans dans le roman.En effet François Roux va jusqu' au bout de ses personnages.Rodolphe est député socialiste, et l' auteur imagine une entrevue complètement écrite pour un grand Journal.

Tanguy doit lancer un grand parfum et on assiste au déploiement détaillé de toute la stratégie publicitaire extrêmement coûteuse.

Paul est dramaturge et l' auteur imagine le contenu d' une de ses oeuvres et nous livre une scène complète, etc...J' ai aimé cette façon de nous faire vivre pleinement ses personnages en entrant dans le détail, et en ne se contentant pas seulement de les survoler...

Il y a l' évolution des 4 protagonistes qui est intéressante mais aussi celle des personnages secondaires comme la mêre de Paul qui changera radicalement de vie dès le décès de son mari et qui va se désinhiber de manière drôle et touchante....

Le personnage qui m' a le plus séduit dans ce roman n' est pas l' un des 4 amis mais Alice, fille d' un homme d' affaire véreux qui épousera Rodolphe le député socialiste ( qui ressemble par bien des traits à notre actuel premier ministre Manuel Valls).

Alice est une enfant chérie du système, qui se doute bien que la richesse de son papa n' est pas tout à fait nette, mais qui sait provoquer autour d' elle des évènements et des rencontres.Elle est extrèmement positive, va vers le coeur des gens et se désintéresse de leur bord politique.Elle a énormément d' empathie pour ses congénères.Elle déniche de grands artistes, les fait connaitre en organisant des expos.C' est un personnage positif, généreux, subtil, drôle et fascinant...Alice n' est pas belle, au sens habituel du terme, mais elle a énormément de fraîcheur et de charme. Elle est bourrée d' intelligence émotionnelle.Sa gentillesse sincère et son tact spontanée désarment ses possibles adversaires.

Voici comment j' imagine le sourire bienveillant d' Alice

Le bonheur national brut:30 ans de notre vie...

Il y a aussi dans ce livre un peu de Claude Sautet, du " Vincent, François, Paul et les autres" mais version 2015.D' ailleurs je m' étonne qu' aucun cinéaste ne se soit emparé de ce beau roman pour en extraire un scénario...Il pourrait même en faire 2 films.

1 .Les années 80

2. Les années 2010

Ou alors une série télévisée en 12 chapitres, ça ne serait pas mal aussi..

Je terminerai en vous disant que le livre n' est jamais ennuyeux.On est parfois agacé par le nombrilisme. l' égoïsme ou le manichéisme de certains personnages secondaires,mais on reste happé par le récit, toujours désireux de savoir ce qu' il va advenir de nos héros.

La fin a un petit goût amer mais ne tombe pas dans une noirceur excessive.Les temps ont définitivement changé.Chacun fait ce qu' il peut, avec plus ou moins de bonheur...

François Roux

François Roux

Le bonheur national brut:30 ans de notre vie...
Repost 0
Published by alea-jacta-est - dans roman Littérature société
commenter cet article
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 09:37

Bonjour les amis,

Bien que vivant à l' étranger et loin du drame qui a frappé la ville de Nice j' ai toujours autant de mal à émerger de ce cauchemar...

J' ai du mal à accepter des expressions du genre: " La vie reprend"...Non, la vie ne reprend pas.Il y a des enfoirés qui ont décidé de nous pourrir la vie sur notre belle planète , et pour l' instant, je n' entrevois pas de vraie solution...Je ne cesse de ruminer amèrement.

J' ai écouté les paroles du Président de la République venu nous expliquer qu' il allait faire appel aux forces de réserves de la gendarmerie.

Je ne crois plus du tout à cette stratégie, et pour une raison simple.

Ce sont les terroristes qui choisissent les cibles, le jour et l' heure.Et si un site est sécurisé, il leur suffit d' en choisir d' autres qui ne le sont pas...Ce n' est pas le choix qui manque.

Vivant en Espagne où nous avons été victime du plus terrible attentat qui soit sur le sol européen avec 190 victimes à Madrid le 11 Mars 2004, je ne peux m' empêcher de penser que les autorités espagnoles ont réagi différemment par rapport aux autorités françaises .Il n' y a pas eu d' état d' exception décrété ni de déploiement de forces armées sur tout le territoire.

Les espagnols qui ont l' expérience de la lutte contre le terrorisme avec l' ETA qui a fait des millers de victimes, ont préféré aborder le problème en renforçant les moyens de surveillance de la police et des services de sécurité et d' intelligence de l' Etat....mais sans gesticulations inutiles et spectaculaires qui ne rassurent pas spécialement le citoyen lambda qui comprend bien que les déploiements ostentatoires sont plus là pour la galerie qu' autre chose.

