Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 07:12

Bonjour les amis

 

Hier soir j' ai regardé le concours de l' Eurovision avec ma fille. Spectacle familial par excellence à la fois kitch et parfois un peu ringard : on a finalement passé une très bonne soirée tous les deux.

Nous ne savions rien de la chanson française proposée et nous avons suivi la prestation des twin twin d' un air amusé....et puis...et puis...et puis,   face à ce texte si indigent et minimaliste nous avons finalement éclaté de rire, en pensant que c' était plus une blague de potache qu' une chanson de concours...

Après une brève recherche j' ai retrouvé un petit article ce matin qui annonçait bien la contreperformance très prévisible:

 

Fauve, le coup de gueule de Nicolas Ungemuth

Le concept est tellement insensé qu'il en devient brillant: réunir les chanteurs les plus nuls venant de toute l'Europe, et les faire concourir. Cette atrocité perdure depuis 1956, et sera visible, en direct de Copenhague, samedi soir sur cette bonne vieille France 3. Pourquoi, en effet, priver le service public d'une émission de qualité à laquelle les citoyens contribuent directement via leur redevance adorée?

Les Français pourront donc, une fois de plus, rire grassement de ce spectacle très «coloré», et apprécier les «artistes» qui représentent l'Hexagone. En l'occurrence le démentiel groupe Twin Twin (Ouin Ouin n'aurait pas été mal non plus, encore qu'à la réflexion, Neu Neu eut été parfait), et sa tonitruante chanson «Moustache». Ces poètes -dont l'un semble s'être penché sur l'héritage capillaire de feu Desireless- chanteront donc pour des centaines de milliers de téléspectateurs leurs paroles sensationnelles: «Je veux ci, je veux ça, c'est comme-ci, c'est comme ça, je veux ci je veux ça, c'est comme-ci, c'est comme ça, y'a toujours un truc que j'ai pas… J'donnerais tout ce que j'ai contre une moustache, maintenant je sais, ce que je veux c'est une moustache.» Seraient-ils des admirateurs inconditionnels de Jean-Pierre Marielle? De Village People? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre, leur «chanson» est l'un des trucs les plus consternants jamais sélectionnés pour cette manifestation pourtant familière des nullités.

Pour mieux comprendre la sélection, voici l'une des règles de l'Eurovision: «Les chansons concurrentes sont choisies lors de sélections nationales organisées par les diffuseurs participants. L'organisation et la forme de ces sélections sont laissées à l'entière détermination des diffuseurs participants. Les chansons retenues ne doivent pas avoir été commercialisées avant le premier septembre de l'année précédente et leur durée maximale doit être de trois minutes. Les paroles des chansons, ainsi que leur présentation, ne peuvent porter atteinte, ni au concours, ni à l'Union Européenne de Radio-télévision. Il est interdit d'inclure tout mot ou tout geste de nature politique ou assimilable. Il est interdit d'inclure toute insulte ou tout langage inacceptable.». On voit, tout de suite, le souci de la qualité… Mais nous aimons aussi beaucoup celle-ci: «Chaque présentation ne peut compter que six personnes au maximum sur scène. Aucun animal vivant ne peut être amené sur scène» (ce qui suppose que les animaux morts sont tolérés. Nous suggérons donc pour les prochains participants d'apporter un poulpe décongelé, on en trouve dans toutes les bonnes poissonneries). C'est une bonne nouvelle: certes, les Twin Twin sont affligeants, mais nous avons désormais la preuve qu'ils ne sont pas des animaux puisqu'ils ne sont pas morts.

Mais tout de même: pourquoi tant d'horreur? Quelques perfides spécialistes ont suggéré la thèse suivante: le pays qui remporte l'Eurovision devant accueillir l'édition suivante, il est préférable de perdre, cette manifestation culturelle étant hors de prix. Ce qui expliquerait le choix, toujours terrifiant, des chanteurs sélectionnés. Et donne parfois des situations cocasses. Ainsi, en 2012, la cérémonie se déroula-t-elle dans une charmante dictature qui avait mis les journalistes et techniciens dans un état d'angoisse certain: l'Azerbaïdjan. A Bakou, ça grinçait plus que ça ne guinchait. D'où l'idée de Jean-Christophe Buisson, spécialiste des dictatures au Figaro Magazine, qui souhaite de toute force qu'en 2014, le candidat Belarusse l'emporte. Ce qui supposerait, en 2015, une grande fiesta «colorée» et joviale à Minsk, riante cité peinant à développer son tourisme. Avec un peu de chance, c'est faisable.

Reste une suggestion pour les statisticiens: il serait intéressant de savoir si le taux de suicide des Français n'augmente pas sensiblement à chaque diffusion de l'Eurovision. Si c'est le cas, nous saurons y remédier. Si ce ne l'est pas, ce sera la preuve du moral indestructible des citoyens.

Alors d' un seul coup j' ai tout compris les amis...effectivement le but n' était pas de gagner...il fallait laisser ça aux dictatures pour qu' elles puissent maintenir leur culte hyperpatriotique ...il fallait absolument que le meilleur perde !!! Et là, je reconnais que la France a frappé très fort hier soir avec plus de 7 points d' écart derrière San Marin et le Montenegro (  non j' ai vu monter personne...).

Personne ne peut lui disputer sa place de dernière !

 

Bonne fin de journée les amis

  

twin-twin.jpg

 

 

PS: voici pêle-mêle quelques intantanés de cette édition de 2014:

- bon début avec la chanson ukrainienne...la chanteuse très belle ...mais ça vous savez déjà que j' aime les ukrainiennes ( notez que cette ukrainienne-là n' est pas blonde...et oui, tout est possible) 

- Pologne...avec une des participantes aguicheuse, vulgaire et hypersiliconée qui ressemble davantage à une actrice porno...choréographie rigolote quand même mélangeant des éléments modernes provocateurs avec d' autres complètement traditionnels...

-Italie...La chemise de la chanteuse craque...sa jupe très très courte remonte trop...elle ne s' en rend pas compte...du coup plus personne n' écoute vraiment ce qu' elle chante ...ma fille est écroulée de rire ! Moi je suis un peu déçu par sa chanson

- Autriche: heu...heu...femme à barbe...esthétiquement je ne suis pas complètement préparé...je perds un peu mes repères mais dès qu' elle chante tout s' illumine ! 

- La Norvège: un beau charpentier romantique, viril et musclé et tout et tout..Il a l' air de souffrir d' amour...ma fille craque !

