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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:21

De retour de voyage à la Réunion François Fillon aurait déclaré:

" Ma candidature est un train lancé qui ne s' arrêtera pas...."

Une belle métaphore pour illustrer une froide détermination dont personne ne doute.

La petite phrase...

Mais les métaphores sont parfois dangereuses, ou à double tranchant, et certains internautes facétieux ont illustré celle de Fillon sur Facebook par une photo historique, euh....très explicite...et à laquelle n' avait pas pensé le candidat Républicain.

La petite phrase...

Bon, alors c' est clair cette fois-ci ?...
Ma candidature est un train lancé qui ne s' arrêtera pas, et que celui qui n' est pas d' accord descende ...!!!

Fillon aurait même pu ajouter la célèbre phrase de César franchissant le Rubicon:

ALEA JACTA EST ! Les dés sont jetés...

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Published by alea-jacta-est - dans politique Humour
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 09:42

Bonjour les amis,

Pour être tout à fait sincère je suis de très loin votre campagne présidentielle car j' ai de moins en moins de conviction sur la capacité réelle des présidents élus à influer de manière effective sur l' état du pays et de son économie.

Peut-être assiste t' on à la fin des grands hommes politiques du XX ème siècle et sommes-nous en train de vivre l' avènement des gestionnaires technocrates parfaitement interchangeables qu' ils soient de droite ou de gauche.

En attendant, le show médiatique bat son plein, et , parmi les singularités de cette campagne 2017, il faut noter la percée d' Emmanuel Macron qui a réussi sa campagne d' auto-promotion préparée  avant même sa démission du gouvernement.

La ficelle semblait grosse, très grosse, voire énorme, et pourtant ça semble marcher....Ça marche d' autant mieux que du côté des Républicains c' est un peu la débandade depuis les révélations du canard enchaîné et que, par ailleurs, la nature du corps électoral a horreur du vide.

Voici une vidéo de 18 minutes qui montre de quelle manière les meetings de Macron sont préparés pour manipuler les médias et l' opinion, pour créer une sensation factice de vague d' enthousiasme qui emporterait l' ensemble des français.

Evidemment, on pourra tous se gausser de ces manoeuvres grossières, vulgaires, qui nous mettent en gêne et qui créent une sensation de malaise.

Seulement voila: pour aussi grossières que nous paraissent ces manipulations d' opinion, force est de constater qu' elles sont efficaces et que ça marche.Il suffit pour s' en persuader de consulter les derniers sondages d' intentions de votes.

J' ai lu dernièrement que Natasha Polony affirmait que Macron était la réponse de la haute finance pour pallier à la débâcle de la classe politique qui a perdu tout crédit auprès de l'électorat.Une classe financière qui penserait qu' on n' est jamais aussi bien servi que par soi-même, et qu' au lieu d' aider des notables de Province confortablement installés dans leur château à défendre les intérêts du grand capital, il serait plus judicieux de mettre au pouvoir directement l' un des leurs, de préférence un banquier.

C' est une théorie qui aurait besoin d' un certain nombre d' éléments de preuve.Macron a su s' assurer des appuis aux plus hauts niveaux de l' appareil financier national et international, mais de là à affirmer qu' il en est directement l' émanation préméditée et occulte, il y a un pas.

Mais Polony a raison sur le fond: Macron est leur candidat ( que ce soit prémédité, ou pas, n' a pas vraiment d' importance).

Quoi qu' il en soit le grand show électoral a commencé, et celui de Macron me paraît du plus mauvais goût.

Pourtant moi j' aime bien les grands shows à l' américaine, mais les grands shows de Rock and Roll ou d' événements sportifs... pas quand il s' agit de meetings politiques.

Voici un titre d' Emerson, Lake and Palmer auquel me fait penser les prestations de Macron et des autres candidats de son genre.

WELCOME BACK MY FRIENDS TO THE SHOW THAT NEVER ENDS.

 

 

Elections présidentielles 2017.Welcome back my friends to the show that never ends !

