Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 21:39

Bonjour les amis,

Il y a une petite trentaine d' années après avoir vu Piazzolla à la télé je m' étais précipité le lendemain chez mon disquaire ( Angie Music à Valenciennes) et j' en étais revenu avec un album intitulé LUMIÈRE: un album époustouflant qui portait bien son titre, et sur lequel je reviendrai toute à l' heure.

De tous les tangos qu' a écrit Astor Piazzolla il y en a un qui est universel, et que tout le monde connaît, le LIBERTANGO.

Bon, je vous propose d' écouter d' abord la version originale avec bien évidemment le bandonéon d' Astor si évocateur et expressif.

 

 

 

 

Voici une bien belle version avec l' immense  YOYOMA au violoncelle

 

 

 

 

Une réadaptation au piano,avec quelques apports jazzy,éxécutée de manière magistrale et brillante

 

 

 

Ici deux guitaristes s' y mettent...pas mal les petits gars...surtout quand la 2 ème guitare reprend le thème

 

 

 

Voici un autre duo de guitares très différent et assez sublime lui aussi

 

 

 

N' oublions pas la reprise très convaincante de notre crooner national

 

 

Et puis la version techno de GRACE JONES des années 80, sophistiquée et froide...avec ce clip très travaillé signé Jean Paul Goude

 

 

Et puis il y a ma prof Silvia qui l' a interprété avec un quatuor à cordes mais là je n' ai pas d' enregistrement à vous soumettre les amis.

Si vous allez sur youtube vous trouverez un nombre impressionnant d' adaptations qui ont toutes leur charme...LIBERTANGO n' est plus argentin, il fait partie du patrimoine universel de l' humanité, et nos enfants naissent avec ce refrain déjà gravé dans leur ADN.


Je profite de ce billet pour faire mention d' une professeure de tango que j' ai connu il y a déjà bien longtemps lors d' un cours de danses de salon.Elle était belle et blonde  comme les blés...je n' en dirai pas plus, belle et blonde comme les blés...Elle avait une silhouette très élancée, et dès qu' elle commençait à danser et à imprimer à son corps ses mouvements vifs et cadencés, alors là ,le temps s' arrêtait et les murs se mettaient à tourner.Elle avait une façon surprenante et troublante de faire tourner rapidement sa tête, et ensuite l' ensemble du corps suivait avec un temps de retard.Danser le tango avec elle devenait très rapidement assez étourdissant ( si je m' appelais Stefan Zweig je pourrais vous écrire tout un roman rien que sur cet épisode ...) Elle ressemblait à cette demoiselle-ci que j' aime bien aussi...mais bon, là je m' égare...

cuthbert-picture-1622654892-img.jpg

 

 

 

Ne nous laissons pas distraire donc, et revenons à cet album LUMIÈRE qui contenait deux morceaux que j' adorais et que je me mettais en boucle sur ma chaîne hi-fi.


D' abord Escolaso, avec une super intro...


 

 

 

Et puis Zita que j' adore...

 

 

 

 

Si vous aimez, le reste de l' album est sur youtube, il suffit de taper Piazzolla+ Lumière

 

ast113974930.jpg

 

Allez, je suis argentin ce soir, comme dans la chanson de Brel.

Je vous laisse avec un dernier tango de mon frère Jacques, le Knokke-Le-Zoute tango, dont le refrain est un peu cruel mais si juste parfois.

Qui, au cours de sa vie, ne s' est jamais fait un peu de cinéma ?

Qui, au cours de sa vie, n' est jamais rentré chez lui tout seul , coeur en déroute , et la b... sous le bras ?

 

Bonne fin de soirée les amis


 

 

 


Les soirs où je suis argentin
Je m'offre quelques argentines
Quitte à cueillir dans les vitrines
Des jolis quartiers d'Amsterdam
Des lianes qui auraient ce teint de femme
Qu'exporte vos cités latines
Ces soirs-là je les veux félines
Avec un rien de brillantine
Collé aux cheveux de la langue
Elles seraient fraiches comme des mangues
Et compenseraient leur maladresse
À coups de poitrine et de fesses

Ah mais ce soir
Y a pas d'argentines
Y a pas d'espoir
Y a pas de doute
Non ce soir
Il pleut sur Knokke-le-Zoute
Ce soir comme tous les soirs
Je me rentre chez moi
Le cœur en déroute
Et la bite sous l'bras

Les jours où je suis espagnol
Petites fesses grande bagnole
Elles passent toutes à la casserole
Quite à pourchasser dans Hambourg
Des carmencitas de faubourg
Qui nous reviennent de vérole
Je me les veux fraiches et joyeuses
Bonnes travailleuse sans parlotes
Mi andalouses mi anguleuses
De ces femelles qu'on gestapote
Parce qu'elles ne savent pas encore
Que Franco est tout à fait mort

Mais ce soir
Y a pas d'espagnoles
Y a pas de casseroles
Y pas de doute
Non ce soir
Il pleut sur Knokke-le-Zoute
Ce soir comme tous les soirs
Je me rentre chez moi
Le cœur en déroute
Et la bite sous l'bras

Les soirs depuis Caracas
Je panama je partaguasse
Je suis l'plus beau
Je pars en chasse
Je glisse de palace en palace
Pour y dénicher le gros lot
Qui n'attend que mon coup de grâce
Je la veux folle comme un travelo
Découverte de vieux rideaux
Mais cependant "dévanescente"
Elle m'attendrait depuis toujours
Cerclée de serpents et de plantes
Parmi les livres de Dufour

Mais ce soir
Y a pas de Caracas
Y a pas de dévanescentes
Y a pas de doute
Mais ce soir
Il pleut sur Knokke-le-Zoute
Ce soir comme tous les soirs
Je me rentre chez moi
Le cœur en déroute
Et la bite sous l'bras

Demain oui
Peut être que ...
Peut être que demain je serai argentin ... oui
Je m'offrai des argentines
Quite à cueillir dans les vitrines
Des jolis quartiers d'Amsterdam
Des lianes qui auraient ce teint de femme
Qu'exporte vos cités latines
Demain je les voudrai félines
Avec ce rien de brillantine
Collé aux cheveux de la langue
Elles seront fraiches comme des mangues
Et compenseront leur maladresse
À coups de poitrine et de fesses

Demain je serai espagnol
Petites fesses grande bagnole
Elles passeront toutes à la casserole
Quite à pourchasser dans Hambourg
Des Carmencitas de faubourg
Qui nous reviendront de vérole
Je les voudrai fraiches et joyeuses
Bonnes travailleuses sans parlotes
Mi andalouses mi onduleuses
De ces femelles qu'on gestapote
Parce qu'elles ne savent pas encore
Que Franco est tout à fait mort

Les soirs depuis Caracas
Je panama je partaguasse
Je suis l'plus beau
Je pars en chasse
Je glisse de palace en palace
Pour y dénicher le gros lot
Qui n'attend que mon coup de grâce
Je la veux folle comme un travelo
Découverte de vieux rideaux
Mais cependant dévanescente
Elle m'attendrait depuis toujours
Cerclée de serpents et de plantes
Parmi les livres de "Dutour"

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:20

Bonjour les amis,

L' économiste écossais Mark Blyth qui s' est vu décerné un prix pour son livre" L' austérité, une idée dangereuse", en a profité lors d' une remise de prix à Berlin pour tancer les socialistes allemands pendant 10 minutes.