- L' Islande: des costards de toutes les couleurs...et une mélodie qui accroche...bien rythmé...Yeaaahhh

- La Suisse: on n' a jamais vu un chanteur siffler avec autant de talent...j' applaudis 

- L' Espagne: ma fille aime bien..la chanteuse a du coffre et interprète bien sa chanson

- La Finlande: un bon groupe Rock...boys band très propres sur eux...bien balancé leur morceau...je les mets dans mon top 3

- Russie: 2 belles jumelles blondes...le pays de notre Vladimir homophobe joue franchement la carte du gros fantasme sexuel ( J' imagine Vladimir regardant ce spectacle en salivant  pire que notre DSK )...Ah oui, en plus elles chantent très bien et la chanson est jolie...

- la Hollande...belle ballade country...la chanteuse est vraiment radieuse...elle nous emporterait au bout du monde avec son sourire...

Un dernier détail: j' ai l' air de rigoler comme ça mais je suis toujours très admiratif pour tous ceux qui montent sur scène et qui se produisent devant des millions de télespectateurs en direct.Tous les participants avaient énormément de talent et ça je ne l' oublie pas contrairement à certains présentateurs télé que je ne nommerai pas (comme le copain de Dave...Marc-Olivier machinchose...)

PS nº2: L' Ukraine, contrairement à TOUTES LES EDITIONS ANTÉRIEURES où elle a participé, n' a pas oublié de ne laisser aucun point à la Russie conformément à ce que j' annonçais de manière rigolarde il y a quelques semaines.

Notons également que pour la première fois la politique a fait son entrée dans le concours puisqu' on entendait des sifflets dans le public à chaque fois que la Russie récoltait les 12 points. 

PSnº3: Fatizo a eu la bonne idée de mettre un résumé de toutes les chansons dans son commentaire, et je le remets donc ici pour que tous les lecteurs puissent juger par eux-mêmes.  

 

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:54

Bonjour les amis

 

Je continue ma petite incursion dans le ciné ibérique et, cette fois-ci je me suis trouvé LES SORCIERES DE ZUGARRAMURDI un film que j' ai bien aimé et qui, par moments, m' a fait hurler de rire...Une comédie gore, décalée qui par certains de ses aspects pouvait rappeller pour les cinéphiles UNE NUIT EN ENFER de Robert Rodriguez.

 Les-Sorcieres-de-Zugarramurdi-Affiche-1.jpg

 

     

Tout d' abord voici le sinopsis:

 

 En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol à Madrid. José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice, sex symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la France en échappant à la police…Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…

 

 

J' ai recherché sur la toile une critique assez complète qui s' approche le plus de ce que je pense moi-même du film.

Voici celle de Nicolas Gilli

 

Un film d’Álex de la Iglesia est toujours un évènement, à la fois car le réalisateur espagnol est capable de folies et ne manque jamais d’idées, mais également car ses films, aussi dingues soient-ils, sont toujours portés par un message extrêmement grave. Comme une poignée d’autres auteurs, ses purs films de genre sont des véhicules contestataires qui cachent habilement leurs intentions, pour mieux s’incruster durablement dans l’esprit du spectateur. Les Sorcières de Zugarramurdi ne déroge pas à la règle, tout en renouant avec une véritable folie fantastique, voire horrifique.

Étrange film que Les Sorcières de Zugarramurdi. Car si en apparenceÁlex de la Iglesia en revient à de la comédie noire sur fond de fantastique décomplexé, il poursuit sa route d’auteur de plus en plus amer. Cela se sentait déjà dans le précédent Un Jour de chance, le réalisateur basque est en train de virer fortement misanthrope, même s’il s’agit là d’une évolution tout à fait logique dans la carrière de l’homme. Les sorcières de Zugarramurdi est une comédie désabusée, une aventure qui pourrait bien passer pour un pamphlet misogyne si le film n’était pas, justement, tout simplement misanthrope à l’image de son auteur, et un brin nihiliste. En effet, y voir un film misogyne serait passer complètement à côté de tout un aspect du film. D’un côté, les femmes y sont montrées comme une accumulation de figures du mal, souvent hystériques, perverses, carrément sous forme de sorcière. Mais de l’autre les hommes ne sont pas en reste. Complètement idiots, bêtement revanchards, pères incapables et incapables de prendre leurs responsabilités, mus par rien d’autre que l’argent facile… Álex de la Iglesia s’amuse énormément de la sempiternelle opposition hommes/femmes par le prisme de l’humour et tout le monde en prend pour son grade, sans aucune distinction de sexe.

 foto-hugo-silva-y-mario-casas-en-las-brujas-de-zugarramurdi.jpg

 

Par ailleurs, même s’il tourne l’ensemble à l’absurde et au délire fantastique lors d’un dernier acte dantesque, Álex de la Iglesia se permet même un propos auquel d’autres se sont déjà frottés par le passé, à savoir dépeindre une communauté matriarcale basée sur la supposition que Dieu n’est plus la figure chrétienne bien installée mais une figure de déesse païenne, personnification de la Vénus de Willendorf, déesse de la fertilité. Concrètement, la farce, l’humour noir et la folie sont toujours au centre du cinéma de l’espagnol, mais comme d’habitude Les Sorcières de Zugarramurdi contient un violent coup de gueule contre les différentes institutions et leur fonctionnement toujours plus absurde. Donc non, Les Sorcières de Zugarramurdi n’a rien d’un film misogyne, sa démonstration par l’absurde le rapprochant même plutôt d’un propos violemment féministe, mais il est surtout fondamentalement misanthrope, le monde dans lequel évolue Álex de la Iglesia n’ayant vraisemblablement pas ses faveurs. Il s’agit donc d’une nouvelle étape dans l’œuvre d’un réalisateur en colère qui sait précisément comment la canaliser pour en produire quelque chose de drôle, mais surtout de complètement dingue. Toute l’intrigue tient d’ailleurs autour d’un trésor, butin du braquage de la séquence d’ouverture, qui reste jusqu’au bout une allégorie du mariage comme acte des illusions perdues. De là à dire qu’Álex de la Iglesiaexorcise ainsi le trauma de son mariage précédent, il n’y a qu’un pas qu’il est possible de franchir aisément. Et pour aboutir sur quelque chose de solide, le réalisateur renoue avec quelque chose qu’il avait légèrement laissé de côté sur ses deux précédents film, un cinéma complètement débridé, sans cesse à la limite de la rupture, qui déborde de générosité par tous les coins du cadre quitte à paraître un brin bordélique. Ça part dans tous les sens, un vrai film punk qui fait passer son propos gentiment subversif derrière son outrance graphique, son humour noir et ses petites folies narratives.

