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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 21:07

Bonjour les amis,

Aujourd' hui je vous présente une artiste brésilienne que je ne connaissais pas il y a encore une demi-heure.

Voici sa bio ( que j' ai traduis moi-même de l' anglais) sur le site du fabricant d' instruments et d' harmonicas Hohner.

 

Diplômé à l'École des Beaux-Arts de Paraná, la musicienne et compositeur Indiara Sfair est née dans la ville de Curitiba, au sud du Brésil, et a participé à plusieurs projets sur la scène Blues and Jazz du pays.

L'harmonica est son instrument principal et elle a commencé à jouer dans le projet Double Blues, un duo de Blues, avec Ricardo Maranhão. Aujourd'hui, elle fait partie de deux autres groupes remarquables, Milk'n Blues et Tic Tac Joe, qui ont gagné une visibilité nationale et internationale. Les deux groupes ont sorti leurs premiers albums en 2015.

En tant qu'instrumentiste solo, Indiara a participé à divers forums et conférences tels que la première Expo Harmônica do Brasil à São Paulo, le Festival de musique de São Bento do Sul à Santa Catarina et Fórum Harmônicas Brasil à Ceará. Elle a également participé aux albums de nombreux musiciens et concerts de grands noms tels que Kenny Brown, Mud Morganfield (fils des légendaires Mud Waters) et Lurrie Bell.
Avec Milk'n Blues, Indiara a joué dans plusieurs spectacles télévisés locaux et nationaux et dans des festivals tels que Lupalluna, Festival international de l'Ilha Blues, Curitibano Blues Festival, Festival de Blues de Londrina et Manguinhos Jazz et Blues Festival.

Au cours des trois dernières années, elle a joué avec le traditionnel Orquestra Harmônicas de Curitiba, un orchestre d'harmonicas formé il y a 37 ans. Cet orchestre formé et dirigé par le célèbre joueur d'harmonica et ancien tuteur d'Indiara, Benê Chiréia,  est le seul de son genre dans toute l'Amérique latine.

Indiara n'utilise aucune distorsion quand elle joue de l'harmonica, car elle préfère le son propre des instruments en bois qui ont une réponse précise, un timbre lumineux et une bonne attaque, comme le modèle Marine Band de Hohner.

Et maintenant place à la musique...Écoutez-moi cette impro les amis...

C' est mon coup de coeur de la semaine.Indiara Sfair est prodigieuse.

C' est fabuleux ce qu'elle sort de son instrument.Quelle inspiration !

Elle nous emmène très haut la petite ! Plus blues tu meurs !

La voici sur cet extrait avec son complice Ricardo Maranhão qui l' accompagne à la guitare et au chant sur le OLD LOVE d' Eric Clapton...

Et encore sur ce lien une dernière petite illustration de sa technique instrumentale impeccable.

C' est très propre ce qu' elle fait.Elle ne triche pas.il n' y a aucun effet électronique d' écho ou de reverb ! Le son est 100% naturel.

Apparemment, elle compose aussi.Voici une de ses chansons.

Et si vous voulez suivre son actualité artistique voici sa page facebook où elle y dit, entre autres, que le premier morceau que j' ai mis en lien vient d' atteindre les 7 millions d' écoutes en 40 jours, et que cette impro  est en train de se convertir en son morceau fétiche ...

Enfin, sachez pour la petite histoire que l' harmonica est un instrument faussement facile.C' est très facile d' en tirer quelques notes sans aucune connaissances préalables mais ce n' est pas simple du tout de jouer des partitions plus étoffées qui contiennent toutes les notes d'une tonalité.

D' une part certaines notes sont produites en soufflant tandis que d' autres le sont en aspirant ( c' est le même principe que l' accordéon diatonique où il faut tirer ou pousser suivant la note que l' on veut produire).D' autre part les notes en dehors de la tonalité de l' instrument ( les altérations dièses ou bémols) sont obtenues par la position des lèvres et la direction du souffle imprimée par l' instrumentiste ( donc un seul et même trou de l'instrument peut produire jusqu' à 3, 4 voire 5 notes différentes).Donc arriver à jouer toute une ligne musicale de manière égale et régulière sans que l' auditeur ne ressente ces difficultés techniques ( souffler ou aspirer+changement de position de lèvres) n' est pas aisé.Bref, pour jouer comme Indiara ça demande toute une vie...

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 18:18

Bonjour les amis,

Je viens de terminer un roman assez volumineux de plus de 700 pages de Luca di Fulvio intitulé LE GANG DES RÊVES.

En voici un résumé:

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...
L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. 
Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté.

"Le gang des rêves" de Luca Di Fulvio

Alors c' est un roman assez torrentiel qui commence en Italie au début du siècle dernier.Cetta, jeune paysanne italienne fuit son pays et arrive à New-york avec son bébé née d' un viol.

Pour survivre elle devra vendre son corps et elle luttera avec une seule obsession: devenir américaine, et que son fils, rebaptisé Christmas  soit un citoyen américain à part entière.