En effet, plutôt que de profiter de l' acte public de remise de prix pour parler de son livre, l' économiste a utilisé tout son temps de parole pour rappeler aux socialistes allemands ( un peu abasourdis par la virulence de son discours ) leur responsabilité dans la défense et la promotion des politiques austéritaires et de réformes structurelles au sein de l' UE,en leur disant, que les mots " réformes structurelles" étaient en réalité fallacieux...une bien mauvaise manière de cacher une autre réalité: baisse des impôts, dérégulation à tout-va, privatisation de tout ce qui bouge encore....en serrant les fesses et en éspérant que tout se passe bien.

Il a terminé son intervention en s' exclamant: " Réformes ? Quelles réformes ?

Blithmaxresdefault.jpg

 

 

 


 

Voici un bon résumé de son analyse dans ce clip ( vous pouvez activer les sous-titres en français).

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici un cours complet de plus d' une heure, en VO cette fois-ci:

 

 

Voici un lien pour ceux qui seraient interessés par son livre

http://ukcatalogue.oup.com/product/9780199828302.do

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Blyth

 

 

Un autre lien au sujet de son intervention tonitruante à Berlin:

 

http://cadenaser.com/programa/2015/03/03/hoy_por_hoy/1425362429_135887.html

 


Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 17:19

Bonjour les amis,

 

Cette semaine en essayant de mettre de l' ordre dans mes papiers ( en fait c'est juste une façon de parler car c' est parfaitement impossible) je suis retombé sur quelques notes manuscrites correspondants aux accords de la chanson du dessin animé de Walt Disney ROBIN DES BOIS,intitulée " A Nottingham".

Et là, d' un seul coup...flashback...je me suis replongé 22 ans en arrière avec ma fille qui à l' époque avait 3 ans...C' était l' époque des vidéos en VHS, et elle aimait beaucoup la version Disney de l' histoire du Prince des Voleurs.

Bref, elle aimait tellement le film qu' elle a dû voir 50 millions de fois que le soir je lui chantais, en forme de berceuse ce petit couplet, très facile à reprendre à la guitare.

 

 

 

Appréciez la version française avec la voix de Pierre Vassiliu, ainsi que ces paroles déjà pleines de revendications sociales pour une petite enfant à peine sortie du berceau.Entre Marx et Disney, il n' y a qu' un pas...comme le démontrera plus tard le sémiologue Umberto Eco.


[Adam de la Halle] 
Des bas, des hauts, 
Il y en a partout 
Mais des drames, 
Il y en a surtout, 
Ici, Nottingham ! 

Et nos coeurs sont trop las 
Pour vouloir partir, 
Pour pouvoir fuir. 
Que n'avons-nous d'ailes pour nous envoler ? 
Qui prendra pitié de nos larmes ? 
Y a-t-il une âme qui priera pour moi, 
Loin de Nottingham ? 

(Quatre ratons-laveurs portant des costumes à rayures horizontales rejoignent leur cachot, visiblement éreintés par une journée de travaux forcés) 

(Frère Tuck sonne la messe mais aucun de ses fidèles ne vient. Croquenote, son organiste, et son épouse décide alors de lui faire don de leur toute dernière pièce pour le tronc de pauvres. Le passage inattendu du Shérif qui profite de l'occasion pour vider le tronc provoque une crise de furie chez frère Tuck. Mais il n'est pas de taille et finit bien vite au cachot, avec ses ouailles, pour haute trahison envers la couronne) 

Des bas, des hauts, 
Il y en a partout 
Mais des drames, 
Il y en a surtout, 
Ici, Nottingham ! 

 

A l' époque nous allions régulièrement chez mes parents dans le Nord de la France, et ma mère ravie de recevoir et de s' occuper de sa petite-fille, et qui par ailleurs a un joli brin de voix, lui chantait, pour l' endormir, l' eau vive de Béart qui est une de ses plus belles chansons.

 

 

 

Je ne résiste pas au plaisir de remettre les paroles:

Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive
Elle court comme un ruisseau, que des enfants poursuivent
Courez, courez vite si vous le pouvez
Jamais, jamais vous ne
la rattraperez

Lorsque chantent les pipeaux, lorsque danse l'eau vive
Elle mène les troupeaux, au pays des olives
Venez, venez, mes chevreaux, mes agnelets
Dans le laurier, le thym et le serpolet

Un jour que, sous les roseaux, sommeillait mon eau
vive
Vinrent les gars du hameau, pour l'emmener captive
Fermez, fermez votre cage à double clé
Entre vos doigts, l'eau vive s'envolera

Comme les petits bateaux, emportés par l'eau vive
Dans ses yeux les jouvenceaux voguent à la dérive
Voguez, vogu
ez, demain vous accosterez
L'eau vive n'est pas encore à marier

Pourtant un matin nouveau, à l'aube mon eau vive
Viendra battre son trousseau, aux cailloux de la rive
Pleurez, pleurez, si je demeure esseulé
Le ruisselet, au large s'en est allé.

A l' époque également ma grand-mère (en dialecte calabrais on dit " la Nanna"  avec accent tonique sur le premier A et non sur le deuxième) vivait chez mes parents et donc, elle aussi,a bercé ma fille à qui elle chantait des chansons de sa terre natale.

Tout ça pour dire donc qu' en ce qui concerne les berceuses ma fille ne pourra pas se plaindre car elle a été plutôt gâtée,deux fois plutôt qu' une, étant donné que 3 générations se sont pressées près de son chevet pour lui chanter de doux refrains dans différentes langues pour l' endormir...

 

Je terminerai ce petit billet en forme de madeleine de Proust en parlant de mon "actualité" artistique:nous travaillons un nouveau répertoire avec notre choeur sur le thème du music-hall et du cabaret ( notamment le NEW YORK  de Liza Minelli), et au programme, nous avons également une berceuse que je vous laisse découvrir dans une magnifique interprétation...


 

Un dernier détail, les amis,moi si je suis un bébé et qu' une dame vient me chanter summertime de cette manière là, je crois que je lui saute au cou et que je ne dors plus de la nuit....!!!!