 

brujaszugarramurdi posters(08)

 

Les Sorcières de Zugarramurdi bénéficie d’un rythme en dents de scie – là encore une certaine tendance du cinéma d’Álex de la Iglesia – avec le braquage introductif tout bonnement démentiel, dans lequel Bob l’éponge, Mickey, Jésus et un soldat de plomb géant sortent les flingues, où un enfant se prend pour Chow Yun-fat avec un gun dans chaque main, et qui vire au classique film de braquage qui tourne mal, dans la grande tradition du genre. Et si le deuxième acte souffre d’une légère baisse de rythme, privilégiant des dialogues à l’action et un humour bien moins visuel et burlesque (malgré certains running gags typiques tels que le client du taxi, et ce jusqu’à la toute fin), s’y installent peu à peu des éléments surnaturels et mythologiques annonçant le revirement fantastique final. Un type habillé en Jésus Christ dont le téléphone affiche « Armageddon » quand son ex-femme l’appelle, un œil bizarre au fond des toilettes, une auberge où des membres humains se retrouvent dans les assiettes… tout mène vers le grand délire orgasmique du troisième acte. Du manoir à la grotte finale, les séquences dantesques s’enchaînent à un rythme effréné, jouant avec le mythe de la sorcière bien sur mais pour le revisiter en profondeur. Álex de la Iglesia y retravaille au corps un motif récurrent de son œuvre, celui de la communauté étrange, les histoires d’amour à la fois naïvement romantiques et impossibles tant elles sont folles, pour accoucher d’une orgie démoniaque en appelant au bon souvenir de Matrix Reloaded. Véritable farce macabre évoluant vers le conte fantastique aux tonalités baroques, Les Sorcières de Zugarramurdi est une sorte d’exutoire orgiaque, à la fois très noir de par sa misanthropie et tellement jubilatoire de par sa démence et l’apparente perte de contrôle de son final, pourtant maîtrisé de bout en bout par un auteur capable de tout se permettre. Un vrai délire de formes et de couleurs, à la fois ancré dans le réel et complètement mystique, porté par une bande d’acteurs géniaux, des deux figures centrales de losers incarnées par Hugo Silva et Mario Casas, aux sorcières portées par une Carmen Maura déchainée et une Carolina Bang qu’Álex de la Iglesia filme très amoureusement. En ajoutant à cela une maîtrise l’espace fascinante, un découpage toujours intelligent et une mise en scène inventive, dopée par quelques vrais tours de force (les différentes poursuites dans le manoir sont géniales, tout comme l’ouverture), une chose est sure : s’il aime de moins en moins ses congénères, Álex de la Iglesia aime toujours autant le cinéma.

  

  

     

Vous l' avez compris ce film est inégal: ce qui m' a vraiment plu c' est surtout toute la longue première partie qui est avant tout une comédie et une farce menée tambour battant ... Les sorcières sont aussi un prétexte pour traiter les thèmes éternels de l' amour et de l' incompréhension entre les hommes et les femmes, la crise du couple,les enfants, l' éducation, l' autorité parentale, etc...Ma scène préférée que je ne raconterai pas c' est quand Eva,la jeune et belle sorcière tombée amoureuse de l' un des protagonistes, pique une crise de jalousie ...il y a à la fois un clin d' oeil à BLADE RUNNER et à la fin très spectaculaire de la réplicante hypersexy Pris jouée par Darryl Hannah, mais cette fois-ci la scène finit mieux et c' est d' une extrême drôlerie.

Par ailleurs, je vous laisse découvrir par vous-même la manière avec laquelle la belle Eva a une façon bien à elle de faire usage de son balai de sorcière... 

 

La deuxième partie fait plus appel à des effets spéciaux et personnellement je trouve qu' ils n' amènent pas beaucoup de dimension comique.Une légère baisse de rythme donc, quelques longueurs, mais on retrouve bien le ton de la comédie lors de la chute finale.

 

Certaines fines bouches n' apprécieront pas certains moments glauques, visqueux, un peu écoeurants mais tout ça, c' est bien évidemment pour rire...Alex de la Iglesia ne fait pas toujours dans la dentelle mais , encore une fois, certains moments du film méritent à eux seuls le déplacement.

 

L' interprétation est magistrale avec des personnages qui ont de vrais gueules.J' ai été subjugué par Eva l' une des sorcières interprétée par Carolina Bang qui joue son rôle à la perfection..les dialogues en espagnol sont très drôles...assez décalés...

 

Un dernier détail: cette ville de Zugarramurdi  existe vraiment...elle est très proche de la frontière française en plein pays basque et il y a eu effectivement un procès en sorcellerie fait par l' inquisition espagnole d' une quarantaine d' habitantes en 1610.Un procès basé sur des témoignages très peu fiables de voisins envieux et supersticieux.Il y a eu 18 sorcières qui ont fini sur le bûcher à Logroño, et aujourd' hui encore si vous passez par là vous pourrez aller visiter la grotte des sorcières qui est ouverte au public.

  

 

 

 

 

  

  

  

  

  

  

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:15

Bonjour les amis

 

Si vous êtes amateurs du jeu d' échecs vous savez que pour bien y jouer lorsque vous avez les blancs il faut vous mettre à la place des noirs et regarder les choses de leur point de vue, et lycée de Versailles.

 

Ces mêmes principes valent pour les relations diplomatiques et tous les ministres des affaires étrangères seraient bien inspirés de jeter un coup d' oeil aux cartes des préjugés établies par  Yanko Tsvetkov pour ne pas commettre d' impairs et prévoir au mieux les réactions de leurs homologues étrangers.

 Voici donc la dernière carte en date. 

Comment Poutine voit-il l' Europe et nous-mêmes ?  version anglaise réactualisée 

I7pDiRQ.png

 

 

 Voici la traduction espagnole

 

 

europasegunputin2.jpg

 

 

Et vous pourrez constater que la traduction française n'existe malheureusement pas, ce qui ne fait que confirmer le retard chronique de la diplomatie française un peu à la remorque ces temps-ci et les dernières erreurs de jugement regrettables de notre ministre Laurent Fabius.

 

Alors d' après cette carte AJE vit près de Gomorrhe ( je confirme moi-même cette appréciation un peu dure mais juste de Vladimir au sujet de cette partie de l' Espagne particulièrement cosmopolite et pervertie  où vit une jeunesse complètement amorphe et droguée et où se sont réfugiés de nombreux ex-colonels du KGB).Parmi mes qualificatifs préférés de cette carte sévère mais lucide, j' aime assez celle des Suèdois qui y sont définis comme " les hommes qui ne fouettent pas leurs enfants"...Effectivement Vladimir, c' est très bien observé de votre part et rien, ni aucune de nos faiblesses ou talon d' Achille ne vous échappe.Le prof que je suis a bien remarqué que par chez vous dans la vieille et sainte Russie l' éducation est encore un mot qui a du sens.Vous êtes peu suspect de décadence et heureusement qu' il reste encore des dirigeants à poigne comme vous, des vrais chefs, qui ont gardé le sens des valeurs morales et qui sont peu enclins aux élans de sensiblerie de certains chefs d' Etats occidentaux mous, gras du bide, adipeux et corrompus... 