Le récit est dense avec des allers et venues dans différentes époques.Nous suivons l' itinéraire de Cetta, la jeune immigrée qui ne connait pas un mot d' anglais et qui découvre New-York, et en parallèle celui de son fils Chris qui  devra apprendre à survivre à l' école de la rue, une rue qui est livrée aux rivalités entre gangs: les irlandais, les juifs, les italiens...

Le personnage de Chris est celui qui porte le récit.Il est très débrouillard,a du culot,et possède une intelligence hors du commun qui lui permet de se frayer un chemin, et de tenter de vivre son rêve américain.

On est happé par l' histoire qui nous fait croiser plein de personnages hauts en couleurs issus des bas-fonds new-yorkais.Certains sont truculents, d' autres pathétiques:il y a des pauvres prolos hyper exploités, des braves types et des méchants teigneux, des durs, des petits truands sans ambition,des maquereaux et des vrais caïds.

Ce roman est aussi une grande histoire d' amour. Chris va porter secours à Ruth qui est une jeune juive issue d' une famille très aisée et qui a été victime d' une agression horrible.Chris tombera sous le charme de Ruth qui est extrêmement traumatisée par son agression.

Cette histoire d' amour semble à priori impossible puisque Chris et Ruth appartiennent aux deux extrêmes de l' échelle sociale.Les relations entre Ruth et Chris seront le fil rouge de tout le récit et tout ce que va entreprendre Chris sera fait par amour pour Ruth.

Par ailleurs, Di Fulvio nous fait suivre aussi en parallèle la trajectoire violente et sanguinaire de Bill, l' agresseur de Ruth.C' est lui qui incarne le Mal absolu dans le roman...

Le livre nous fera revivre l' Amérique des années 20 , de l' avant- prohibition, du cinéma muet et parlant, de la radio, de la comédie musicale et de Broadway...On y voit aussi l' Amérique de l' immigration,des ghettos, du racisme, des syndicats, des premières usines automobiles FORD et de la taylorisation.

Le récit nous promène de la côte Est à la côte Ouest où Hollywood attire tous ceux qui rêvent de fortune et de faire du cinéma.On y découvre une industrie cinématographique naissante, quasi mafieuse, très cynique où les jeunes filles trop innocentes sont exploitées sans vergogne.

Le début du roman fait penser à IL ETAIT UNE FOIS L' AMÉRIQUE de Sergio Leone mais cependant avec une différence importante:Chris, même s' il est en contact avec la pègre va chercher rapidement une solution personnelle pour sortir de la délinquance.Impossible de séduire Ruth en restant dans l' illégalité.

Chris possède une imagination hors du commun et un charisme qui lui permettent de subjuguer ceux qui l' écoutent.L' Amérique toujours à la recherche de jeunes talents lui donnera sa chance...Quant à son histoire avec Ruth, il faudra attendre la dernière page pour savoir comment elle se conclut.

Il faut ajouter qu' il y a dans ce roman de très bons dialogues et une bonne dose d' humour. C'est finalement une écriture très cinématographique....à tel point qu' on se demande s' il n' y aura pas un metteur en scène en mal d' inspiration qui va tenter d' en faire une adaptation.

Moi si je devais produire ce film je chercherais déjà le nouveau Di Caprio pour tenir le rôle Chris...et la nouvelle Monica Bellucci pour tenir le rôle de Cetta.

Pour le personnage de Ruth je l' imagine comme ça...

 

 

"Le gang des rêves" de Luca Di Fulvio

Pour en savoir plus sur ce roman, vous pouvez aller sur ce lien.

Je dédie ce petit billet à ma copine d' origine romaine Sonia qui est en plein milieu du roman et qui ne l' a pas encore fini...et qui a été la première à proposer Bellucci dans le rôle de Cetta.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 09:08

Bonjour les amis,

Nous venons de vivre encore une semaine tragique et  très douloureuse.

L' attaque chimique en Syrie avec des images inhumaines et insupportables d' enfants victimes de fous sanguinaires assoiffés de pouvoir.

Andreea Christea, la touriste roumaine âgée de 31 ans, qui est tombée dans la Tamise suite à l' attentat contre le parlement britannique vient de décéder il y a 24 heures des suites de ses blessures.

Hier un camion tueur a semé la mort et la panique dans les rues de Stockholm.

Hier toujours j' apprends que Donald Trump vient d' envoyer une cinquantaine de missiles sur un objectif militaire syrien en riposte à l' agression barbare aux gaz chimiques.

 

Andreea Christea, une des victimes de l' attentat de Londres

Andreea Christea, une des victimes de l' attentat de Londres

Cette semaine, il m' est arrivé de me lever avec une immense lassitude, témoin impuissant d' un monde malade, qui va très mal, et dont la direction ne semble m' indiquer à aucun moment qu' on se dirige vers le moindre début de commencement de solution...Au contraire.