 

Allez, pour en finir avec les berceuses je vous laisse avec une scène culte du ciné français ( ça commence à 51 secondes sur le clip)...je laisse le lien car y' a pas moyen d' incruster...arrrghhhhh !!!

 http://www.vodkaster.com/extraits/trois-hommes-et-un-couffin-au-clair-lune/91324

 

PS: j' ai le souvenir d' avoir vu ce film à Paris et le public riait tellement lors de la première scène avec la pharmacienne que je n' ai absolument rien compris...il m' a fallu revoir le film une deuxième fois pour savourer ce passage d' anthologie...

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:57

Alexis Tsipras a accusé ce samedi devant les membres du comité central de Syriza le gouvernement de droite espagnol et le gouvernement portugais d' avoir essayé de torpiller les récentes négociations de la Grèce avec l' Union Européenne au sujet de la reconduction de la dette.

alexis-tsipras-s-en-prend-au-gouvernement-espagnol.jpg

 

Alexis Tsipras a notamment déclaré :

" On était sur un terrain miné, les forces conservatrices( en Europe) ont tenté de nous piéger pour nous conduire à une asphixie financière"

" Ces puissances ne souhaitaient pas que l' exemple grec ait une influence sur d' autres pays, surtout dans la perspective d' élections en Espagne"

Et oui, tout est dit dans ces 2 phrases.L' émergence de PODEMOS en Espagne fait craindre à l' éxécutif du pays une bérézina électorale, la perte de la majorité absolue.Je suis donc témoin en Espagne d' une diabolisation constante de Syriza , une guerre sale relayée pratiquement tous les jours par les médias conservateurs espagnols, à savoir EL MUNDO,LA RAZON qui fait ses UNES sur le suicide annoncé de la nation grecque, et aussi le quotidien très proche des intégristes catholiques ABC.C' en est au point que le journal LA RAZON a utilisé en gros titre le terme de PODEMOS GREC au lieu d' écrire SYRIZA ! Comme vous le voyez, la droite espagnole ne fait pas dans la dentelle ! Les tentatives d' amalgames sont grossières et les intentions de manipulations se voient à 2 années-lumières !...mais les électeurs espagnols ne sont pas dupes comme le montrent les résultats de PODEMOS dans les sondages...Les réseaux sociaux sont un bon contrepoids à l' artillerie lourde déclenchée dans les médias.Merci internet !...et merci aussi à la chaîne privée SEXTA où travaille Jordi Evole et qui fait un bon travail d' information et de désintoxication.

Au moment où Rajoy s' emploie à discréditer les tentatives de Tsipras de tourner le dos aux politiques austéritaires qui ont conduit son pays dans une impasse, il faut rappeller que l' Espagne a bénéficié en 2012 d' un plan de sauvetage ( les dirigeants de droite n' aiment pas qu' on leur rappelle et qu' on utilise ce terme...ils préfèrent parler de restructuration de la dette mais, en fait,il s' agissait bien d' un sauvetage de 100 milliards d' euros).Plan de sauvetage surtout destiné aux banques ( dont certaines sont coupables de grandes malversations actuellement en jugement comme Bankia qui a affiché un déficit de 24 milliards) mais qui n' a eu aucun effet sur l' économie réelle puisque le pays culmine avec des taux records de chômage, notamment chez les jeunes ( plus de 40%...je suis témoin de cette situation dramatique chez les jeunes qui n' hésitent plus à faire la valise comme leurs grands-parents).

J' avais déjà annoncé une future guerre sale contre PODEMOS il y a quelques mois, et effectivement elle a lieu, et parfois dans des termes grotesques...mais le champ de bataille s' est déplacé également vers Athènes car les forces conservatrices du Sud n' ont aucun intérêt à ce que Tsipras réussisse son pari de relever son pays, et pour ça, toutes les armes sont bonnes, même les plus viles.

Voici un lien qui vous en dira plus, pour ceux qui comprennent l' espagnol

http://www.publico.es/internacional/tsipras-acusa-espana-y-portugal.html

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 10:17
 Bonjour les amis, 

En ces temps d' actualités sinistres où le simple citoyen ne sait plus s' il doit rire ou pleurer, j' ai choisi définitivement d' essayer de rire encore...

Je vous propose un petit retour sur 2 chansons parodiques des années 80 du groupe ODEURS:

En ces temps de libertinages DSKnesques, redécouvrons ce petit chef d' oeuvre de Ramon Pipin dont voici les paroles pleines de bon sens et de sagesse populaire.

On peut être seul pour jouer au ping-pong
Si on court vite et que la table est longue
C'est fatiguant on est vite lassé
L'avantage c'est qu'on est sûr de gagner
On peut jouer au rugby à quinze ou a douze
Ça abime pas beaucoup plus la pelouse
Mais dès qu'on est plus de deux sur un matelas
Ça l'fout en l'air, c'est pas étudié pour ça.

Refrain :
Faut être deux pour faire un enfant
Faut un papa, faut une maman
Si on est plus ça sert pas tellement
Y'en a que deux qui travaillent vraiment.

Le monologue c'est pas toujours ce qu'il ya de mieux
Si on parle seul c'est qu'on est gâteux.
Quand on est deux ça devient un dialogue
Mais si on est quatre c'est un catalogue
Les chœurs de l'Armée Rouge seraient moins bons à trois
Ils pourraient même pas chanter « Kalinka »
« Plaine ô ma plaine », « Hip hip hip Oural)
Tous ces morceaux-là c'est bon qu'en chorale

Refrain (bis)

 

 

En musique ça donne ça,avec de très beaux arrangements crimsoniens, et surtout le refrain chanté par le choeur de manière faussement enfantine... tout simplement jubilatoire...j' adore ! Mieux que France Gall avec ses sucettes !

En 2015 c' est aussi un gentil et doux rappel à Dominique: pas la peine d' être à 50 pour honorer la dame de ses pensées comme disait le regretté Brassens !

 

 

   Voici un lien si vous ne pouvez voir le clip ( mais ça ne dure que 30 secondes et ça se coupe au meilleur moment, à savoir le refrain)

http://www.deezer.com/track/2567046

 Ou alors cette version  en direct assez éloignée de l' enregistrement studio avec une prise de son de mauvaise qualité...disons que ça vous donnera une petite idée...

 

 

Encore une fois, on peut apprécier que l' art de la parodie et du pastiche est très exigeant et demande du travail et de la maîtrise: la musique et les arrangements sont soignés...faire rire musicalement demande beaucoup de talent.

Enfin, les amis, l' un de mes rêves serait qu' un jour, à la fin de l 'un de nos concerts de musique " sérieuse" avec notre chorale nous puissions chanter notre bis en interprétant à 4 voix" Faut être deux pour faire un enfant"...En attendant ce jour béni, AJE a passé cette semaine à chanter ce doux refrain sous sa douche !