 

Enfin,chers amis, et pour équilibrer un peu ce billet et qu'il n' apparaisse point comme un vulgaire ramassis de clichés russophobes, j' en profite pour vous remettre aussi deux cartes des préjugés américains qui celles-là datent de l' époque pré-Obama et qui mériteraient peut être une petite remise à jour.

 

world-according-to-USA.jpg

 

mapping-stereotypes-yuri-tsvetkov-thumb640-copie-1.jpg 

 

Bon allez je vous laisse réviser..n' hésitez pas à utiliser le traducteur reverso disponible gratuitement sur la toile...Vous n' êtes pas à l' abri d' une interro dans les jours qui viennent...

 

Bonne fin de soirée

 

PS: il y a dans cet article une information qui est vraie...je vous laisse la deviner...pas trop dur...

 

PS nº2: L' Hatem m' indique dans mon  oreillette que les cartes ne sont pas très lisibles et qu' on ne peut les étudier dans le détail.Voici donc un certain nombre de liens où tout apparaîtra de façon plus lumineuse.

 

Tout d' abord la carte originale:

 

http://i.imgur.com/I7pDiRQ.png

 

Ensuite le lien espagnol:

 

http://blogs.publico.es/strambotic/2014/05/atlas-de-los-prejuicios/?src=lmFp&pos=4

 

Et enfin une belle collection de cartes pour les passionnés de géostratégie ( niveau soutenu ! ):

 

http://www.theguardian.com/artanddesign/gallery/2012/feb/17/stereotype-maps-yanko-tsvetkov

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 17:42

Bonjour les amis

 

Une fois n' est pas coutume je vais vous parler d' un film espagnol de 2012 intitulé THE BODY ( El cuerpo)...oui, je sais: avec un tel retard vous n' avez aucune chance de le voir au cinéma.Malgré tout si je me fends d' un petit papier c' est quand même que ce thriller mérite d' être vu par les amateurs du genre.Donc si vous avez l' occasion de le voir ailleurs qu' au cinoche ( location de DVD, télévision à péage,Canal+, online...) et bien ne le ratez pas.

D' entrée de jeu l' intrigue est prenante et angoissante: le corps d' une femme a disparu de la morgue, alors que le gardien a pris la fuite et est retrouvé dans le coma après qu' il ait été renversé par une voiture en pleine nuit sous une pluis torrentielle...ça commence fort...Huis-clos dans la morgue...ambiance nocturne et pluvieuse à couper au couteau ( très belle photo)...Relations froides et glacées entre les protagonistes, parfois à la limite de la perversion ( très bons interprètes et une mention spéciale pour le commissaire Jose Coronado...)...situation pesante, angoissante et très intrigante.

On pense à Hitchcock bien sûr, mais aussi à Clouzot et  ses Diaboliques et aussi à Claude Miller et son Garde à vue...Tout cela est réalisé avec une grande maîtrise et on se laisse porter délicieusement tout au long de l' intrigue au gré des nombreux rebondissements savamment distillés par le metteur en scène.

 

Je vous laisse la fiche technique ainsi qu' une critique du film  trouvée sur la toile...Voilà, c' était ma bonne surprise de la journée..Un thriller d' excellente facture et moi, dans ces cas-là je suis bon public et j' en redemande !

 

PS: là je viens de me relire et je me rends compte que j'' ai fait de l' humour involontaire en écrivant d' abord " Huis-clos dans la morgue"...suivi de " relations froides et glacées entre les protagonistes" ...alors je précise tout de suite que c' est pas un film de zombies...lol  !!!)

 

 

 

The-20Body-el-cuerpo.jpg 

 

  

 

 

 

 


Réalisateur: 

 

Acteurs: , , , 

 

Scénariste: , 

 

Compositeur: 

 

Directeur De La Photographie: 

 

Monteur: 

 

Genre: 

 

Titre original: El Cuerpo

 

Synopsis: Le corps d’une jeune femme décédée disparaît mystérieusement d’une morgue. L’enquête est ouverte.

 

 

 

Paris International Fantastic Film Festival 2012 : Prix du jury.

S’il y a bien une constante dans le cinéma de genre espagnol depuis maintenant quelques années, c’est le sérieux avec lequel ces cinéastes, souvent jeunes et peu expérimentés, s’emparent de leur sujet. Premier film derrière la caméra pour Oriol Paulo, scénariste émérite des Yeux de Julia, mais premier film qui n’a rien d’une œuvre de débutant tant tout y est précis, millimétré, et réglé par une équipe technique parmi ce qui se fait de mieux en Europe. A l’arrivée c’est ce qu’on appelle un « film de scénariste » mais aussi, et surtout, un film de vrai cinéaste.

 

 

 

 

 

 

Avec ce scénario tout en rigueur, il fallait un traitement visuel tout aussi précis. Et Oriol Paulo a su très bien s’entourer pour que sa vision soit la plus éclatante possible à l’écran. Entre la photographie toute en contrastes d’Óscar Faura (formé en seconde équipe sur Darkness, The Machinistou encore Fragile, puis directeur de la photographie sur L’orphelinat etThe Impossible), les décors très riches de Balter Gallart (Abandonnéeou L’enfer des loups), les maquillages encore une fois stupéfiants de DDT (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan, Agora…) ou le montage redoutable de Joan Manel Vilaseca (El Habitante incierto et les Yeux de Julia), The Body est une véritable démonstration de force des talents en place en Espagne. Avec une telle équipe pour supporter sa vision, Oriol Paulo ne tombe dans aucun travers habituel des premiers films et signe un travail qui transpire déjà la maturité. D’autant plus qu’il a bénéficié d’un casting qui, là également, pioche dans le haut du panier. La confrontation entre Hugo Silva, figure majeure de la série TV phénomène  Los hombres de Paco et prochainement à l’affiche des nouveaux films de Pedro Almodóvar (Los amantes pasajeros) et Álex de la Iglesia (Las brujas de Zugarramurdi), et José Coronado, figure majeure du cinéma espagnol depuis 20 ans et grand gagnant des derniers Goyas pour sa prestation dans No habrá paz para los malvados, fait des étincelles. Mais The Body bénéficie également de personnages féminins formidables, de la présence vénéneuse et habitant le cadre même quand elle en est absente de la belle Belén Rueda, ainsi que de la superbe Aura Garrido, également venue de la TV. Ces deux personnages façonnent une variation étonnante autour du motif de la femme fatale, appuyant avec la mise en scène la sensation d’être face à une sorte de neo-film noir sous forme de jeu pervers. Avec son soin du détail, sa précision d’horloger et son récit machiavélique, The Body n’a pas besoin de réinventer le genre. Il lui suffit de faire étalage de sa maîtrise pour s’imposer comme un thriller de très haut niveau, cruel et implacable, bien que souffrant légèrement de cette perfection mécanique.