Ils n' ont pas fait l' honneur de donner aux terroristes un statut qu' ils ne méritent pas en changeant leurs habitudes ou en leur montrant que ceux-ci avaient réussi à créer un climat de guerre.

Le récent attentat de Nice semble être l' acte d' une personne isolée oeuvrant sous la franchise de Daesh.C' est probablement, à l' heure où j' écris ces lignes, un attentat d' inspiration islamique mais pas un attentat préparé par l' organisation criminelle...

Dans ce contexte, et considérant le profil de l' auteur de l' attentat, je ne comprends pas en quoi l' appel aux forces de réserve va changer quoi que ce soit à la donne initiale du problème posé.

Toute la sécurité va passer par la détection et le suivi des individus dangereux potentiellement capables de passer à l' acte.

Tout le problème à résoudre sera d' augmenter notre capacité d' anticipation, et nous comprenons bien que le cas de l'attentat de Nice était extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible à prévoir.

J' aurais préféré entendre le Président de la République nous expliquer que l' Etat Français allait renforcer ses moyens de surveillance et de suivi d' individus suspects, et ses services d' intelligence comme l' on fait les espagnols.

Mais, franchement,je ne vois pas en quoi l' appel aux forces de réserves va amener quoi que ce soit de plus dans la prévention et la détection d' attentats commis par des loups solitaires.

Par contre les terroristes pourront considérer que cet appel aux forces de réserve est une forme de victoire .

Finalement, je vois bien les inconvénients de la décision du Président sans y voir de réel avantage.

Il serait peut-être temps de revenir à des choix comme ceux des espagnols et de concentrer nos forces sur le renfort des moyens mis à dispositions de nos services d' intelligence.J' imagine que la France a déjà consacré d' énormes moyens à cet aspect de la prévention mais c' est surtout celui-ci qu' il faut encore renforcer.

Lutte contre le terrorisme: l' exemple espagnol

PS:

Par ailleurs,et en marge du thème de ce billet,je crois que les imams wahabbistes ne sont pas complètement interdits en France car ils ne prêchent pas directement et ouvertement pour la violence, mais tout le monde sait bien que le wahabbisme qui vient d' Arabie Saoudite est la version la plus dure et la plus intolérante de l' islam.C' est en fait le dernier pas avant le passage à l' Islam radical.Il faudrait sans doute avoir une réflexion et prohiber l' expression de cette variante de l' Islam sur notre territoire.

Repost 0
Published by alea-jacta-est - dans nice attentats terrorisme
commenter cet article
16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 06:55

Bonjour les amis,

Quand on entend parler du Califat, on ne se fait qu' une idée très lointaine d' une histoire qu' on ne connaît pas bien.

Voici un document vidéo de 20 minutes dans lequel l' intervenant explique ce que représente aujourd' hui le Califat pour les djihadistes, un Califat dont le mode de fonctionnement s' est emparé de l' imaginaire des terroristes qui adoptent à 8 siècles d' écart les mêmes échelles de valeurs.

Rappelons enfin que la réalité du Califat n' était sans doute pas plus tendre que la réalité du monde chrétien à l' époque où celui-ci conquérissait le Monde.

Là n' est pas la question.Simplement, ce document vidéo aide à comprendre les références littéraires et historiques qui aliimentent l' imaginaire des djihadistes et leur échelle de valeurs aujourd' hui en 2016.

Pour lutter efficacement contre un ennemi déclaré, il faut déjà faire l' effort de comprendre son mode de pensée, pour aussi irrationnel qu' il puisse nous paraître.Cette vidéo, éditée par queqlu' un qui a lu, selon ses propres mots, des " kilomètres de littérature musulmane", est de ce point de vue assez instructive...Elle dure 20 minutes, et vous verrez qu' au bout de 10 minutes ça devient quand même assez angoissant.

Repost 0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 07:54

Cette fois-ci il n' y a pas eu de logistique, ni de kalashnikovs mais simplement un camion loué 2 jours avant l' attentat.Le résultat est terrifiant avec plus de 80 victimes parmi lesquelles de nombreux enfants.
Marre des larmes et des messages de solidarité et de condoléances.Les larmes ne résolvent pas les problèmes.Tant qu' il y aura un Etat islamique nous ne connaîtrons pas la paix.Le seul objectif de Daesh est notre destruction...

L' hécatombe
Repost 0