Continuons dans le genre parodique avec un autre petit chef d' oeuvre imitant les musiques traditionnelles juives: MA FILS TENNESSY( jeu de mots impayable avec le fameux MEMPHIS TENNESSEE).

Cette fois-ci, le chanteur imite l' accent yiddish, en mélangeant des termes français, anglais allemands ( toute ressemblance avec l' élocution de Marek Halter serait purement fortuite...).

Lisez le texte car on risque de ne pas tout apprécier et de perdre quelques petites perles linguistiques avec une simple écoute du morceau.

 

Voici l'histoire di fils inique d'un yiddishe family
A bon garçon qui l'était sharif à Minfis Tennessy,
L'était si rapide au revolver et si geontil
Quai tout le monde lé aimait :
On l'applait « Ma fils Tennessy »

Refrain :
Ma fils Tennessy, Ma fils Tennessy
Ma fils, Ma fils, Ma fils Tennessy

Tennessy faïsait si pair aux trions di paï
Qu'il ni jamais à se servir dé son quirieu fisi
C'était un arme au canon scié, a six coup circoncis
Qu'il portait toujours à gouche, «Ma fils Tennessy »

Refrain

Mais a jour arrive a goy méchon s'appelle Gunther
Qui régardé la étfal jaune di chaïrif dè travers :
Lachmon y se cacha dans lé angle mort da porte coucher
Et tira zwei balles dans lé dou de « Ma fils Tennessy »

Refrain

« Ma fils Tennessy » tomba le neï dans lé poussières
Tout le pays en pleurs portas lè chaïrif au cimetière
Tout les jons y plairaient à firent pour lui ton de prières,
Que le von y chonte acore lé histvoire de Ma fils 
Tennessy », oï, oï, oï...

Refrain

Oh, oh, oh a fiddle on a roof, oï, oï, oï, vayz mir...

 



 

 

Encore une fois je ne peux que saluer la prouesse...des paroles à être plié en

deux...l' etfal jaune du chaïrifff...Et le méchon Gunter qui s' cache dans l' ongle

mort d' une porte Koucher ! Que demander de plus les amis ? Quel pastiche !

C' est du bonheur à l' état pur...

Bon WE à toutes et à tous


PS: ODEURS a fait pleins d' autres chansons que j' adore et bien évidemment

vous n' êtes pas à l' abri d' un autre petit billet sur ce sujet quasi inépuisable...

PS nº 2: je me suis remis à la guitare, et comme je le redoutais cette activité

absorbe beaucoup de temps...la musique est un puits sans fond...mais c' est

si bon....cette semaine j' ai appris qu' un de mes collègues s' est remis lui

aussi sur cet instrument.Lui il étudie la suite nº 1 de Bach pour violoncelle, pas

mal non plus, hein ???? Ça paraît simple comme ça mais il y a quand même

un peu de boulot...Ecoutez c' est entre 15 secondes et 2 min46 s


PS nº 3: vous connaissez tous la chanson de soeur sourire,

Son fameux DOMINIQUE...NIQUE....NIQUE !!! et bien voici une chanson qui 50 ans plus tard, et grâce à DSK, est devenue involontairement parodique !

Pas sûr qu' on pourrait chanter cette chanson en 2015 sans provoquer l' hilarité générale...

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 16:47

Pour compléter le papier précédent, et en opposition aux 50 nuances qui sont finalement plutôt niaises, je vous fais part d' un livre que j' ai lu celui-là, il y a quelques années ,et que j' avais apprécié.

 

Il s' agit de MA REDDITION de Toni Bentley. 

tonibentley.jpg

 

Voici un résumé:

Dans ce récit autobiographique fort troublant, Toni Bentley, ancienne danseuse étoile du New Tork City Ballet, nous conte les joies du " holy fuck ", la sodomie qui enseigne l'absolu pardon. L'auteur " place la barre très haut ", et pour parvenir à serrer parfaitement chacun des muscles de son corps de ballerine, et pour poser sa plume d'écrivain au plus près de sa cible transgressive. Car, au-delà de son séduisant aspect érotique, cette longue offrande, cette confession d'une incroyable liberté, épouse la forme d'une somptueuse lettre d'amour et de gratitude, adressée à A-man, l'homme par excellence qui, 298 fois en deux ans, révéla l'extase mystique à l'amante. en la pénétrant " religieusement ", A-man lui procure une jouissance qui la vide de son moi, vide qui engendre au cours de rituels soigneusement orchestrés, un don sans réserve.

reddition_sn635.jpg

 

Cette fois-ci l' auteure nous fait un récit autobiographique d' une rencontre qui a duré 2 ans et qui s' est exclusivement déroulée d' un point de vue sexuel.Dès la première page on est frappé par le ton de véracité et par l' authenticité qui se dégage de ces pages.La sodomie , thème particulièrement tabou à l' époque où elle publie, se révèle pour elle comme une forme d' accès à une expérience quasi-mystique.

Bentley qui écrit très bien nous fait partager ses émotions les plus intimes et nous emmène de manière numérotée, une par une, à travers chacune de ses 298 rencontres avec A-man...

J' avais aimé cette oeuvre, littéraire celle-là, sans pour autant oser en faire un billet de peur que le sujet traité fasse penser que je voulais d' une manière ou d' une autre faire l' apologie de la sodomie.Le thème central de son livre ne présentait pour moi à priori aucun intérêt sauf que Toni Bentley réussit par son talent à nous faire partager de manière très intime ses sensations de femme ( sensations qui nous sont souvent un peu étrangères ou très difficiles à comprendre, à nous les hommes) sensations qui la portent au firmament d' une extase qui apparaît, page après page, comme une révélation.Une espèce de Saint Graal, de communion corporelle et spirituelle transcendantale révélée par le cul !


 Toni Bentley n' a écrit et n' écrira qu' un seul livre: le sien, qui correspond à une expérience forte et unique dans sa vie, une expérience qui ne se répètera plus.


 


Voici une critique de Tang Loaec


Les femmes parlent d'érotique et de plus en plus, leur parole est publique. Mais là où il y avait deux registres pour parler de l'amour, celui des hommes réputés obsédés par le sexe et celui des femmes, parlant de sentiments, les registres basculent. Les éditeurs ne veulent à présent plus publier de pornographie que féminine, j'exagère si peu.
C'est que le registre de la transgression est revendiqué et assumé comme libérateur pour une femme alors qu'il est taxé d'infamie, macho ou grossier, dans la bouche d’un homme.

Toni Bentley qui est une femme parle de baise, non pas d'amour, sans que cela dusse nécessairement être péjoratif. Ce n'est pas pour autant du sexe simple et cru, il y a dans sa démarche la recherche effrénée d'un idéal, mais d'un idéal à trouver dans le cri de la chair, la quête du Graal doit permettre de refermer une blessure originale. Aussi, quand dans son livre elle emploie le mot amour, c'est au sens de la plénitude trouvée lorsque l'acte sexuel permet de combler un vide profond.