Cette semaine , je pensais à LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, ce roman d' anticipation de H.G. Wells dans lequel l' écrivain imaginait dans un futur lointain une humanité séparée en deux classes bien distinctes,

Les Elois , créatures hédonistes,  qui vivent à la surface de la Terre de manière insouciante, et sous terre les Morlocks, êtres dégénérés et prédateurs,  qui viennent dévorer de manière régulière des Elois complètement incapables de se défendre.

Wells imaginait une forme de double décadence: d' une part des créatures orientées vers les plaisirs de la vie mais qui ont perdu toute capacité de se défendre, et d' autre part des êtres moralement dégénérés se nourrissant du sang des Elois devenus très vulnérables.

Comment ne pas y voir une terrible métaphore de notre réalité ?

 

 

 

Ces Morlocks du XXI ème siècle...

Dernièrement, Arturo Perez-Reverté, interrogé sur ce thème par un journaliste lui répondait dans une interview de la manière suivante:

" Quand les loups attaquent les agneaux, on ne se pose pas la question de savoir qui va gagner..."

Effectivement, quand les loups attaquent les agneaux les bons bergers sortent leurs chiens.

Nous , les démocrates essayons de nous rassurer en nous disant que nos chiens de berger républicains permettront toujours de triompher du mal...

Oui, cela est vrai tant que nos responsables politiques gardent bien présent à l' esprit que le fait de veiller à la sécurité des citoyens est un devoir sacré prioritaire, inaliénable, et tant qu' ils ne laissent pas aux seuls populistes le monopole d' une volonté déclarée, et sans failles, de tout mettre en oeuvre pour lutter en aval et en amont pour éradiquer le terrorisme de notre sol.

Une démocratie lâche,ambiguë, molle et laxiste est une démocratie en danger.

Parmi les candidats à cette présidentielle 2017, il en est un que je ne nommerai pas, de ces candidats folklo-trostko qui apparaissent et disparaissent tous les 5 ans, qui vient nous pousser la petite chansonnette sur le thème que nous vivons dans un Etat sécuritaire, et qui propose de désarmer la police.Quelle brillante idée ! Eurêka !!!

Et ce " candidat-présidentiable " balance ça dans un pays où il y a eu Charlie, le Bataclan et Nice...au même moment où un bobby vient de se faire trucider à l' arme blanche car il ne pouvait qu' offrir que son corps pour tenter d' arrêter un terroriste fou furieux...désespérant...

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/22/35003-20170322ARTFIG00153-philippe-poutou-veut-desarmer-la-police.php

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:17

Bonjour les amis,

Vous savez que l' une des principales qualités d' un bon professeur c' est son charisme personnel et sa faculté d' attirer l' attention de ses élèves sur le thème qu' il est en train d' exposer en classe.

Ce n' est pas toujours facile...rien de pire qu' un prof rébarbatif et ennuyeux.Et l' humour est souvent l' allié le plus utile des enseignants quand ils veulent retenir l' attention de nos chères têtes blondes.

Voici sur le lien ci-dessous un petit florilège de situations où le professeur a fait preuve d' humour en classe ...

Alors je terminerai cette série de situations drôlatiques avec une petite anecdote personnelle gentillette de cette année avec un groupe d' élèves de 6 èmes.

Il se trouve que l' un d' entre eux est particulièrement dissipé et qu' il a la fâcheuse tendance à parler avec son voisin pendant que je suis en train de donner des explications à toute la classe.

Un jour, suite à un n-ième bavardage intempestif de sa part, je lui demande de se taire et lui fait remarquer que ça fait déjà 50 000 fois depuis le début de l' année que je lui ai dit de ne pas parler en même temps que moi et que je ne sais plus comment je dois le lui expliquer pour qu' il me comprenne.

Or, il se trouve que toute la classe sait que je chante dans un choeur, et l' une de mes élèves assez malicieuse et espiègle,et qui par ailleurs est musicienne, intervient devant tout le groupe en disant:

" Peut-être que si vous le lui disiez en chantant il le retiendrait mieux ? "

Alors, du coup, et sans réfléchir deux secondes , je prends ma plus belle voix de basse et je chante à l' élève incriminé l' air du commandeur de DON GIOVANNI, en improvisant de nouvelles paroles.

Au lieu de chanter " Don Giovanni a cenar teco"  j' ai balancé avec une voix profonde venue d' outre-tombe:

" Ya estoy harto !

estás en mi clase ! 

Y cuando hablo

debes callarte !"

Ce qui donnerait en français.

" J' en ai vraiment marre !

Tu es dans ma classe !

Et quand je parle

Il vaudrait mieux que tu te taises "

J' ai chanté ça en direction de cet élève,en m' approchant de lui, peu à peu, et d' un air menaçant.

Chanter à pleine voix un air d' opéra en classe , ça fait son petit effet.Tout le monde est resté figé, un peu scotché !

Et, vous le croirez ou pas mes chers amis, mais dès que je me suis interrompu, j' ai eu droit à des applaudissements nourris et spontanés de la part de mes élèves ravis ( y compris de la part de l' élève incriminé et aussi de la musicienne qui a apprécié le fait que je relève instantanément son défi avec un minimum de qualité artistique !).