Bienvenue mes amis, dans ce show qui n' en finit jamais, et qu' on nous ressert tous les 4 ans...cette farce de mauvais goût qu' on nous présente comme un noble exercice de notre démocratie.

Et l' occasion aussi pour nous de réécouter, au passage, la voix du regretté Greg Lake récemment disparu.

PS: Je ne mets pas tous les candidats dans le même panier bien sûr.Il paraît que Mélenchon organise des meetings avec des discours bien écrits et bien structurés ( comme savent le faire les bons profs...).

On ne sera pas pas toujours d' accord avec ses propositions mais il faut au moins lui reconnaître qu' il tente de nous de convaincre avec une série d' arguments qui parlent aussi à la raison, et pas seulement au coeur ou à l' imaginaire.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 23:02

Bonjour les amis,

Le fait de vivre en Espagne me permet souvent d' avoir des nouvelles d' Amérique latine, et le moins qu' on puisse dire c' est qu' elles ne sont pas folichonnes.

Je ne suis pas sûr que les gens en France se rendent compte à quel point la situation sociale est détériorée dans certains de ces pays, avec bien souvent des violences quotidiennes barbares et  insupportables, dignes des pires exactions d' ISIS.

Je prendrai juste 2 exemples de la semaine dernière: rien que deux.

Le Brésil d' abord.

Lisez l' article.Ça se passe de commentaires

 

Quand on pense que ce chaos règne dans un pays qui vient d' organiser des JO, c' est assez surréaliste.

Mon deuxième exemple provient du Mexique où l' Etat livre une véritable guerre aux narcos.Toutes les semaines il se passe des trucs insensés avec un nombre effroyable de victimes.

Allez sur cet article d' EL PAIS où il y a une vidéo où on voit un hélico de la marine mexicaine mener une action contre des trafiquants qui se soldera par 15 morts. Pas de blessés.Que des morts...

Les images sont impresionnantes.Ce sont des images de guerre au milieu de populations civiles dans un quartier résidentiel !!!

On a l' impression au debut du clip de voir un extrait de TERMINATOR, ou la fin du film SCARFACE de Brian de Palma ,mais non, c' est pas du cinoche.C' est notre monde réel en 2017.

Alors quand on voit ça,on ne peut s' empêcher d' essayer de savoir comment on a pu en arriver là.

Dans les années 60 , de nombreux pays sud-américains faisaient partie du groupe des non-alignés.Dans les années 70 ça n' allait pas si mal pour eux ( Mexique,Brésil, Vénézuela, etc...).On pouvait espérer un futur et un avenir plein de progrès dans ces pays qui théoriquement ont suffisamment de ressources pour pouvoir offrir une situation convenable à l' ensemble de leurs concitoyens .Et au lieu de ça, on se retrouve au XXI ème siècle avec toujours autant de misère, mais avec en prime, une violence à n' en plus finir et un vrai retour à la BARBARIE.

Aujourd' hui j' entends souvent parler à juste titre des situations instables au Moyen-Orient, de la guerre civile en Ukraine,etc... mais qui parle de l' Amérique latine ?

Il n' y a qu' en lisant la liste de conseils prodigués aux touristes étrangers dans les consulats qu' on se rend compte que la situation est très dangereuse.

Lisez donc ces petits conseils du gouvernement suisse pour leurs ressortissants qui veulent aller au Mexique,par exemple....des conseils à ne pas prendre à la rigolade car il n' y a pas que la guerre contre les narcos, il y a aussi les enlèvements pour obtenir une rançon...

 

Une partie importante du Monde est en train de vivre depuis deux décennies une véritable régression,une involution, avec un retour à des pratiques barbares, mais tout se passe comme si personne ne s' en rendait compte, ou comme si personne n' en parlait.

Alors, je ne dis pas que les journaux français devraient nous bombarder quotidiennement d' informations sanglantes au sujet de ces pays.Non, ce n' est pas mon propos mais de là à ignorer ce qu' il s' y passe il y a une marge.Chaque fois que je parle avec des amis français qui n' ont pas voyagé dans cette partie du monde, je me rends compte qu' ils ne savent rien...ou à peu près rien de ce qu' il s' y passe.