Dans le cas la narratrice, dont cette ex danseuse du New York City ballet ne dissimule pas qu'il s'agisse d'elle, la méthode de l'extase est identifiée de façon claire. Il s'agit de 298 séances passées à se faire foutre dans le cul par un homme. 
Pardonnez ce vocable un peu cru mais il est difficile sans trahir d'user d'un autre registre pour rendre compte de Ma Reddition. Cette ode à la sodomie est cela, la recherche dans le sexe de l'élixir miraculeux qui sauvera sa pratiquante d'une angoisse fondamentale.

A la lecture, on reste pourtant frappé par le pur et absolu nombrilisme de la démarche. Avec l‘homme qu‘elle place au centre de son livre et de son adoration, A-man qui lui révèle la sodomie, Toni Bentley parle de sa soumission et de sa volonté de se donner, ce qui est sa conviction subjective. Pourtant cet amant qui n'est jamais un compagnon, ni d'ailleurs un partenaire exclusif, semble surtout une clef dont elle se sert pour déverrouiller les recoins les plus douloureux de son être. A chaque chapitre, les sodomies sacrées qu'elle idéalise semblent toujours relever pour la narratrice de la recherche frénétique de son équilibre, l'envolée sentimentale est d'avance bannie.

Pas beaucoup d'idéalisme finalement derrière cette recherche de l'idéal, peut-être navigue-t-on trop entre cul et psychanalyse ?

C'est en cela d'ailleurs que ce livre est le plus cruellement vrai, offrant une lecture de notre époque. Autant que les rencontres entre des corps assoiffés de plaisir, ma Reddition montre involontairement et crûment l'avidité d'esprits que des années de pratique avouée de la psychanalyse ont centré toujours plus sur leur moi.

Entre analyse et féminisme, l'acte d'amour n'est plus poursuivi que pour l'emplâtre qu'il peut déposer sur les blessures dont l'examen est devenu obsessionnel, mettant à vif plus qu'il ne met à jour.
L'amour n'est plus, reste la baise et elle à beau être sainte et Toni Bentley parler d'extase à toutes ses pages, curieusement on finit le livre sans l'envier beaucoup.Pour approcher un idéal en amour, sans doute la vérité littéraire prête-t-elle plus de poids aux rêves qu'aux analyses.

 

Il faut savoir qu' une pièce de théâtre a été tirée de ce texte autobiographique, ce qui atteste un peu plus de sa qualité littéraire.


Aux Etats-unis, en Grande Bretagne..

http://www.playbill.com/news/article/stage-adaptation-of-toni-bentleys-the-surrender-makes-u.s.-premiere-on-thea-213531

 

Et aussi en Espagne..

 

 

 


Voila les amis,je vous laisse avec un extrait tiré du site psychologies:


 

  La première a été la sienne. Dans mon cul. Je ne connais pas sa longueur exacte, mais elle est franchement trop grosse - juste ce qu'il faut. De moyenne largeur, ni trop fine ni trop épaisse. Belle.

Mon petit cul, celui d'un adolescent, étroit et bien serré. Vingt-cinq ans à le serrer comme toute danseuse classique. Depuis l'âge de quatre ans, l'âge où j'ai pour la première fois déclaré la guerre à mon papa. Tourner les jambes en dehors à partir des hanches remonte le plancher pelvien à la façon d'un tire-bouchon. Je me suis cassé les reins toute ma vie, debout à la barre. Et maintenant je me les fais casser.

Sa verge, mon cul qui se desserre. Divin. A mesure qu'elle me pénètre, je relâche, millimètre après millimètre, la tension, la pression, le resserrement, l'étreinte. Je suis accro à l'endurance physique extrême, au marathon de la décharge d'énergie. Je détends mes muscles, mes tendons, ma chair, mes cellules, ma vie, je lâche ma rage, mon ego, mes habitudes, mes censeurs, mes parents. En même temps je l'attire, sa verge, je l'aspire et l'avale en moi. S'ouvrir et gober, une seule et même chose. La volupté, ai-je appris en me faisant sodomiser, est l'expérience de l'éternité dans l'instant présent.

La sodomie est l'ultime acte sexuel de confiance. Je veux dire qu'on peut vraiment avoir mal - si l'on résiste. Mais si l'on surmonte cette peur, en la traversant, littéralement, ah ! la joie qui nous attend de l'autre côté des conventions. La paix qui vient après la douleur. La clé, c'est de dépasser la douleur. Une fois absorbée, celle-ci est neutralisée et permet une métamorphose.

Le plaisir seul est simple indulgence passagère, une distraction subtile, une anesthésie sur le chemin de quelque chose de plus élevé, de plus profond, plus intime. L'éternité se trouve au-delà, bien au-delà du plaisir. Et de la douleur. Le pourtour de mon cul est l'horizon de l'évènement sexuel, la frontière de cet au-delà auquel il n'y a pas d'échappatoire. Pas pour moi, en tout cas. (... )

Préliminaires

Toc toc toc. Quand je lui ouvre, il met toujours du temps avant d'entrer, il n'est pas pressé. A-Man sait où il va. Et d'où il vient aussi. Il pénètre à l'intérieur, je verrouille la porte, et nous voilà enfermés tous les deux. Déjà la fièvre monte. Puis on s'enlace, on s'étreint. On s'étreint à corps perdus.

Une amorce de jouissance, de la sienne comme de la mienne, forte, enveloppante, possessive. Je commence à gémir, je sens sa verge pousser contre mon ventre. Il empoigne mes hanches et les presse sur son dard. C'est dur de se séparer, mais on doit aller dans la chambre, c'est impératif. Si on ne patiente pas jusque-là, il y a toujours de la casse. La chambre est notre cellule capitonnée, là où notre folie peut se déchaîner sans trop de dégâts matériels.

 

Parfois, il se contente de me tourner dans l'autre sens, sa verge plaquée contre mon cul, et me conduit à la chambre, sans jamais perdre le contact. Nous synchronisons notre marche pour ne pas changer de position. Mais avant d'ébaucher le premier pas, je retrouve ma voix et lui demande s'il veut manger, s'il n'a pas faim. Il refuse toujours, mais je lui pose toujours la question. Nous sommes très courtois l'un vis-à-vis de l'autre.

 

http://www.amazon.es/Ma-reddition-Une-confession-%C3%A9rotique/dp/2350040496

 

PS: curieusement j' ai parlé de ce livre en salle des profs suite à un mini-débat sur les 50 nuances cette semaine avec une de mes collègues qui a lu le livre de Bentley en VO ( My surrender) ...elle aussi m' a dit avoir beaucoup aimé , et je trouvais ça intéressant car c' était cette fois-ci un point de vue de femme.Elle aussi a été frappée par l' authenticité qui se dégageait de ces pages

PS nº2:Allez, je vous laisse avec THEOREME de Pier Palo Pasolini, normal pour un prof de maths  !!!