Alors je ne dispose pas de la vidéo de cette scène improvisée mais il vous faut l' imaginer en écoutant le début de ce lien youtube ci-dessous...( mais avec les paroles que j' ai indiquées)...j' ai chanté ça en prenant la même tête que le commandeur à 30 secondes sur le clip...par ailleurs je porte la barbe moi aussi ( et je fais un commandeur assez crédible...).

Je terminerai ce billet en vous disant qu' aux Etats-Unis certains profs de maths apprennent à leurs élèves l' algèbre en utilisant le rap ( que j' abhorre...), et que moi, en Europe, je viens de démontrer que les opéras de Mozart pour récupérer l' attention de tous les élèves ,et bien,ce n' est pas mal non plus...

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Published by alea-jacta-est - dans Enseignement Humour Opéra
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 21:30

Bonjour les amis,

je vous offre aujourd' hui un air de bel canto assez peu connu extrait d' un opéra en 3 actes de Vivaldi.

Il s' agit d' Agitada da due venti  tiré de l' Opéra LA GRISELDA qui est

sans doute l' aria la plus marquante de l' oeuvre.

Ecoutez Cecilia Bartoli.C' est assez prodigieux ce qu' elle fait...

 

 

 

La tempête la fait s' envoler très haut.

Elle nous offre un festival pyrotechnique baroque, un feu d' artifice  d' arpèges vocaux acrobatiques enchaînés à vitesse supersonique et avec toute une gamme très riche de nuances.La fin survoltée est éblouissante !

Cecilia Bartoli est sans doute l' une des rares voix capables de réaliser de telles prouesses avec une telle agilité et qualité technique.

Rarement un naufrage aura provoqué un tel torrent vocal orgasmique !

Alors, au cas où vous n' auriez pas tout compris , voici les paroles originales italiennes suivies d' une traduction française.

 

Agitata da due venti ...
freme l'onda in mar turbato ...
e 'l nocchiero spaventato ...
già s'aspetta a naufragar ...

Dal dovere da l'amore ...
combattuto questo core ...
non resiste e par che ceda ...
e incominci a desperar ...

Agité par deux vents ...
frémit l'onde dans la mer agitée ...
et  l'homme de barre apeuré ...
prévoit déjà un naufrage ...

De l'obligation d'aimer ...
ce coeur ayant combattu ...
Il ne résiste pas et semble cèder...
et commencer à désesperer ...
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:43

Bonjour les amis,

je viens de visionner sur youtube l' altercation ( car il faut bien l' appeler comme ça) entre Christine Angot et François Fillon, et le moins qu' on puisse dire c' est que la romancière a été d' une extraordinaire maladresse ( à tel point que des mauvaises langues finiraient par croire qu' ils l' ont choisie pour ça ! ).

Mais tout d' abord, voici ce clash sur le lien ci-dessous pour ceux qui ne l' auraient pas vu.

L' une des premières choses qu' on apprend au jeu d' échecs c' est qu' il faut préparer ses offensives avec minutie car si vous attaquez votre adversaire sans aucune rigueur vous risquez de lui donner l' occasion qu' il vous réponde intelligemment. 

Votre attaque risque de provoquer l' effet contraire de celui que vous escomptiez.Si vous vous y prenez mal vous risquez de faire passer Fillon pour une victime ( ce qui serait, avouez-le,  le comble de la maladresse).

Quand on s' en prend à une personne publiquement, il y a des règles qu' il ne faut pas transgresser.Nous sommes dans un Etat de Droit et Mme Angot ne peut s' ériger en Juge alors que les tribunaux ne se sont pas encore prononcés.C' est une erreur de débutante qui donne à Fillon l' occasion de lui répondre intelligemment et calmement ( contrairement à son interlocutrice).

Par ailleurs son ton agressif ( on sentait qu' elle avait du mal à contenir ses nerfs) lui enlevait de la crédibilité.Le téléspectateur assiste à une scène avec une agresseuse et un agressé...et se met instinctivement du côté de l' agressé qui garde une certaine sérénité et qui conserve des règles élémentaires de savoir-vivre.

Christine Angot aurait pu préparer cette entrevue en attaquant Fillon, non pas sur sa culpabilité qui n' est pas démontrée mais sur son éthique, sur sa morale.

Elle aurait pu l' attaquer sur le fait qu' il n' a pas respecté la parole donnée de se retirer en cas de mise en examen.C' était facile à faire ça, mais au lieu de porter soigneusement ses coups, elle s'est embourbée...

Elle aurait pu  faire remarquer à Fillon qu' indépendamment des suites judiciaires des affaires pour lesquelles il aura à rendre des comptes, il y a un aspect moral qui choque l' ensemble des français.La manière avec laquelle il a pratiqué un népotisme ( même légal) n' est pas compatible avec le mandat de confiance qu' il demande aux français.