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 08:32

Bonjour les amis

 

Un de mes bons camarades vient de faire une découverte étonnante sur le net qui pourrait changer le cours de l' Histoire avec un grand H.

 

Je suis donc en mesure de vous fournir à mon tour  un document qui, à lui tout seul, pourrait stopper net tous les conflits ayant lieu sur le sol ukrainien.

Il s' agit de la carte du monde après qu' aura eu lieu la fonte de toutes les glaces des 2 pôles en 7013 ( appréciez la précision sur le calcul de la date !).

 

 

Capture-d-ecran-2013-11-07-a-14.58.05-600x359.png

 

 

Regardez et observez .Vous verrez que l' Ukraine sera sous les eaux....L' acharnement de Poutine à vouloir récuperer cette partie du monde est donc parfaitement inutile...Par ailleurs vous noterez que la Crimée qui vient d'être récupérée par les russes par référendum se maintient hors de l' eau !!!

La victoire est donc attribuée par KO technique à la Russie qui  a repris ce territoire stratégique pour sa marine nationale sans verser une goutte de sang...

En fait on pourrait en rester là, et John Kerry pourrait aller au Kremlin avec cette carte sous le bras, et dire à Poutine:

" Laisse tomber, mec !!!...T' as déjà gagné..."

 

 On dit très souvent , et à juste titre, que les russes sont d' excellents joueurs d' échecs car ils savent analyser à long terme...mais sur ce coup-là on peut en déduire que Poutine n' est pas Kasparov...

 

Bon allez les amis, je vous laisse tous à vos bouées de sauvetage .

 

Bon Week-End

 

Signé: le bien-nommé ALEA JACTA EST

 

PS nº1:Pour ceux qui s' intéressent à l' Etat du monde après la fonte des glaces voici ce lien très instructif

 

http://www.konbini.com/fr/3-0/carte-terre-glaces/

 

 

 

PS nº2 dédié à Mary Blue et à ses mésaventures cybernétiques.

Je n' ai jamais été piraté MB ( je croise les doigts en écrivant ça....) mais j' ai été attaqué il y a une dizaine d' années par un méchant virus qu' un ami m' avait envoyé de Charleroi et je m' en suis tiré de justesse...Le voici ...je te le présente: il s' appelle Jean-Claude...just for you !

 

 

 

virus-belge.jpg

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 05:19

 

Mes petites devinettes sont très très compliquées:

 

1. D' après vous de quoi vont parler tous les espagnols ( ou presque) ce matin à la cafète ?

 

2. Question subsidiaire: pour quel motif les supporters du Barça éviteront aujourd' hui d' aller à la cafète ?

 

3. Qu' est-ce qui choque sur la quatrième et dernière UNE de journal que j' ai affiché ?

Sachez pour la petite histoire que SPORT journal du Barça avait publié lors du match-aller Real-Barça un article dont le titre était " Forza el Bayern !! ".

Pouvez-vous imaginer cher lecteur qu' un journal français du côté de la Provence sur, par exemple une demi-finale de ligue des champions  Chelsea-PSG, fasse un titre du genre .."allez le Chelsea" ???

4. Qu' est ce qui énerve le plus ALEA JACTA EST dans tout ça ?

 

 

 

Réponse à toutes ces devinettes ce soir dans mon " corrigé" à la fin de ce billet

 

 

 

marca_750.jpg

elpais_750.jpglarazon 750

 

 

sport_750.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc les premiers éléments de réponse:

 

-la 1 vous avez bien compris que c' est le résultat assez inhabituel 0-4( claquer 4 cacahuètes au Bayern dans sa grande maison de l' allianz Arena est suffisemment exceptionnel pour alimenter toutes les conversations du petit matin devant la machine à café).Je rappelle que dans toute son histoire le Real n' avait jamais gagné contre le Bayern sur son terrain

 

  - la 2: bien évidemment tous les fans su Barça qui ne voudront pas voir le petit sourire amusé des supporters du Real fuiront la cafète...ils n' auront aucune envie de féliciter ceux-ci...la meilleure solution c' est de ne pas les voir.Si par malheur on les voit quand même on leur dit que hier soir on n' a malheureusement pas eu le temps de voir le match...

 

- la 3:ce qui est choquant sur la UNE de SPORT c' est qu' ils sont prêts à titrer n' importe quoi pour ne pas reconnaître que leur éternel rival a fait grand match digne d' éloges.En l' occurence le journal attaque Guardiola en disant qu' il a été ridicule ( et Guardiola est tout sauf ridicule...)...tout ça pour ne pas reconnaître les mérites de son adversaire ( comme vous le voyez tout cela est mesquin et petit, petit, petit...)

 

La 4: ce qui m' énerve en Espagne c' est l' éternelle rivalité Barça-Real...je ne la supporte plus.Je vais finir par réunir les 2 clubs dans un même mépris...Un beau match est un beau match..basta..tout ça n' est qu' un jeu ..c' est du foot et quand c' est bien fait je m' incline et je félicite les vainqueurs quelque soit l' équipe gagnante. J' ai une préférence pour l' équipe du Barça mais je ne suis pas déloyal et je ne veux aucun mal à ceux du Real.

Je ne comprends pas que le soutien à son équipe préférée puisse faire qu' un supporter désire la défaite de son rival dans une coupe d' Europe où il affronte un club étranger.Hier c' était un club espagnol contre un club allemand et il me paraissait logique qu' on on soit tous plus ou moins pour le Real( à moins d' ètre préalablement un fan du Bayern indépendamment de son animosité contre le Real).

Je termine en disant que je ne suis pas supporter du Réal: je n' aime pas le caractère de Ronaldo, et Benzema ( malgré ses énormes qualités) n' a pour moi aucun charisme mais vraiment aucun charisme...mais bien évidemment s' ils jouent bien comme c' était le cas hier et au match aller je salue leur performance...Sans manquer de respect au Bayern qui indépendamment de cette ENORME CONTREPERFORMANCE est une des meilleures équipes du monde.

En Espagne, trop souvent le foot ressemble à la politique et sert à diviser...les gros beaufs prennent ça au premier degré et c' est gonflant.Ça ne doit rester qu' un jeu..it' s only a game !!!! But i like it...

 

Bonne fin de soirée les amis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:51

Bonjour les amis  

Hier soir je regardais un programme de la télé espagnole EL INTERMEDIO et l' un des présentateurs était revenu du Darfour du Sud avec des images à la fois horribles et complètement déconcertantes du conflit qui règne là-bas...Tout simplement inhumain.