Cette violence dont on parle si peu...
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:42

Bonjour les amis,

Après la pluie de récompenses qui vient de tomber sur LA LA LAND de Damien Chazelle ( sans compter les 14 nominations aux Oscars ), il était difficile de résister davantage sans aller voir ce film.

Donc j' y suis allé, et force est de constater que la magie du grand cinéma américain opère toujours.

Ce film ne tient pas la comparaison avec certaines des grandes comédies musicales des années 50 si on s' en tient aux grandes choréographies millimétrées, à la perfection technique, et aux grands numéros époustouflants des acteurs-danseurs de l' époque mais le propos du réalisateur n' est pas de rivaliser avec ces grandes productions du passé.

Son film est plutôt un hommage  à ce cinéma qui nous a fait rêver et Damien Chazelle nous invite à chanter et à danser d' une manière naturelle et sensible en recréant un univers magique.

LA LA LAND...ou quand la magie d' Hollywood opère toujours !

Pour le reste, et par rapport à ce qu' on peut attendre d' une comédie musicale,tout y est.

- L' histoire entre ces deux personnages romantiques qui veulent réaliser chacun leurs rêves. Mia qui désire être actrice et Sébastien, talentueux  pianiste qui veut ouvrir une boîte de jazz qui remette à l' honneur ce genre musical.

- La musique du film , fondamentale dans une comédie musicale,qui emprunte beaucoup au Jazz.Elle est parfois très rythmée mais offre aussi des passages  très romantiques et nostalgiques.

- Le rythme.C' est le plus important dans une comédie musicale.Ne pas perdre le rythme, et c' est le cas dans ce film.On se laisse porter , au rythme des saisons, par les déboires, aléas et péripéties que traverse ce couple.

- Le charisme du couple formé par Emma Stone et Ryan Gosling. Ils sont tous les deux top classe.

- Le Cadre.La ville de Los Angeles est magnifiquement photographiée, avec ses ciels magiques et irréels,aux couleurs saturées.Son ambiance urbaine restylisée de manière romantique.On en redemande !

- La photo.Encore une fois c' est du grand art.Les couleurs dominantes et les lumières très travaillées.On pourrait extraire une grande photo de chaque scène.C' est un régal des sens.

LA LA LAND...ou quand la magie d' Hollywood opère toujours !

Bref, je suis bon public et je me suis laissé emporter avec délice par cette histoire très romantique, totalement séduit par le glamour des deux protagonistes.

Jusque là, tout allait très bien donc, mais je ne m' attendais pas à une surprise finale avec un élément narratif non conventionnel ( dont je ne peux parler).

Il y a à la fin du film une scène vraiment magique, magique, magique....une scène inoubliable, tout comme la scène des baisers de Cinéma Paradiso.

Une scène filmée avec virtuosité qui, à elle seule, mérite qu' on aille voir ce film.Une scène qui va vous parler à vous tous, et qui vous rejettera forcément à un moment ou à un autre de votre vie.

Je n' en dis pas plus !!!!

Cette scène, elle est GEANTE et elle restera dans l' histoire du cinéma !

Je suis sorti de la salle de cinéma avec les pieds qui ne touchaient plus vraiment le sol...Le charme d' Hollywood avait frappé encore une fois !

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 18:25

Bonjour les amis,

Suite à la lecture d' un article de Fatizo, je suis allé voir " Une journée dans la vie de Billy Lynn" d' Ang Lee.

Je vous engage à lire d' abord sa présentation du film et sa critique ci-dessous.

 

Alors, pour ma part, j' ai moi-aussi adoré ce film interprété de manière très juste et aussi très sensible.Un film qui nous montre bien tous les visages de l' Amérique: celle qu' on aime, et l' autre qui est toujours aussi cynique et arrogante.