Elle aurait pu lui dire qu' on ne peut demander des efforts aux citoyens quand soi-même on utilise tous les moyens généreux que la République offre à ses élus pour s' en affranchir.

Au lieu de cela, elle s' y est tellement mal pris que Fillon a pu lui répondre ( sans agressivité) que tous les deux étaient mis en examen ( et que ça ne préjugeait en rien de leur culpabilité respective).

Un partout balle au centre...Quelle maladresse de la part de Christine Angot !

Quand elle accuse Fillon de faire du chantage émotionnel au suicide c' est très violent, excessif et malséant !Et encore une fois c' est maladroit car il s' agit d' un procès d' intention...

Alors qu' elle aurait pu reprocher simplement à Fillon de s' approprier du drame de Bérégovoy pour défendre  ses intérêts personnels.Elle aurait pu dire que c' était un peu indécent de sa part et qu' il ne recule devant aucun procédé.

Alors, bien évidemment, certains se réjouiront du fait qu' elle ait pu faire exploser sa colère et son indignation....Oui, mais celles-ci n' étaient pas suffisemment bien formulées pour qu' elles soient efficaces.C' est quand même le comble pour un écrivain, pour une personne qui maitrise la langue et dont on suppose qu' elle aurait été capable de prendre Fillon dans des filets dont il n' aurait pu que difficilement se dépêtrer.

Angot n' a convaincu que les siens, mais n' a pas réussi à marquer des points dans le camp de ses adversaires.

L' altercation s' est terminée en cul-de-sac...en un dialogue de sourds complètement stérile.

Dommage !

Alors, il y a quand même une vérité qui ressort de l' intervention de Christine Angot.

Son indignation, son exaspération, et son sentiment de frustration sont partagés sans doute par beaucoup de français...Beaucoup de téléspectateurs qui se sentiront frustrés qu' elle n' ait pas su porter ses attaques avec plus d' efficacité. Angot aurait pu être leur porte-parole.Malheureusement elle était trop émotive...pas assez froide, ni cérébrale...

Une entrevue de ce calibre ça se prépare !

PS: A contrario, notons que Mélenchon a été plus classe et plus habile durant le Grand Débat,sans être insultant ni irrespectueux, et qu' il en a appelé au sens civique des citoyens qui auront l' occasion de voter pour des candidats plus vertueux...

 

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 14:49

Bonjour les amis,

Aujourd' hui je vais vous parler un peu d' éducation.Juste un peu !

Commençons par écouter cette chronique de Nicole Ferroni sur France inter au sujet de la réforme des collèges, et puis, on en reparle après.

 

 

Alors sachez que la pauvre petite Biboune qui a droit à toute ma compassion est victime de ce qu' on appelle la réforme pédagogiste des enseignements.

A la transmission des savoirs on préfère opposer la construction des savoirs.

Alors,moi j' enseigne en Espagne et pas en France, et donc je pourrais croire que Ferroni caricature et exagère un peu, mais il se trouve que j' ai feuilleté un livre français de mathématiques pour élèves de 5 ème , et j' y ai bien retrouvé les travers dénoncés par la chroniqueuse de France Inter.

Aujourd' hui quand vous ouvrez un livre de mathématiques, et bien, le moins qu' on puisse dire c' est que ce n' est pas clair.Fini les leçons structurées avec des contenus hiérarchisés et qui s' enchaînent de manière logique.

Certaines leçons ressemblent plutôt à un jeu de pistes où des activités proposées sont supposées amener des connaissances qui n' apparaissent plus de façon structurée. 

On a l' impression désagréable que tout est dilué de manière informe...

Comme dit Le sénateur joué par Jean Rochefort qui vérifie les comptes de campagnes militaires de César dans le film Astérix:

" C' est pas clair ! "

Alors, toutes les mauvaises idées promues par les néopedagogues sont arrivées chez moi aussi mais elles n' ont pas encore produit tous les futurs dégâts qui vont en découler irrémédiablement.

J' ai encore la chance de faire mes cours en m' appuyant sur des livres bien faits où apparaissent d' abord les développements théoriques bien expliqués suivis d' activités d' application ( exercices et problèmes).

J' ai encore cette chance de pouvoir travailler de manière logique et de TRANSMETTRE DU SAVOIR.Par ailleurs les parents de mes élèves qui veulent superviser le travail de leurs enfants n' auront aucune difficulté à le faire car je respecte l' ordre du livre, et que dans les cahiers des élèves figurent leurs activités accompagnées de MA CORRECTION qui sert de modèle afin qu' ils aient AU MOINS une référence de travail à la maison...

Pour nous résumer, si le parent prend le livre et le cahier de son enfant il va pouvoir comprendre instantanément toute la logique de ce qui a été travaillé et de ce qui lui est demandé...Et ça, avec la nouvelle réforme, c' est de moins en moins clair...

Alors il ne me reste plus que souhaiter bon courage et bonne chance à toutes les pauvres petites Bibounes de France et de Navarre ainsi qu' à leurs "parents désemparés"...