 De nouveau un pays africain est en plein conflit ethnique: cette fois-ci ce sont les dinkas contre les Nuers qui s' opposent avec des combats d' une rare violence, très meurtriers et surtout avec de nombreuses victimes civiles hommes, femmes et enfants qui sont massacrés sans discrimination autre que leur ethnie d' origine. 

En fait, plus que des combats au sens traditionnel du terme, il s' agit davantage de génocides ponctuellement menés de part et d' autre.Je suis sidéré de voir qu' un pays aussi pauvre et démuni ( l' un des plus pauvres du monde...il ne possède qu' un seul pont qui enjambe le Nil qui le traverse) puisse maintenir un conflit aussi sanglant.Cette fois-ci tout la communauté internationale a l' air d' accord pour arrêter ce massacre absurde et ce génocide , et pourtant les solutions tardent à venir.... 

Je n' ai pas envie de jouer les Roger Gicquel du web en vous rapportant toutes les semaines tous les malheurs du monde dans mes billets.Je ne vais pas tomber non plus dans la facilité, en disant "il n' y a qu' à ...il n' y a qu' à..." mais pourtant chers amis vous conviendrez qu' il est des moments où on se demande sur quelle sorte de planète on vit...on se dit que les historiens dans un siècle ou deux se gratteront la tête pour nous comprendre et mettre en parallèle à la fois, notre degré d' évolution philosophique et technique d' une part et notre profonde inefficacité politique d' autre part...En attendant je vous laisse avec un article du JDD qui résume bien la situation ainsi qu' un court reportage absolument édifiant.

 

 

 

 

  

 

 

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Soudan-du-sud-l-ONU-peut-elle-empecher-un-autre-genocide-663593

 

Soudan du sud : l'ONU peut-elle empêcher un autre génocide?

AUTOUR DU MONDE- La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Navi Pillay se rend lundi au Soudan du Sud pour une mission de deux jours après les massacre de centaines de civils à Bentiu (nord) et à Bor (est).

Elle y sera lundi pour une visite de deux jours aux allures de mission impossible. Accompagnée du conseiller spécial de l'ONU sur la prévention du génocide, la haut-commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, va tenter de rétablir un semblant de paix dans un Soudan du Sud en proie aux tueries. Derniers massacres en date, l'attaque, la semaine dernière, d'une base de l'ONU abritant des milliers de réfugiés (58 morts) puis l'assassinat de plus de 200 civils à Bentiu. Toby Lanzer, adjoint au représentant spécial pour le Soudan, a décrit "des piles et des piles de corps. Sans doute les tueries les plus atroces depuis le déclenchement de la guerre civile".

Pays frontalier de la Centrafrique, du Soudan, de l'Éthiopie, du Kenya, de l'Ouganda et de la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud n'a que trois années d'existence. Sa création remonte à l'organisation d'un référendum d'autodétermination suivi d'une sécession en 2011. Mais dès sa naissance, des combats éclatent du côté nord de la frontière entre les forces armées soudanaises et le Mouvement pour la libération du peuple soudanais, entraînant l'exode de près de 200.000 personnes. Démilitarisation de la frontière mais surtout partage des ressources pétrolières et de l'eau continuent d'envenimer les relations entre les deux voisins. Mais le Sud est aussi déchiré par de fortes tensions ethniques. Une guerre sans merci depuis décembre 2013 entre les troupes loyales au président Salva Kiir (de l'ethnie dinka) et les rebelles de l'ethnie nuer emmenés par l'ex-vice-président Riek Machar. Les combats ont fait des milliers de morts et forcé 78.000 personnes à chercher refuge dans des sites de l'ONU ou dans les pays voisins.

MSF dénonce l'escalade de la violence

À plusieurs reprises, Médecins sans frontières a dénoncé l'escalade de la violence. À Malakal, MSF a dû interrompre temporairement ses activités avant de découvrir une scène d'horreur : "Il y avait onze cadavres dans l'hôpital, des patients tués dans leur lit, explique Carlos Francisco, chef de projet à Malakal. Le centre de nutrition avait été incendié et les réserves pillées. L'hôpital était méconnaissable." MSF a permis à plusieurs dizaines de personnes d'être sauvées en étant transférées dans un camp des Nations unies mais là encore, les conditions de survie sont épouvantables. "Plus de 20.000 personnes sont entassées dans un camp surpeuplé, dans de terribles conditions", ajoute Carlos Francisco. Les réfugiés manquent cruellement d'espace et d'eau potable et les conditions sanitaires sont très mauvaises.

Que peuvent faire les Nations unies pour éviter un nouveau Darfour, voire un autre Rwanda? Dix mille employés de l'ONU sont déployés sur le terrain et gèrent cinq camps. Contrairement au dossier syrien, les membres permanents du Conseil de sécurité parlent d'une même voix, y compris la Chine, qui a beaucoup investi dans le pétrole sud-soudanais. Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a ainsi condamné "les attaques systématiques contre les civils sur une base ethnique" et menacé de prendre "des mesures appropriées" contre les responsables d'exactions. Dans la foulée, les autorités ont libéré quatre ex-dignitaires du régime et appelé les accusés libérés à "coopérer" en vue de la réconciliation. Une très timide éclaircie dans un ciel terriblement assombri.

Alexandre Duyck - Le Journal du Dimanche

dimanche 27 avril 2014

 

 

  

 

 

 

 

 

   

      

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:27

Bonjour les amis

 

Il n' est pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Prenez le temps de regarder ce documentaire de 31 minutes jusqu' au bout et ensuite vous ferez une petite croix sur la date d' aujourd' hui de votre calendrier et vous pourrez enfin affirmer que ce jour-ci d' avril 2014 vous avez enfin cessé de croire au Père Noël...

 

  

 

 

 

Je sais ce que vous allez penser: "31 minutes c' est long, trop long", oui mais c' est le temps nécessaire pour que vous compreniez dans toute sa profondeur la nature exponentielle des problèmes que vous et vos enfants allez devoir affronter.

En classe, j' insiste beaucoup sur la nature implacable de la fonction exponentielle avec mes élèves et sur son omniprésence dans l' économie moderne.Comme disait l' économiste Kenneth E. Boulding:

 

" Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste" 

 

Ça fait longtemps que j' entends ici ou là les partisans de modèles économiques alternatifs et écologiques me tenir un discours sur la factibilité d' un tel système économique qui serait durable...Bien évidemment ils ont raison de lutter pour un tel système et le plus tôt sera le mieux,seulement voilà, avant de croire à la faisabilité d' un tel projet il faut arrêter de sucer son pouce et voir la réalité mathématique en face...et cette réalité est plus têtue que ce que nous sommes disposés à croire.