Ce film n' a à priori rien à voir avec MA REDDITION sauf que si on y regarde de plus près il y a un thème commun...le rachat de nos pêchés, la redemption par le sexe...Le jeune qui apparait dans le film est comme un messie venu libérer les humains de leurs malheurs et de leur misère ...tout comme A-man cet amant extraordinaire que rencontre Toni Bentley, cet amant capable de pénétrer son corps mais aussi le plus profond de ses désirs et pensées...

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 16:28

Je fais partie de ces personnes complètement insensibles à tout le tintouin entourant depuis quelques années les 50 nuances de Grey.Le peu que j' en ai entendu, y compris de la part des personnes qui disent avoir aimé, m' a fait fuir.Toutes ces histoires de romances glamour sado-maso plus de 30 ans après histoire d' O , ça commence à me courir sérieux !

Suite à la sortie du film et à l' afflux massif de gens se précipitant pour voir une "oeuvre" qui a toute l' apparence d' un gros tas de " M... glamour", une amie psychiatre m' a envoyé une lettre destinée aux jeunes, écrite par Miriam Grossman qui est une autre psychiatre, et que je vous fais partager.

En fait je dois préciser par honnêteté intellectuelle que je n' ai pas lu le bouquin,ni vu le film, car tous les commentaires des personnes qui me sont proches et qui l' ont fait confirment le contenu de cette lettre que voici :

"Il n'y a rien de gris dans Cinquantes Nuances de Grey. Tout y est noir.
Je m'explique.
Je viens en aide à des gens intérieurement brisés. Contrairement aux médecins qui font appel aux scanners et aux tests sanguins pour déterminer ce qui fait souffrir quelqu'un, les blessures auxquelles je m'intéresse sont cachées. Je pose des questions et j'écoute attentivement les réponses. C'est ainsi que je découvre pourquoi la personne face à moi "saigne".
Des années d'écoute attentive m'ont beaucoup appris. Une chose que j'ai apprise, les jeunes sont complètement désorientés au sujet de l'amour – comment le trouver et le préserver. Ils font de mauvais choix, et finissent par en souffrir énormément.
Je ne souhaite pas que vous souffriez comme les gens que je vois à mon bureau, alors je tiens à vous avertir concernant un nouveau film, Cinquantes Nuances de Grey. Même si vous ne voyez pas le film, son message s'inocule dans notre culture, et pourrait semer de dangereuses idées dans vos esprits. Soyez avertis.
Cinquantes Nuances de Grey sort le jour de la St-Valentin, alors vous penserez que c'est une romance. Ne tombez pas dans ce piège.
Voilà un film décrivant une relation malsaine, dangereuse, emplie de violence physique et psychologique. Cela a l'air glamour, parce que les acteurs sont splendides, ils se déplacent en voitures de luxe et en jets privés, sur une musique de Beyoncé. Vous pourriez en conclure que Christian et Ana sont cools, et bien que leur relation est différente, elle est acceptable.
Ne vous laissez pas manipuler par un studio hollywoodien. Ces gens n'en veulent qu'à votre argent et ils ne se sentent en rien concernés par vous et vos rêves.
La violence n'est ni glamour ni cool. Ce n'est jamais acceptable, en aucune circonstance.
Voici ce que vous devez savoir au sujet de Cinquantes Nuances de Grey :
Enfant, Christian Grey a été terriblement négligé. Il est complètement désorienté sur l'amour parce qu'il ne l'a jamais réellement expérimenté. Dans son esprit, l'amour se mêle à de mauvais sentiments tels que la souffrance ou la gêne. Christian éprouve du plaisir à faire souffrir les femmes de façon bizarre. Anastasia est une jeune fille immature qui succombe à l'apparence de Christian et à sa fortune, en répondant sans discernement à ses désirs.
Dans le monde réel, cette histoire finirait mal, avec Christian en prison, et Ana dans une institution – ou à la morgue. Ou peut-être que Christian continuerait à battre Ana et elle resterait et souffrirait. De toute manière, leur relation ne serait certainement pas un conte de fée. Croyez-moi.
En tant que médecin, je vous exhorte à ne pas voir Cinquantes Nuances de Grey. Informez-vous, prenez connaissance des faits, et expliquez à vos ami(e)s pourquoi ils ne devraient pas le voir non plus.
Voici quelques idées dangereuses que Cinquantes Nuances de Grey promeut :
1. Les filles veulent des gars qui leur donnent des ordres et deviennent méchants.
Non ! Une femme psychologiquement saine évite la douleur. Elle veut se sentir en sécurité, respectée et protégée par un homme en qui elle peut avoir confiance. Elle rêve de robes de mariée, pas de menottes.
2. Les mecs veulent une fille comme Anastasia douce et peu sûre d'elle.
Faux. Un homme psychologiquement sain veut une femme qui puisse se déterminer par elle-même. Si il dépasse les bornes, il souhaite qu'elle le recadre.
3. Anastasia exerce son libre arbitre lorsqu'elle consent à être malmenée, nul ne peut donc juger sa décision.
Logique douteuse. Bien-sûr qu'Anastasia a eu le choix – mais elle a mal choisi. Une décision autodestructrice est une mauvaise décision.
4. Anastasia oriente ses choix concernant Christian de manière réfléchie et distancée.
J'en doute. Christian submerge Anastasia d'alcool, troublant ainsi son jugement. En outre, Anastasia devient sexuellement active avec Christian – sa toute première expérience – très vite après l'avoir rencontré. La Neuroscience suggère que leur intimité pourrait avoir accélérer ses sentiments d'affection et de confiance, bien avant qu'elle soit certaine qu'il les mérite. Le sexe est une expérience puissante et intense – en particulier la première fois. Finalement, Christian manipule Anastasia jusqu'à lui faire signer un accord légal lui interdisant de dire à qui que ce soit qu'il est une brute de longue date.
L'alcool, le sexe et la manipulation – sont difficilement les ingrédients d'une décision réfléchie et distancée.
5. Les problèmes affectifs de Christian sont guéris par l'amour d'Anastasia.
Seulement dans un film. Dans le monde réel, Christian ne changerait pas véritablement d'un degré. Si Anastasia était emplie du besoin d'aider les personnes mentalement perturbées, elle aurait dû devenir psychiatre ou travailleur social.
6. Les expériences sexuelles sont une bonne chose.
Peut-être… pour des adultes, dans une relation longue, saine, sérieuse, et monogame qu'on appelle le “mariage”. Autrement, vous êtes un candidat à haut risque des M.S.T, de la grossesse, et des agressions sexuelles. Il est sage d'être très prudent quant aux personnes que vous autorisez à se rapprocher de vous physiquement comme affectueusement parce qu'une simple rencontre peut vous faire dérailler et affecter votre vie à jamais.
En substance : la puissance de Cinquantes Nuances de Grey repose dans sa capacité à semer les graines du doute.
Il y a d'énormes différences entre les relations saines et malsaines, mais le film brouille ces différences.
Alors tu commences par te demander : qu'est ce qui est sain dans une relation ? Qu'est ce qui ne va pas ? Il y a tant de nuances de gris… je ne suis pas sûr.
Écoutez, c'est de votre sécurité et de votre avenir dont nous parlons ici. Il n'y a pas de place au doute. Une relation qui inclut la violence, consentie ou pas, est inacceptable.
C'est blanc ou c'est noir. Il n'y a aucune nuance de gris ici. Pas une seule.
Par Miriam Grossmann, Docteur en Psychiatrie"