PS: je profite de ce billet pour dire que Mélenchon a balancé une ÉNORMITÉ sur l' éducation lors du Grand Débat:

Il a dit qu' il y a peut-être des élèves qui ont des carences en maths ou en français mais que c' est difficile de trouver des élèves qui ont des carences partout !

Sans blagues Méluche...Arrête tes plaisanteries parce qu' elles ne sont pas drôles et que tu nous fais rire sur un sujet qui ne nous amuse pas...!

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:52

Bonjour les amis,

Je viens de tomber sur une parodie de l' after-party qui a suivi le GRAND DEBAT entre les principaux prétendants à la présidentielle 2017 auquel n' étaient pas conviés les petits candidats.

Alors, non seulement, je trouve cette scène très drôle, et à peine exagérée, mais elle m' a replongé ( de manière complètement hors-sujet) à un moment très précis de ma jeunesse où, moi-aussi, je m' étais fait refouler de l' entrée d' une certaine boîte branchée parisienne pour ne pas revêtir un look adéquat.

C' était au début des années 80.Une de mes amies m' avait filé un rencard aux Bains-Douches.Elle me racontait sans cesse qu' elle y avait eu des échanges plutôt sympas et marrants avec Jonasz, Voulzy, Souchon, etc...Ma copine ne passait pas inaperçue et effectivement, elle savait entrer en contact avec qui elle voulait.

A l' époque, j' aimais souvent sortir habillé très simplement en jean et avec un pull marin rayé: une espèce de look de vieux loup de mer que j' aimais arborer et qui allait bien avec ma barbe blonde.

Et ce look-là ne passait pas forcément bien à l' entrée des boîtes parisiennes ( à moins de s' appeler Olivier de Kersauson ou Eric Tabarly).

Donc je me présente en fin de soirée à la porte de la dite boîte, et le cerbère de service m'arrête, et m' empêche d' entrer en me disant:

" Désolé Monsieur, mais c' est une soirée privée ! "

Je lui indique le nom de ma copine qui m' a invité et qui ne va probablement pas tarder à arriver mais le mec reste imperturbable et me répète qu' il est désolé et que je ne peux pas entrer !

Alors, moi dans ces cas-là je n' insiste pas du tout.Je tourne vite les talons et je m' en vais en pensant au fond de moi.

"Fuck you ! No problem Ducon ! Ta boîte de m... je m' en tape !...Je me largue de ce pas...Et regarde bien ma tronche car tu ne la verras plus jamais ".

Je tiendrai promesse car ma ma copine m' invitera d' autres fois à la rejoindre  dans cette boîte, mais c' était vraiment hors de question.Partout sauf aux Bains Douches !

Alors moi, une de mes boîtes préférées dans les années 70-80, c' était les 4 Cantons à Villeneuve d' Ascq: une boîte qui passait de la musique Rock, beaucoup de Hard, et où je me suis pas mal éclaté dans mon jeune temps ( le DJ faisait des très beaux déhanchements à la Mick Jagger...)..Je sortais pas mal en Belgique aussi, en pays flamand ( à Courtrai) et en pays  wallon sur la route de Quiévrain et de Peruweltz.La Belgique c' était cool pour faire la fête sur de la musique Rock à une époque où triomphait le Disco.

Quant à Michel Jonasz il me faudra attendre qu' il passe en concert près de chez moi pour le voir en chair et en os, à Aulnoye-Aymeries dans une petite salle.

Je n' ai pas été déçu !

Un super concert qui correspondait à la sortie du disque TRISTESSE.Un de mes préférés.

A l' époque il n' y avait pas 50 artistes français capables de swinguer comme lui sur scène !

On pouvait même  les compter sur les doigts du pouce !

Je me souviens également de la présence de choeurs masculins de qualité sur scène et de son excellent guitariste Kamil Rustam.

 

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:17

Bonjour les amis,

Je ne connais pas les programmes actuels de français mais je me souviens que lorsque j' étais élève nous devions apprendre des poèmes par coeur et les réciter en classe devant le professeur et nos camarades.

C' était un exercice excellent pour travailler la mémoire et la diction.Je me souviens avoir fait ce type de prestation publique jusqu' en classe de seconde.

Un jour l' un de nos camarades ( qui était tétanisé par l' idée de devoir réciter un texte en public) avait dû travailler et mémoriser le poème de François Villon: "La Ballade des Dames du temps jadis".

Alors, notre petit copain qui manquait beaucoup d' assurance était tellement angoissé par sa future audition qu' il n' arrêtait pas de répéter le poème à voix haute à tous moments de la journée.

Et nous, voyant que l' idée de son passage en public le rendait nerveux et angoissé, on s' était amusé à lui changer un des vers du refrain.

En effet, au moment ou notre ami récitait " Mais où sont les neiges d' antan ? " nous on lui glissait à l' oreille " Mais où sont les vierges d' antan ? " histoire de lui faire perdre un peu ses moyens.

Evidemment, notre camarade s' énervait encore plus avec nous, et nous demandait d' arrêter de le troubler davantage car il avait peur de commettre ce lapsus en public.