 

En fait, nous ne voulons pas l' admettre  mais nous sommes dans le déni...nous pensons: "Oui, oui, ok le défi pour l' humanité est de taille" mais au fond de nous,nous continuons de croire que la technologie et le génie humain pourront tout résoudre.

 

Nous sommes bercés par 2000 ans de culture, de progrès,de croyances, de mythes et de religions qui nous incitent à croire qu' il y aura un Dieu bienveillant, une providence ou alors un génie humain scientifique et technique qui vont nous sauver la mise...Or tout ça est aussi improblable que l' apparition de la Sainte Vierge au plein milieu d' un conclave.

Les représentants du monde scientifique qui ont une once de connaissance se retrouvent aujourd' hui dans la même position que celle du capitaine du Titanic sur le pont de son navire qui voit l' iceberg à l' horizon et qui sait parfaitement que , quoiqu' il fasse, il ne pourra l' éviter: la catastrophe et le choc sont inéluctables.

 

Bien évidemment ce constat ne doit pas nous inciter à l' inaction, bien au contraire, mais il ne faut pas se bercer avec de fausses espérances, de fausses illusions et de fausses solutions...L' épuisement des énergies fossiles et des matières premières aura des conséquences dramatiques pour l' humanité.

En ce moment on nous parle beaucoup du réchauffement climatique mais quand vous arriverez au bout du documentaire peut-être que cette préoccupation vous semblera anecdotique à côté de ce qui nous attend...

 

Cette fois-ci je ne peux malheureusement terminer mon billet que par un triste alea jacta est...le sort est jeté ! Le sort a probablement été jeté il y a quelques centaines de milliers d' années quand le singe est devenu homme...tout comme dans le film 2001 l' odyssée de l' espace,une horlogerie s' est mise en marche qui tôt ou tard aurait abouti à notre situation actuelle.

Ne reste plus qu' à lutter de toutes nos forces et avec toute notre intelligence contre ce mauvais sort...,et la première des intelligences, c' est d' abord la lucidité, et ce documentaire permet de bien appréhender la magnitude du problème. 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 11:31

Bonjour les amis

 

Il ne vous a certainement pas échappé qu' il y a dans les dernières productions anglo-saxonnes beaucoup de remakes.

Vous en connaissez le principe: on prend une histoire qu' on connait par coeur et on en propose une nouvelle qui offre un éclairage nouveau, plus moderne.

L' exemple type c' est les révoltés du Bounty avec 3 versions: années 30, puis 60 puis fin des années 70.Les 3 versions sont bonnes et méritent d' être vues et la dernière est à mon sens la plus réussie car c' est celle qui offre l' évolution la plus complexe de la psychologie des personnages avec un Anthony Hopkins supposé être "méchant" et autoritaire mais qui devient peu à peu admirable dans l' adversité, alors que Mel Gibson supposé être le " gentil" sombre dans la défiance, le doute et l' isolement.

 

Les remakes se basent aussi sur un autre principe: celui du conte pour enfants dont on ne se lasse jamais. Ce phénomène a été très bien analysé par Bruno Bettelheim dans son livre " psychanalyse des contes de fées".En effet, les belles histoires portent en elles des clés qui nous permettent d' aborder les difficultés et les angoisses de la vie...ces histoires nous rassurent, nous offrent des repères et c' est pourquoi le soir avant de s' endormir les enfants nous réclament fréquemment de leur raconter une légende qu' ils ont déjà entendu plus de mille fois.

Nous aussi nous comportons un peu de cette manière,nous en redemandons et l' industrie du cinéma  pourrait nous refaire chaque année une nouvelle version de Roméo et Juliette, de Tarzan, des misérables, de Robinson Crusoé, etc..etc..

Cette semaine j' ai vu 2 remakes.

 

Tout d' abord CARRIE inspiré du roman de Stephen King, de  Kimberly Peirce avec Chloë Grace Moretz et Julianne Moore. L' idée de refaire ce film peut paraître saugrenue alors que la première version de Brian de Palma est géniale et a marqué toute une génération.On ne peut pas améliorer un chef d' oeuvre...on ne peut pas faire mieux mais on peut faire différent: c' est le parti pris et le choix de Kimberly Peirce.

Sa version de Carrie est moins flamboyante que celle de De Palma: elle est plus intériorisée et la relation d' amour-haine avec sa mère est plus approfondie...Le thème du harcèlement chez les ados est éminement d' actualité, aussi la metteur en scène a eu l' idée de remettre à jour les techniques de harcèlement notamment par l' utilisation des nouvelles technologies i-phones, réseaux sociaux, etc... 

Malgré tout on suit le film en sachant parfaitement tout ce qui va se passer, et on est dans la pleine logique du conte pour enfant...on sait que ça va mal se terminer pour le petit chaperon rouge et on se dirige vers une fin sans surprise...

Cette version de Carrie ne souffre pas la comparaison avec l' original mais elle se laisse regarder si, comme moi, on est bon public...prêt à oublier durant 90 minutes la première version.

 

 

 

 

 

 
Le 2 ème remake que j' ai vu cette semaine est "Gatsby le magnifique" inspiré du chef d' oeuvre de Francis Scott Fitzgerald.
Là encore il en existe plusieurs versions mais celle qui a fait date et qui paraissait définitive est celle de 1974 de Jack Clayton avec Robert Redford et Mia Farrow qui formait l' un des couples les plus glamour de l' histoire du cinéma.
Encore une fois le défi après une telle version était de taille mais d' entrée de jeu le film de l' australien Baz Luhrmann prend ses distances avec les oeuvres antérieures.
Je peux vous affirmer une chose : vous aimerez ou vous detesterez cette adaptation de Luhrmann mais vous ne serez pas indifférent à son GATSBY.
Il s' agit d' une espèce choréographie cinématographique flamboyante, avec des moyens colossaux, des effets visuels à n' en plus finir à tel point qu' on est pris dans une sorte de vertige et de tournis.Pendant la première heure on a presque envie de dire stop tant le rythme est effréné et ressemble davantage à celui d' un clip vidéo superspeed tourné dans les fêtes de la jet set etats-unienne des années 20.
On ne peut qu' être qu' impressionné par les travelings vertigineux de la caméra lors des fêtes fastueuses données dans la propriété de Gatsby avec des centaines de participants dansant sur des rythmes endiablés ou lors des virées new-yorkaises. La musique surprend également car nous sommes dans les années 20 avec le jazz, le charleston, le fox-trot, etc...mais Luhrmann y intègre aussi des arrangements modernes à la limite du rap ( on apprécie ou pas ce genre d' anachronisme mais c' est, là aussi, très très bien fait...) .
En ce qui concerne l' esthétique c' est un régal pour les yeux..le style art déco et art nouveau, les couleurs très saturées et très travaillées, hyperréalistes...le bleu très bleu et le jaune très jaune...tout est dans l' excès mais avec une maestria qui laisse bouche bée.Les fringues très stylées, les coiffures,la mode garçonne,les résidences de rêve, le champagne qui coule à flots...le rêve américain dans toute sa splendeur et dans toute sa vacuité également.
L' interprétation  de Caprio tout simplement brillante...seul petit bémol: Carey Mulligan qui interprète Daisy est mignonne mais ne possède pas ( à mon sens ...ou à mon goût) le charme, la sensualité et le magnétisme qui expliquerait que Gatsby ait tout construit pour la conquérir et qu' il lui voue son coeur et son âme.Caprio lui est impérial et supercrédible et les autres rôles masculins sont parfaits.
C' est donc une version survitaminée, excessive, outrancière...hypershootée...mais aussi une variation psychédélique orchestrée de manière géniale sur la trame du grand Gatsby...un grand opéra baroque...une symphonie de lumières,de couleurs, d' images et de mouvements....Luhrmann a fait sonner les grandes orgues de son délire fiztgeraldien !!!
 