Ang Lee nous montre aussi un pays qui a toujours besoin de renouveler et d' actualiser ses mythes fondateurs:

- La liberté

- Dieu est avec nous

- Nous apportons le bien

- Nos soldats sont de vaillants petits gars que le monde entier nous envie et qui sont prêts à laisser leur peau pour défendre notre liberté.

Lee dépeint aussi une  Amérique où les petites jeunes filles sexys et romantiques rêvent toujours de héros et de princes charmants.

Tout ça, c' est dans le film...et bien plus encore.Car Ang Lee sait aussi filmer les petites gens, les laissés pour compte, et ceux qui sont critiques avec le système et qui ne sont pas dupes des gros vilains mensonges de leurs dirigeants.

C' est un film très subtil, avec beaucoup de rôles secondaires psychologiquement bien travaillés, et qui joue sur une très large palette de sentiments.

Or j' ai lu dans la presse française quelques critiques négatives dont celle-ci du nouvel Obs.

Souvenirs d'héroïsme, incompréhension des civils, célébrité fatigante, sentiment d'absurde devant les fiestas organisées, tous les clichés sont là. C'est patriotard, assommant, interminable, à fuir. 

Alors, on peut penser ce qu' on veut, et toutes les opinions sont respectables, et à chacun son ressenti, comme on dit, mais il y a des choses qu' on n' a pas le droit d' écrire et qui sont à la limite de l' indécence.

Je comprends qu' un journaliste ne soit pas sensible à la critique sociale, et qu' il trouve à ce film un côté déjà-vu ( même si moi je n' ai encore vu aucun film qui parle de manière si juste, si nuancée et si sensible de la guerre d' Irak, mais passons...).

Je comprends qu' un critique puisse trouver le film assommant, interminable...Jusque -là c' est son point de vue ( qui est par ailleurs parfaitement le contraire du mien car j' ai trouvé cette histoire passionnante de bout en bout: ce jeune soldat projeté de manière médiatique face aux mille miroirs d' une société américaine qui va tenter de l' utiliser et de l' instrumentaliser, comme on dit maintenant).

Mais alors, il y a un adjectif que ce critique a utilisé qui ne passe VRAIMENT pas, et qui frise la calomnie...Il a écrit que le film était " patriotard", et là, faut pas charrier quand même, car s' il y a bien  des personnages patriotards dans le film, ce n' est que pour mieux les critiquer et les ridiculiser...

Là c' est le mot de trop !...

Enfin, qui il est-il ce sinistre journaliste pour oser affirmer que le film est à fuir ? C' est sans doute lui qui est à fuir !

D' ailleurs l' histoire risque davantage de retenir le nom d' Ang Lee que le sien.

Je ne m' attarderai pas davantage sur cette critique du nouvel Obs qui n' en vaut pas la peine. Il n' empêche que si je n' avais pas lu l' article de Fatizo je serai passé à côté de cette oeuvre qui m' a marqué.

Oui, elle m' a marqué car on y ressent avec beaucoup de peine et d' amertume de quelle manière un pouvoir politique est capable d' utiliser la candeur et la loyauté de sa jeunesse, de mettre son existence en péril, au mépris de la vérité et de la justice.

Oui, ce film m' a presque fait pleurer.Il m' a retourné les tripes.Et ce jeune soldat américain, et bien, on a vraiment envie de l' embrasser.C' est lui qui sauve l' âme de l' Amérique et l' honneur perdu de ses dirigeants.

 

"Un jour dans la vie de Billy Lynn" d' Ang Lee....Un chef d' oeuvre d' humanité !
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:14

Bonjour les amis,

Samedi dernier s' était tenue en Espagne la cérémonie des GOYA ( équivalent hispanique des CESARS français).

Le GOYA du meilleur film espagnol a été attribué à La colère d' un homme patient,de Raúl Arévalo qui sortira en France aux alentours du 26 Avril prochain. 

Ce film avait été présenté au festival de Venise et avait bénéficié d' une très bonne réception de la part de la critique.