Alors pour l' embêter encore plus on en remettait une deuxième couche en lui susurrant:

" Mais où sont les verges d' antan ? "

Notre copain commençait à perdre les pédales entre neiges, vierges et verges !

C' était d' autant plus compliqué pour lui qu' à un moment donné du poème il devait dire

" Où sont-ils VIERGE souveraine ? "

Le jour de l' audition, nous étions tous sur le qui-vive, dans l' attente de voir si notre ami surmonterait la terrible épreuve que supposait pour lui cet exercice et réussirait à réciter le poème sans se mêler les pinceaux.

Dès qu' il commença sa récitation nous sentîmes qu' il était très extrêmement tendu, pétrifié à l' idée de commettre un terrible lapsus...et quand il arrivait au vers fatidique, il interrompait sa diction de peur de commettre l' erreur devant le regard intrigué du professeur qui ne comprenait pas le motif d' une telle hésitation.

Notre ami a réussi à passer le premier couplet sans trop d' encombres, puis le deuxième tant bien que mal et puis arrivé au troisième,patatrac !

Il a balancé Verge ou vierge  dans l' hilarité générale,et s'est interrompu, incapable d' aller plus loin...

Notre ami était rouge de confusion....rouge pivoine jusqu' à la pointe de ses oreilles.

Le professeur qui était agacé par ses hésitations successives avait fini par éclater de rire lui aussi quand il en eut compris le motif...Ça s' est terminé dans la bonne humeur générale.

Tout ça les amis pour vous dire que, encore aujourd' hui, quand j' entends la chanson de Brassens je ne peux m' empêcher de penser à l' extrême gêne et confusion de notre copain  qui nous en a voulu un certain temps...

Tout ça pour dire aussi que, comme vous pouvez le constater, nos blagues de potache à l' époque n' étaient pas bien méchantes.

Alors je vous remets le texte original de François Villon ( et non pas de François Fillon)...et surtout ne confondez pas neiges avec vierges, ni avec verges...( c' est complètement idiot mais cette blague facétieuse de lycéen me fait rire encore aujourd' hui...).

Ce jour-là, ce jour de la récitation fut assez inoubliable.Nous n' avions pas eu droit qu' au seul  poème de Villon: la tête et la mine consternée de notre pote c' était tout un poème aussi...lol !

Dites moi où, n'en quel pays 
Est Flora la belle Romaine, 
Archipiades, né Thaïs 
Qui fut sa cousine germaine, 
Écho parlant quand bruit on mène 
Dessus rivière ou sur étang 
Qui beauté eu trop plus qu'humaine. 
Mais ou sont les neiges d'antan? 

Qui beauté eu trop plus qu'humaine. 
Mais ou sont les neiges d'antan? 

Ou est la très sage Hélloïs, 
Pour qui châtré fut et puis moine 
Pierre Esbaillart a Saint Denis? 
Pour son amour eu cette essoine. 
Semblablement, ou est la reine 
Qui commanda que buridan 
Fut jeté en un sac en Seine? 
Mais ou sont les neiges d'antan? 
Fut jeté en un sac en Seine? 
Mais ou sont les neiges d'antan? 

La reine blanche comme lis 
Qui chantait a voix de sirène, 
Berte au grand pied, Bietrix, Aliz 
Harembourgis qui tient le Maine, 
Et Jeanne la bonne Lorraine 
Qu'Anglais brûlèrent a Rouen; 
Où sont ils Vierge souveraine? 
Mais où sont les neiges d'antan? 
Où sont ils Vierge souveraine? 
Mais où sont les neiges d'antan? 

Prince, n'enquérez de semaine 
Ou elles sont, ne de cet an, 
Que ce refrain ne vous remaine: 
Mais ou sont les neiges d'antan? 
Que ce refrain en vous remaine; 
Mais ou sont les neiges d'antan?

 

Et puis je vous remets aussi l' excellent article de Rosemar consacré à ce poème.

 

Je dédie ce billet à la mémoire de Monsieur Van Lathem qui fut notre professeur de français et qui sut nous faire partager son enthousiasme et son amour pour notre belle langue.

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Published by alea-jacta-est - dans récitation lycée Poesie humour
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 13:36

Bonjour les amis,

J' allais vous pondre un billet sur l' écoeurement qui est le mien après le grand débat et la manière dont les candidats ont parlé de la défense de la laïcité, mais je suis tombé sur une réaction de Céline Plina après le récent attentat de Londres qui résume très bien ce que je pense moi-même.

La voici: je partage sans réserves ce qu' elle dit sur son site facebook.

D' ailleurs je vous engage à aller y plusser sa réaction que voici ci-dessous:

 

Encore une vision d'horreur que cet homme au volant d'une voiture, fauchant des piétons, poignardant un policier et essayant d'entrer au Parlement britannique pour achever sa course sanglante au coeur d'un des lieux symboliques du pouvoir et de la démocratie.