Et bien voilà, il me semble qu' elle a tout dit la dame...Y' a plus qu' à la remercier pour mettre en garde les jeunes générations

Voici la lettre originale en anglais

http://www.megmeekermd.com/2015/02/a-psychiatrists-letter-to-young-people-about-fifty-shades-of-grey/

 

Histoire d' enfoncer le clou voici un fait divers tragique d' un imitateur desaxé...Ceci dit, ne me faites pas dire ce que je n' ai pas dit.Le mec était malade avant que n' existe le film...disons que celui-ci lui a permis de scénariser sa folie ou sa monstruosité...

http://www.periodistadigital.com/codigoxy/gente/2014/08/25/asesinato-50-sombras-grey.shtml


shades-of-grey-pics-jamie-dornan-dakota-johnson.jpg

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:13

Bonjour les amis,

En lisant le bel article de Rosemar en hommage à la guitare j' ai fait de brèves recherches pour lui répondre, et, sans m' en rendre compte,je me suis replongé dans cet univers passionnant que j' ai abordé à la fin de mon adolescence

Et puis ce qui devait arriver arriva...Je suis allé sortir l' étui de ma guitare artisan Amalio Burguet.J' ai vu qu' il manquait sur l' instrument impeccablement conservé la corde de sol qui s' était rompue...Pas de problème, je l' ai remplacée et puis j' ai réaccordé la guitare en y allant doucement sur la tension des cordes après ces longues années d' inactivité.

Je commence gentiment en faisant quelques arpèges...Tout va bien.Le son est tonique simplement il manque un peu de brillant car les cordes sont mortes et par ailleurs je n' ai pas d' ongles sur la main droite.

Je continue en essayant d' interpréter mon morceau fétiche HORIZONS de Steve Hacket de Génésis tiré de l' album Foxtrot.Ça va...j' ai des doutes sur la deuxième partie mais je descends au garage retrouver ma partoche des années 70 et je remets rapidement en place le morceau.

Ma fille observe mes allées et venues, et puis elle me dit:" Papa ce serait quand même bien que tu t' y remettes !"

 Je lui réponds: "...faut voir...faut voir...la musique absorbe beaucoup de temps et ça fait belle lurette que je suis un peu overbooking...mais c' est envisageable !"

Rapidement je fais une sélection parmi les 10 à 20 kg de partitions qui doivent traîner dans la maison, et finalement j' essaie d' imaginer un plan de réactivation et de reprise.

Tout d' abord il faut éviter certains pièges qui consisteraient à s' attaquer à des pièces qui requièrent une excellente maitrise technique, comme celle-ci.Sa technique d' arpèges c' est au moins un an à deux ans de boulot acharné !...mais en fait, il y en a qui n' y arriveront jamais...

 

Pas plus qu' une pièce comme les abeilles de BARRIOS.

Ecoutez ! On a l' impression de les entendre voler ces abeilles.

 

Au passage réécoutez cette autre interprétation presque " insuperable" comme disent les espagnols:"insupérable" veut dire dans ce cas précis " difficile de faire mieux"...

"

 

Il y a aussi une certaine CATEDRAL, toujours du même BARRIOS qui est très tentante.

D' abord un premier mouvement très beau emprunt de recueillement et de religiosité et puis quand on arrive au 3 ème mouvement à 4 minutes1 seconde c' est tout simplement EPOUSTOUFLANT ! La chair de poule !

L' athée que je suis est saisi d' un doute pendant 4 minutes et pense que Dieu existe peut-être !

Ce 3 ème mouvement me permet de vous parler d' une première règle d' or pour tout interprète, que ce soit à la guitare ou sur n' importe quel autre instrument.

Si une pièce est très compliquée à interpréter l' auditeur lui n' a pas à s' en rendre compte et la musique doit fluer aussi naturellement que l' eau s' écoulant d' une cascade issue d' un lac de montagne.

Cette naturalité est l' essence même de la musique...Le père de Barenboïm a "torturé" son fils pourtant virtuose pendant toute son enfance afin qu' il ait un jeu "naturel"...

Donc, revenons un peu sur terre disais-je, et évitons, au moment de reprendre un instrument de regarder des sommets qui prendraient de longues années à atteindre, c' est irréaliste et ce n' est pas la bonne méthode.

NON , il faut rechercher dans un registre plus simple, des pièces qui donnent énormément de plaisir à interpréter.Le baroque en regorge ( moi je suis à la fois baroque et ROCK...)

J' ai donc selectionné cette pièce-ci qui est dans mes cordes ( sans mauvais jeu de mots) au jour d' aujourd' hui.

Je ne sais pas ce que cette pièce vous inspire les amis, mais moi quand je la jouais il y a quelques années, je la trouvais tout simplement jouissive !

Je vais essayer d' y revenir cette semaine...on verra...je ne promets rien...mais une chose est sûre..si je la joue je veux que ce soit aussi naturel que cet interprète du clip !

Reste enfin à vous parler d' un de mes problèmes majeurs avec la guitare.

C' est souvent simple de jouer une pièce mais ça l' est moins de jouer propre...Sur la guitare il y a des cordes à vides qui doivent bien résonner et la position des doigts fait qu' il peut arriver de les étouffer et donc l' instrument ne donne pas tout son potentiel, mais il y a pire...Parfois les cordes à vides continuent de résonner en dehors de l' harmonie et cette fois-ci c' est le contraire qui se produit: il faut les étouffer pour éviter une cacophonie des plus fâcheuses.Il faut jouer PROPRE !

Mon copain Juli qui lui est un professionnel me dit que les guitaristes sont comme les pompiers et qu'ils doivent savoir éteindre les foyers d' incendies...Juli m' explique que c' est une des grandes difficultés de la guitare...JOUER PROPRE...ce qui m' amène au fait que j' ai arrêté de jouer cet instrument il y a quelques années: j' ai arrêté, car frustré de ne pas jouer propre ou, tout du moins, aussi propre que je le voulais.J' avais mis la barre peut-être un peu trop haut pour un simple musicien amateur...Il faut dire aussi que j' ai des doigts plutôt gros et que ça m' oblige à être bien plus précis ( pour ne pas étouffer les autres cordes) qu' une personne qui a de longs doigts fins.