 

Acteur Raul Arevalo dont c' est la première réalisation

Acteur Raul Arevalo dont c' est la première réalisation

Voici le synopsis du film

Curro sort de prison au bout de huit ans : il est le seul à avoir été coincé lors du braquage d'une bijouterie à Madrid, et n’a pas dénoncé ses complices.A sa sortie, il est contacté par un mystérieux José, un homme solitaire et taciturne...

Ce film est un thriller d' une facture classique.Il commence par un mystère.Qui est José ? quelles sont ses motivations ? Et on comprendra rapidement qu' il s' agit d' une histoire de vengeance.

Alors, ce que j' ai apprécié dans ce film, c' est d' une part son classicisme, sa rigueur dramatique,l' originalité du scénario,sa simplicité et le rythme de la narration.Le film n' est pas trop long et ne se perd pas en méandres inutiles. On avance de manière intriguée avec nos trois héros Curro, sa copine Carmen et José, en se demandant ce que les manoeuvres de ce dernier vont  provoquer.

Mais j' ai surtout adoré dans ce film son REALISME DUR.On est scotché par certains personnages qui crèvent l' écran.Leur violence souvent contenue ( mais pas toujours) installe un climat et une tension à couper au couteau.Les personnages secondaires sentent la rue, la survie en milieu urbain...On est bien dans le Madrid des années de crise et il n' y a pas de héros glamour ici.Ça sent la sueur,les gueules mal rasées et les couteaux qui peuvent jaillir à tout instant.

Le film nous propose une vraie plongée dans différentes couches de la société espagnole:des quartiers populaires de Madrid jusqu' à l' ambiance joyeuse d' une fête villageoise dans la région de Ségovia.

Tous les personnages secondaires sont très bien caractérisés et authentiques.Ils sont plus vrais que nature.Que ce soit les petits loubards de banlieue qui s' entraînent dans une salle de boxe, ou les petites mamies qui connaissent les noms de tous les habitants du village depuis 3 ou 4  générations,ils sont tous criant de vérité.

Arévalo qui est un acteur très populaire en Espagne, s' est essayé pour la première fois derrière la caméra , et c' est plutôt une réussite.Il vient de signer un bon polar.

Il nous embarque dans une mortelle randonnée.Parfois on pense à Hitchtcock, à La nuit du chasseur,au Vieux fusil, et parfois on pense au film La Balance et à ses personnages secondaires si authentiques.

C' est du cinoche qui cogne, avec des personnages crédibles qui en ont et qui nous attrapent par les tripes.

Curro et Carmen forment un couple en crise qui nous émeut.Carmen qui est en plein doute...et Curro, lui, est un personnage très entier,au caractère impulsif,un loser, mais prêt à aller très loin pour tenter de ne pas perdre sa Carmen.

Arévalo sait aussi créer de belles montées de tensions dramatiques durant lesquelles le spectateur s' interroge, s' angoisse et imagine plusieurs issues possibles...

Les scènes de violence ne sont pas kitsch, ni complaisantes,ni gratuites, et nous saisissent d' effroi et d' horreur.

C' est un film où les "méchants" réapparaissent quelques années plus tard transformés par la vie, sous un visage parfois très humain, repenti ou très fragile.C' est la partie la plus originale du film.Le spectateur se demande si la vengeance a encore du sens,s' il s' identifie toujours au héros , et si celui-ci va finalement renoncer partiellement à son projet...Le film maintient le suspense.

Ira t' on jusqu' au bout ou non ?

"La colère d' un homme patient" de Raúl Arévalo...Une mortelle randonnée ibérique...
"La colère d' un homme patient" de Raúl Arévalo...Une mortelle randonnée ibérique...
"La colère d' un homme patient" de Raúl Arévalo...Une mortelle randonnée ibérique...
"La colère d' un homme patient" de Raúl Arévalo...Une mortelle randonnée ibérique...

Je ne vais pas parler de la fin,mais, alors que le film semblait se diriger vers une conclusion assez conventionnelle, Arévalo relance la tension dramatique et nous réserve quand même une petite surprise...