Ce mode opératoire, qui rappelle celui de Nice et Berlin, conforme aux instructions de l'Etat islamique, nous renvoie à la montée de cette idéologie politico-religieuse en Europe, mais surtout nous renvoie à nos peurs et à un véritable sentiment d'abandon pour peu qu'une fois de plus, face à cette violence, la plupart de nos politiques, médias et intellectuels choisissent de refuser de la nommer et de dire qui nous attaque et pourquoi. Nous, citoyens, souffrons plus de ne pas être défendus que d'être attaqués. On ne peut empêcher l'Etat islamique de choisir l'occident et l'Europe pour ennemi, mais on peut et on doit exiger de ceux qui nous représentent de prendre la mesure du totalitarisme que nous affrontons, de l'horreur de ses méthodes et de la folie qu'il y a à croire qu'en cédant à ses revendications et en pratiquant des "accommodements raisonnables", nous serons épargnés.

Il n'y a pas plus complaisant que les britanniques qui communiquent sur l'autorisation du port de la Burqa chez les forces de police, après avoir accepté le hijab, et dont le multiculturalisme s'accommode des idéologies et des pratiques séparatistes. Cela ne les aura pas protégés pour autant. La lâcheté face au totalitarisme ne paie pas, le XXème siècle nous l'a pourtant appris au prix de millions de morts.

Alors je suis déjà découragée à l'idée des "voitures folles", "des loups solitaires" et "autres déséquilibrés", des "pas d'amalgames"... qui vont fleurir dans nos journaux. En prime, chez nous en France on devrait encore avoir droit à la mise en accusation de ce que nous sommes, car selon nos islamisto-complaisants, si les islamistes jihadistes nous tuent, c'est que nous l'avons quand-même mérité, parce que nous sommes laïques, que notre société est raciste et que notre Etat est fasciste. On vient d'ailleurs de supporter une soi-disant marche pour la dignité ce 19 mars qui faisait la part belle aux indigènes de la république et autres soutiens des islamistes pour mettre en accusation l'Etat et la société française.

Mais pire encore, nous avons eu droit lundi soir à un débat présidentiel, où le sentiment de décalage entre le peuple et ceux qui aspirent à le représenter était à son comble. Nous avons changé de monde, ils n'ont pas quitté leurs salons. Nous avons changé d'époque, ils semblent n'appartenir à aucun contexte. Nous nous demandons comment vivrons nos enfants dans ce monde violent qui vient, ils semblent détachés de ces angoisses-là. Or nous n'avons pas seulement peur que nos enfants vivent moins bien que nous, nous craignons qu'ils ne connaissent la guerre, la violence et l'arbitraire. Et si nous le craignons autant c'est que lorsqu'on est lucide sur les enjeux, que l'on regarde les candidats, que l'on se dit que l'on n'a pas le choix, qu'il va falloir compter sur eux, et bien on a le sentiment de foncer droit dans le mur. Ils ressemblent à ces films où l'on voit ces généraux se gobergeant derrière la ligne de front, dans un château accueillant tandis que sous la mitraille, soldats et sous-officiers font le travail et y perdent leur vie. Et tandis que nos conditions de vie se durcissent, ils continuent de parler boutiques, statistiques et théories.

En trois heures de débat, lundi, jamais je n'ai eu le sentiment que ces 5 candidats étaient dans le réel, je me demandais si je vivais dans la France dont ils parlaient et si j'avais rêvé Charlie, Paris, Nice, tellement cela ne semblait pas être dans leur environnement mental. Londres nous rappelle hélas que la lutte que nous avons à mener contre le totalitarisme sera longue, cette élection présidentielle nous montre, entre déni et instrumentalisation, que la prise de conscience républicaine n'a pas encore eu lieu chez nos élites.

Pourtant on ne s'habitue jamais à la barbarie, même quand on vit avec. Et c'est tant mieux. On le doit au moins à ces personnes qui sont mortes parce qu'elles ne sont même plus des êtres humains pour ces terroristes, mais juste des moyens de répandre la terreur. Alors qu'au moins ceux qui aspirent à nous représenter regardent en face les temps que nous affrontons, posent leur perruques poudrées et relèvent leurs manches au lieu de se regarder le nombril. Qu'ils cessent de sacrifier l'intérêt général à leurs intérêts électoraux, en allant draguer une clientèle, qu'ils présentent comme musulmane alors qu'elle appartient à la mouvance islamiste, pratiquant ainsi les amalgames qu'ils disent officiellement combattre. Et qu'ils arrêtent avec leurs discours dignes de l'élection de Miss France. Car nous n'aurons la paix que si nous assumons la plus belle part de notre histoire : le goût de la liberté, l'égalité des droits, la laïcité, le refus de la soumission aux dogmes, l'origine de la souveraineté dans le pouvoir créateur de l'homme. Et ces éléments de base qui fondent notre république et notre démocratie ne sont pas à la carte, ni optionnels, ils sont les conditions de l'intégration et ne sont pas négociables.

Terrorisme: ces candidats à la présidentielle qui vivent sur une autre planète...
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