Là, je vais reprendre l' instrument dans les jours qui viennent et puis je me ferai driver par Juli

OBJECTIF: savoir se choisir un répertoire dans lequel je serai à l' aise et que je pourrai interpréter de manière PROPRE...On verra.

Moralité du jour:

J'aime les chansons populaires, c' est la faute à ma mère

 J' AI REPRIS LA GUITARE, C' EST LA FAUTE A ROSEMAR !     

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 12:52

A l' heure où j'ecris ces lignes l' eurogroupe examinera la demande du gouvernement grec de prolonger de 6 mois le plan d' aide de la Troika, et l' Allemagne principal pays créditeur s' y oppose pour l' instant en prétextant que La Grèce n' offre aucune garantie de respecter les conditions imposées.

Nous voici donc arrivés à la croisée des chemins, ce lieu où les athéniens s' atteignirent, avec un pays qui veut changer le cours de son histoire en portant au pouvoir un parti politique dont le programme va résolument à l' encontre de toutes les exigences de l' UE ( coupes budgétaires, réformes, privatisation des services et des grands secteurs, etc...).

Le nouveau gouvernement veut mettre en place une politique de distribution de pouvoir d' achat dont il ne dispose pas si la Troika ne prête pas cet argent.A la base les grecs demandaient 12 milliards pour relancer leur économie mais bien évidemment cette mesure, même si elle faisait partie du programme de Syriza n' a aucune légitimité si ce sont les autres partenaires qui doivent la financer.Un gouvernant, quelque soit la majorité qui l' a porté au pouvoir, ne peut décider que d' autres partenaires financeront sa relance sans obtenir préalablement leur accord...

Durant ces premières semaines les exigences de Varoufakis n' ont qu' énerver ses partenaires. Finalement il n' a absolument rien obtenu en échange.Il a essayé de faire une forme de chantage humanitaire, de bluff en jouant avec de nouvelles alliances ( Russie, Chine, etc...) et tout cela n' a fait qu' entamer un peu plus sa crédibilité.Varoufakis n' a pas travaillé avec suffisemment de sérieux ses premières demandes chiffrées et apparaît , dans le monde des hommes en noir de la Troika, comme un aventurier effronté, une espèce de rock-star mal élévée de l' économie,coupé du monde des réalités, dont les demandes sont assez invraisemblables et extravagantes...Le fait qu' il revoit comme il l' a fait cette semaine ses demandes à la baisse ne fait qu' augmenter sa perte de crédibilité,à peine supérieure à celle d un marchand de tapis... 

L' ensemble des mesures proposées par SYRIZA demandera du temps pour qu' elles aient un effet sur l' économie réelle du pays, et les partenaires européens sont peu enclins à renflouer une économie qui, au jour d' aujourd' hui ressemble encore à un tonneau percé.

Dans ce contexte, j' ai du mal à comprendre pourquoi les dirigeants de Syriza ne sont pas les premiers à demander à sortir de l' euro...

C' est une mesure difficile à prendre mais qui permettrait à la Grèce de pouvoir jouer sur sa monnaie qu' elle pourrait émettre selon ses nécessités même si celle-ci ne vaudrait plus grand chose sur le marché des devises.Ça lui permettrait de payer le salaire de ses fonctionnaires et de distribuer du pouvoir d' achat sur ses produits nationaux.Il y aurait une première étape difficile mais ensuite l' horizon pourrait s' ouvrir à nouveau pour une économie qui gagnerait en souveraineté nationale et qui pourrait jouer sur la dévaluation pour gagner en compétitivité.

Ce serait aussi moins humilliant pour les grecs de reprendre leurs billes que de constamment faire l' aumône sans aucune garantie que la situation va s' améliorer dans les conditions imposées par l' UE.

Des dirigeants de droite comme Cameron et des ex-dirigeants comme Valery Giscard d' Estaing pensent que ce serait la meilleure solution pour tout le monde.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/18/97002-20150218FILWWW00451-vge-pour-un-sortie-de-l-euro-pour-la-grece.php

Curieusement, à gauche, le spectre d' une contagion de la sortie de l' euro fait que cette option n' est pas envisagée.

Moi si j' étais grec aujourd' hui j' aurais envie que Tsipras puisse mettre en oeuvre une nouvelle politique et j' essaierais de m' affranchir le plus tôt possible de ce boulet mortel qu' est devenu l' euro pour mon pays.

Ce serait aussi une façon de regagner une dignité foulée aux pieds de l' UE qui m' a trompé , qui a utilisé les franges les plus corrompues de mon establishment pour finalement m' étrangler et m' installer dans une situation sans issue...ou qui prendrait des décennies à s' améliorer.

Mon cher Tsipras, j' aimerais tellement que tu puisses faire un énorme pied de nez à ce monde néolibéral qui vous étouffe.J' aimerais tellement que tu puisses démontrer qu' il existe un autre chemin que l' austérité prônée par Merkel et qui ne sert que ses intérêts, mais il faut aussi que tu t' en donnes les moyens.Attention au danger des demi-mesures...Tends la main mais pour reconquérir une véritable souveraineté...

Demande ce prolongement de la dette auquel tu as droit et Reprends tes billes !

tsipras8.jpg

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 20:51

Un Parti Flamand proche du FN a fait une campagne sur Bruxelles en 2013 dont j' ignorais tout ...

J' ai d' abord cru que c' était un montage.

Voici la vidéo.

 

 

 

 

Mis à part les aspects puants de cette campagne,il y a aussi une certaine forme d' humour noir, de second degré et de cynisme...

Un intervenant explique aux étrangers :

" Méfiez-vous ! Chez nous il y a de la graisse de porc un peu partout même dans les bonbons ! "

Un autre dit :

"Nos trains ne sont pas à l' heure et vous risquez de rater vos rendez-vous avec les structures d' accueil et de soutien aux étrangers en Belgique..."

Une autre dit : " Ici il fait froid et il peut faire moins 15 degrés en hiver et vous seriez probablement mieux chez vous"

 

L' extrême-droite nous la joue modeste en explicant " aimablement" aux étrangers qu' ils seraient probablement mieux chez eux...

Bref, il fallait oser, comme disait Audiard...

Le parti s' appelle Vlams Belang et ses militants nous la jouent " humaniste"...restez chez vous les amis ! Dans votre propre intérêt !

Humour belge...tout le monde peut pas comprendre...

Voici un lien pour ceux qui veulent en savoir un peu plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vlaams_Belang

 

 

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article