Personnellement, j' applaudis...j' en redemande et je vais probablement me repasser le DVD tranquilos pour bien m' en mettre plein les mirettes...et puis, dernier détail et non des moindres, je vais probablement relire Gatsby le magnifique, mais en VO cette fois...
THE GREAT GATSBY !!!
Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 11:49

Bonjour les amis

 

Comme vous le savez je vois tous les films dont vous parlez en DVD et avec de l' ordre de 6 mois à un an de retard.

Là je viens de voir 12 ans d' esclavage...Rien à redire sur tous vos commentaires et sur toutes vos louanges et éloges que je partage.

Histoire forte, réelle et très bien interprétée...Une production soignée avec des gros moyens qui nous replonge complètement dans cette époque...une photographie sublime: qui n' a pas envie d' aller en Louisianne après avoir vu ce film ? Sans vouloir faire la fine bouche,tout au plus, peut-on reprocher au film une facture assez académique et à son metteur en scène d' avoir conçu un projet destiné à engranger les Oscars...

 

Revenons à l' histoire qui est tellement frappante que je me suis procuré le texte autobiographique de Solomon Northup afin de juger de certains aspects du film par moi-même.En préface du livre je pouvais lire qu' en 1970 un groupe d' historiens avait fait des recherches dans les registres des différentes plantations décrites par Northup pour reconstituer son périple, et que ces recherches confirment la véracité de son  récit.

 

Mis à part les scènes de violence véridiques et insupportables qu' on voit dans le film, il y a aussi des moments assez hallucinants comme la vente des esclaves avec le négrier qui vante la qualité de sa "marchandise", ou la séparation des enfants de leur mère au moment de la vente .

 

Dans le film on voit comment les propriétaires utilisent les textes sacrés pour justifier l' esclavage et ce point m' a interpellé:j' ai fait donc une brève recherche sur le net et très vite j' ai trouvé les versets de la Bible qu'ont  utilisés sans vergogne les propriétaires des plantations pour justifier la pratique de l' esclavage.Il s' agit entre autres de la malédiction de Cham. Ça vaut la peine de prendre le temps d' aller sur le lien affiché ci-dessous qui est très instructif:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mal%C3%A9diction_de_Cham

 

Notons qu' une simple recherche à propos du Coran et de l' Islam donnerait des résultats similaires, ce qui m' incline à penser que le philosophe Michel Onfray a parfaitement raison d' indiquer dans son " traité d' athéologie" que les textes dits " sacrés" disent tout el le contraire de tout et qu' ils permettent donc de justifier tout et le contraire de tout suivant les intérêts politiques du moment...Le moins qu' on puisse dire est donc que le message " d' amour" des 3 grandes religions est pour le moins "brouillé"....

 

Par ailleurs, une fois admis le principe de l' esclavage de l' époque vu qu' il était partiellement justifié dans les textes sacrés, on n' arrive pas à trouver aux esclavagistes la moindre excuse qui puisse justifier leur cruauté, leur insensibilité à la souffrance des autres et leur manque de compassion...Quand on lit Northup, il est clair que ses bourreaux étaient parfaitement conscients de leurs crimes ( un peu comme les nazis en 40) et d' ailleurs, la meilleure preuve c' est qu'  ils n' arrêtaient pas de le menacer si celui-ci parlait ou racontait ce qu' il savait...( Dieu et la bible étaient bien loin de leurs préoccupations...)

 

Je terminerai mon billet en parlant du casting qui est excellent mais, en ce qui me concerne, le choix de Sarah Paulson en méchante Madame Epps frise le contre-emploi.J' adore Sarah Paulson à qui je trouve beaucoup de charme et qui dégage une profonde sensualité par sa simple présence ( un peu comme Scarlett Johansson)...donc, pour moi, ce n' est pas facile de la voir dans un rôle d' épouse délaissée même si Patsy est très séduisante ( on est à la limite de la crédibilité alors qu' il y a 50 000 actrices qui peuvent parfaitement tenir ce rôle).Je viens de voir Sarah Paulson dans un rôle secondaire dans le film MUD de Jeff Nichols et chacune de ses apparitions à l' écran est magnétique...elle distille une profonde sensibilité et humanité...voila donc: c' était juste histoire de vous dire que je n' arrivais vraiment pas à me mettre dans la peau de Mr Epp qui délaisse une telle femme...ou alors, c' est vraiment la preuve que Epp est definitivement un malade...lol !mas-nombres-twelve-years-slave-L-U5UkKK.jpeg

 

 

 

 Paulson--Sarah-3.JPG

 

 

 sarah-paulson-12-years-a-slave1-280x300.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tumblr_n0jge5McVz1rwahceo1_500.jpg

 

 

 

 

 

 

Vous m' avez bien compris...en fait cette erreur de casting n' en est pas vraiment une et j' avais surtout envie de rendre hommage à sarah Paulson qui est une magnifique actrice injustement sous-employée par le cinéma américain...Quant à "12 ans d' esclavage" c' est effectivement un grand film qui marquera son époque.

 

Bon Week-end pascal les amis...chez moi les cathos sont excités en ce moment.Ils ont des costumes de mauvais goût rappelant ceux du Ku Klux Klan et  n' arrêtent pas de défiler sur un rythme martial ...J' aimerais retrouver chez certains d' entre eux cette même ferveur pour lutter contre la misère et les injustices de ce monde ici-bas. Là aussi il y a beaucoup d' hypocrisie...

 

 

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de alea-jacta-est
  • Le blog de alea-jacta-est
  • : Adepte du vieux dicton qui dit que c' est au pied du mur qu' on voit mieux le mur....
  • Contact

Recherche