TARDE PARA LA IRA, c' est plutôt pas mal pour un premier film.Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et j' ai beaucoup aimé les trois personnages principaux.

"La colère d' un homme patient" de Raúl Arévalo...Une mortelle randonnée ibérique...
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:39

Bonjour les amis,

Cette fois-ci je n' ai pas attendu 6 mois pour voir JACKIE le biopic de Pablo Larraín sur les 3 jours qui suivirent l' assassinat de JFK.

Ce fut, comme chacun sait, un attentat qui créa une vive commotion internationale et dont les répercussions marqueront pour très longtemps l' imaginaire collectif de la planète.

Larraín revient donc sur ces trois jours, et nous propose une reconstitution très minutieuse de cet épisode dramatique, vu à travers les yeux de Jackie.

Jackie qui saura faire des funérailles du président un moment-clé de notre histoire du XX ème siècle avec deux images fortes.

Elle-même accompagnant le cortège funèbre avec beaucoup de force, de courage, d' élégance et de dignité, et le salut de son fils devant la dépouille mortelle du père.

Deux moments, et deux images  qui vont parachever la naissance du Mythe des Kennedy dans l' imaginaire américain.

 

Le film commence quelques jours après l' attentat avec Jackie qui reçoit un journaliste pour lui raconter comment elle a vécu ces événements marquants qui ont secoué le Monde.

Alors qu' elle est encore traumatisée, on sent également chez elle une volonté de soigner l' héritage qui doit rester de son mari afin de l' installer dans l' histoire avec un grand H.Cette interview doit être aussi une possibilité pour elle de forger une image d' un JFK qui aurait pu devenir le Lincoln de sa génération. 

Alors, tout le monde sera d' accord pour dire que l' interprétation de Natalie Portman est impressionnante et extraordinaire.Le mimétisme avec son modèle est troublant.Elle est littéralement habitée par son rôle.

J' ai vu le film en version originale sous-titrée, et on peut apprécier le vrai travail que Portman a fait sur sa diction.

Jackie, à chaque fois qu' elle s' adresse à la télé ou aux journalistes, adopte un accent très affecté ( de la côte Est) presque doucereux.L' entendre parler de cette manière aujourd'hui  paraît exagéré mais quand on va voir les documents historiques, on se rend compte que cet accent excessivement glamour est bien fidèle à celui de son modèle.

Larraín nous montre une Jackie tourmentée,torturée mais a préféré ne pas égratigner le personnage , certainement plus complexe et ambigu que ne le montre le film, et s' attacher aux grandes qualités de son héroïne comme s' il voulait lui-aussi apporter sa contribution à l' élaboration du mythe des Kennedy.

C' est un point de vue qui est respectable mais parfois il pousse le bouchon un peu loin.Il y a un moment involontairement risible dans le film, quand Jackie dit au journaliste qu' elle aurait pu aussi rêver de devenir sténo ou vendeuse.Alors, sachez pour la petite histoire qu' elle faisait partie de la jet set,de l' " aristocratie américaine", que son père était un très riche agent de change à Wall Street, qu' elle est née le cul dans la soie et qu' elle ne risquait absolument pas de devenir ni vendeuse , ni sténo...lol !

Je terminerai en disant que le film de Larraín est un bon film, mais que ce n' est pas un film d' histoire, mais au contraire,qu' il raconte l' histoire d' une histoire... C' est un film qui nous raconte comment JACKIE a réussi à faire de son mari le personnage historique qu' il est devenu aujourd'hui, et comment elle a participé de manière très active à l' élaboration d' un mythe moderne.

 

Jackie...de Pablo Larraín

Notez dans ce film la dernière apparition de John Hurt ( décédé en ce 28 Janvier 2017) en prêtre confesseur de JACKIE, ce qui donne lieu à quelques bons dialogues. 

Jackie...de Pablo Larraín

Et puis, j' ai un petit souvenir personnel lié à ce film.

On entend dans un des salons de la Maison blanche le génial violoncelliste catalan Pau Casals interpréter devant le couple présidentiel EL CANT DELS OCELLS...le chant des oiseaux.

Jackie...de Pablo Larraín

Or, nous avons interprété également cette chanson  avec notre chorale en 2010...

Ne soyez pas surpris par la mauvaise qualité de l' éclairage: nous étions entrés un par un en chantant dans l' obscurité, éclairés par la seule lueur des bougies (et avec la caméra en pilotage automatique qui se perd complètement dans ses mises au point sauf à la fin du clip...par contre la bande son est correcte...et c' est ce qui est finalement le plus important).

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:12

Bonjour les amis,

Tous les fans de progressive rock sont en deuil aujourd' hui.

La camarde vient encore de nous faucher l' un des nôtres.

John Wetton, le très charismatique bassiste et chanteur de King Crimson vient de nous laisser après avoir perdu sa bataille contre le cancer.

De très nombreux musiciens lui ont déjà rendu hommage sur youtube.

Vous trouverez sa biographie artistique sur le lien ci-dessous

Wetton a participé à beaucoup d' aventures musicales, notamment avec le groupe ASIA qu' il a créé mais moi je vais surtout vous parler de sa période dorée avec King Crimson.C' est dans ce groupe qu' il obtiendra une renommée internationale avec trois albums composés autour du trio qu' il formait avec Robert Fripp le guitariste, et Bill Bruford le batteur.

C' est l' une des plus belles trilogies de toute l' histoire du Rock progressif:

1973: Lark' s tongue in Aspic

1974: Starless and Bible Black

1974:Starless

Je vous propose en hommage à ce Grand qui vient de partir d' écouter le morceau STARLESS extrait de l' album du même nom.

40 ans plus tard, c' est toujours le même frisson qui me parcourt l' échine

 

Le voici, en train d' interpréter ce même morceau avec des petits jeunes dans un club à New-York en 2013 avant d' embrayer sur Easy Money ( toujours de King Crimson).

Il tenait encore une belle forme malgré ses ennuis de santé.Il est vraiment touchant sur ce document...

Une étoile du Rock progressif s' est éteinte.

Repose en paix John.

Ta voix résonnera longtemps... encore, encore et encore...

 

 

 

 

 

 

Une étoile du Rock progressif s' est éteinte...

Starless (Sans Étoiles)

 

Sundown dazzling day
Soleil tombant sur un jour étincelant
Gold through my eyes
De l'or dans les yeux
But my eyes turned within
Mais mes yeux, à l'intérieur
Only see
Ne voient
Starless and bible black
Qu'un noir de bible  sans étoiles (1)

Ice blue silver sky
Ciel d'argent bleu glacier,
Fades into grey
Se fond dans le gris
To a grey hope that oh years to be
Vers la grise espérance des années à venir
Starless and bible black
D'un noir de bible sans étoiles

Old friend charity
Compassion d'un vieil ami
Cruel twisted smile
Sourire cruel et tordu
And the smile signals emptiness
Et le sourire pour moi évoque
For me
Le vide
Starless and bible black
D'un noir de bible sans étoiles (1)

 

(1) Phrase tirée d'une pièce radiophonique poétique de Dylan Thomas intitulée "Under Milk Wood"; une image qui a dû marquer King Crimson puisqu'il ont eux aussi intitulé l'album précédent "Red" ainsi. Sur la pochette de cet album [ "Starless & Bible Black" (1973)], on peut juste lire cette mention : "Thanks to DT. "La traduction française de cette pièce est "Au Bois Lacté",


 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:05

Bonjour les amis,

Ce matin en ouvrant mon PC j' ai découvert par hasard un remake féministe qui date de Juillet 2016  du WANNABE, le méga succès planétaire des Spice Girls.

Wannabe  est un morceau qui date de 1996.Je me souviens notamment de ma propre fille qui avait éxécuté une choréographie là dessus sur un podium avec 5 camarades de classe  lors d' un spectacle donné pour célébrer la fin de l' année scolaire.

Il se trouve qu' à l' approche du 20 ème anniversaire de ce morceau celui-ci a été choisi par l' organisation GLOBAL GOALS pour promouvoir l' égalité entre les sexes.

Ce clip qui fut présenté en septembre aux dirigeants de la planète à l' ONU fait participer des artistes de l' Inde,du Nigéria, de l' Afrique du Sud, des Etats-Unis et du Canada avec , entre autres, la collaboration de l' artiste de Bollywwod Jacqueline Fernandez et du trio anglais M.O .

La vidéo se termine sur un message simple et clair.

WHAT DO YOU REALLY WANT ?

Un message de nature à impulser les objectifs de l' ONU comme l' éducation pour tous,l' égalité des sexes,l' égalité salariale,la fin du mariage précoce des filles et de la violence sexiste.

 

What do you really want ?
What do you really want ?

La campagne a été promue par l' organisation GLOBAL GOALS et c' est effectivement une bonne idée car, si l' économie est globalisée, la lutte pour les droits fondamentaux devrait l' être également.

Voici un lien français de présentation de l' organisation et de ses différents objectifs...

Il ne me reste plus qu' à saluer cette initiative qui défend le droit des femmes et des filles d' une manière dynamique,fraîche et positive en utilisant la portée universelle du thème des Spice Girls.

Je passerai très probablement ce clip de 2 minutes à la fin des mes cours le 8 mars prochain, journée internationale des femmes.

PS: J' imagine que si ça avait été moi qui aurait dû le faire ce clip, ça aurait été bien  plus trash.

J' aurais fait un clip à la Tarantino ( mais pas rigolo ) avec des images de filles forcées à être mariées à des vieux ploucs, des mutilations à faire gerber la planète,des mineures travaillant en usine à fabriquer sur des cadences infernales des chaussures de sport, etc...etc...

J' aurais mis tout ça sur la musique de Misirlou qui cogne fort et  qu' on entend dans Pulp Fiction.

 

Bon, à chacun son style.Tous les registres sont bons pour défendre des droits.

Utiliser l' art,la musique, le chant, la danse et des messages positifs et humanistes comme le Wannabe...ou dénoncer de manière très crue une réalité parfois insoutenable.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:50

Bonjour les amis,

Vous savez tous que je suis un grand fan de pop Rock des années 70.Je ne suis pas imbattable sur ce sujet, mais j' en connais un bon rayon.

Comme dit Vladimir Kramnik ex-champion du monde du jeu d' échecs:

" Je ne connais pas toutes les ouvertures à fond, mais ce que je connais , je le connais bien..."

Et bien, moi, c' est pareil...Je ne connais pas tout, mais il y a des groupes et des albums complets que je connais par coeur.

Alors, quelle n' est pas ma surprise quand je découvre sur le net un GRAND artiste dont j' ignorais tout.

Aujourd' hui je vous présente Joe Bonamassa que je ne connais pas moi-même...Et pourtant, ce mec est un monstre...Bon, j' ai une petite excuse quand même car il a commencé sa carrière dans les années 2000 à partir desquelles j' ai été un peu moins curieux des nouvelles productions musicales.Malgré tout, je me demande encore comment j' ai pu passer à côté d' un tel guitariste...

Ecoutez un seul morceau de Blues interprété en direct.

C' est époustouflant.Une énorme maîtrise technique qui lui permet d' offrir en public presque la même perfection technique qu' un album studio hyper travaillé. Bonamassa fait une belle et lente introduction du thème musical, passe à la partie chantée et puis nous offre ( à partir de 5 minutes) une des plus belles envolées guitaristiques que j' ai jamais entendues et qui me met la chair de poule.

Alors, comme je ne le connais pas mais que je vais l' écouter dans les jours qui viennent, voici , pour ceux que ça intéresse,sa biographie sur Wiki

Toujours pour les fans de blues que ça vous intéresse, sachez qu' il y a plein de liens youtube avec  d' autres de ses morceaux.

Ma seule conclusion de la journée sera donc:

MERCI à internet de me faire découvrir de tels artistes

Midnight Blues
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