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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:09

Bonjour les amis,

Quand on aime bien une chanson et qu' on n' a pas le registre nécessaire pour se la chanter , on a toujours la possibilité de recourir au sifflement.

Votre serviteur est capable de tout vous siffler, la 5 ème de Beethoven, l' air de la Traviata ou les Noces de Figaro...

Mais on oublie souvent que le sifflement peut faire partie intégrante d' un morceau ou d' une chanson.

Dans les années 70 on a eu un artiste qui était le Roi incontesté du sifflement.C' était Roger Whitakker. On se souvient tous de son morceau qu' on a entendu des millions de fois sur les ondes.Le voici sur ce document plus récent interprétant son grand tube de l' époque.

Ecoutez bien ce morceau, et si ça ne vous met pas de bonne humeur c' est que je ne peux plus rien faire pour vous...

 

Il y a eu FERRAT avec ses Belles étangères...l' une des plus belles réussites sifflées.

Les Mamas & the papas avec Cass Elliot à qui j' avais consacré un billet.

Mike and the Mechanics qui est un  groupe que j' affectionne beaucoup.

Un air des SCORPIONS qu' on n' a pas oublié...

Celui-ci j' ai failli ne pas le mettre car on l' a trop entendu...il est devenu Kripsant...

LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAI en hommage à mon oncle Angelo.Celui-ci, passionné d' animaux avait passé des heures à apprendre à son merle à siffler l' air de ce film. 

Un autre air très connu...qui peut énerver aussi car trop entendu dans les pubs...

Je n' ai pas arrêté de siffler cet air-ci dans les années 70...

Un générique plein d' entrain et de bonne humeur qu' on a tous en tête.

Et enfin, de manière plus récente, cet air qui apparaît dans LA LA LAND.Si cet extrait ne vous donne pas envie de voir le film, c' est désespéré...

Alors je reviens sur le titre de mon article.Pourquoi un tel titre ?

Et bien, c' est très simple.J' avais une très belle voix dans mon enfance ( j' étais le soliste de ma chorale) , et aujourd' hui, même si je chante encore dans un choeur, je ne peux plus aborder les airs qui sont dans les registres des ténors ....alors, il ne me reste plus qu' à les siffler...

 

Vous chantiez ? ...Eh bien !  Sifflez maintenant.

Je terminerai ce billet qui j' espère vous aura mis de bonne humeur avec un petit hommage à Joe Dassin  qui, dans sa chanson, se fait mener en bateau par une charmante demoiselle espiègle et un peu perverse.On s' est tous pris des râteaux dans la vie mais en sifflotant c' est finalement plus agréable...

PS: Hors-sujet.

C' était la semaine de la francophonie alors je vous propose une petite citation de Léo Campion construite sur une troublante juxtaposition...

Vous chantiez ? ...Eh bien !  Sifflez maintenant.
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 21:23

Bonjour les amis,

Dans les émissions télé de rétrospectives des années 60, il y a des artistes qu' on nous ressert systématiquement comme Sylvie, Françoise et les autres, et d' autres qui n' ont jamais fait partie du groupe des yéyés et qui ont été un peu plus oubliés par l' histoire de la musique et de la chanson populaire.

Frida Boccara fait partie de ces chanteuses-là  et j' avais très envie de lui consacrer un petit billet car elle appartient à ce groupes d' artistes que je n' ai pas oublié et qui ont gardé une place de choix dans mon coeur.

Alos, avant que je n' en parle moi-même voici sa bio sur wikipédia:

Lorsque j' étais enfant dans les années 60, j' aime autant vous dire que je n' avais pas exactement les mêmes goûts musicaux que mes parents, mais quand apparaissait Frida Boccara à la télé  il y avait tout de suite un consensus familial qui s' installait.

On adorait sa voix, avec ce timbre à la fois très personnel, mais aussi une voix " propre" très présente, qui s' imposait spontanément.

La voici lors du concours de l' Eurovision qu' elle gagna en 1969.

 

Dès qu' elle entonne " Un jour se lèvera...." le miracle se produit.Il y a une émotion qui passe.

Quand elle termine sa chanson, on a envie de s' exclamer:

" Ouaouhhh...C' est pas rien ! "

La voici maintenant qui nous interprète le succès international de Michel Legrand, Les moulins de mon coeur.

Tout simplement sublime...

 

LA PRIÈRE sur un poème de Francis Jammes...sa voix vibre de manière puissante...touche notre âme.

LE TOREADOR  d' Aznavour qu' elle interprète avec beaucoup de maîtrise.Une vraie leçon d' élocution FRANÇAISE pour bien des jeunes d' aujourd' hui...

D' habitude, je n' aime pas les chanteurs de variétés qui reprennent des airs classiques....Mais il y a des exceptions à la règle.

Voici  100 000 CHANSONS sur l' aria de Bach " Mache dich, mein Herze, rein" de la Passion selon Saint Mathieu.

Frida, née en Toscane, qui avait vécu au Maroc, était un de ces 100 000 soleils que la vie nous a offert.

Elle en imposait sur scène Frida. Quelle présence ! Quel tempérament !

Voici une scène très touchante.La présentatrice étrangère qui se mêle les pinceaux en prononçant son nom et qui annonce Roca Fridara ! Frida qui  éclate de rire très spontanément , avant de se reprendre et d' interpréter sa chanson.

Frida Boccara était de ces artistes qui apparaissaient en toute simplicité et qui imposaient naturellement  le respect.

Sa voix unique, je ne l' ai pas oubliée...

Elle a porté bien haut et à travers le monde la chanson française et fait partie de ces artistes qui lui ont donné son prestige international.La République l' a faite chevalier des Arts et Lettres.

Ce n' est que justice et c' était bien là la moindre des choses.

Aujourd' hui grâce à internet je peux me repasser ses plus belles chansons.Les grands artistes ont ce privilège de ne jamais vraiment mourir...Frida , trop tôt disparue,continue de resplendir comme un soleil, comme une grande étoile rouge qui nous illumine.

 

 

Frida Boccara...ce soleil radieux de la chanson française.
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 20:42

Bonjour les amis

Cet article est la suite de mon billet intitulé "La peregrinación" consacré à une chanson argentine qui fût reprise par Gilles Dreu en 1968 sous le titre d' Alouette.

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2016/09/la-peregrinacion.html

Gilles Dreu n' est pas le seul à s' être inspiré de chansons sud-américaines.

Il y a eu Hugues Auffray avec son épervier.

Remember

Ecoutez maintenant le classique folklorique vénézuelien qui l' a inspiré EL GAVILAN...gavilan qui justement veut dire épervier en espagnol.

Il y a eu par ailleurs plein de reprises d' EL CONDOR PASA d' origine péruvienne , y compris en France...

La PALOMA mexicaine aussi.

Michel Fugain, quant à lui avait repris un grand succès brésilien et nous invitait à faire comme l' oiseau, également.Une adaptation très réussie.

Sauf que la version brésilienne, ne parle pas du tout d' oiseau mais plutôt d' une personne qui a été abusée par son amant...VOCE ABUSOU...

Je terminerai ma petite série sud-américaine par une chanson de Lavilliers écrite sur une musique de Pascal Arroyo consacrée aux urubus du Brésil, ces vautours du désert, du sertao...

Ici, Lavilliers fait une très belle métaphore en comparant les multinationales américaines aux vautours du désert.

Urubus, vous n'avez pas de cri
Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur
Urubus, vous attendez qu'on meure
Mort de faim, mort d'amour, mort de peur
Cercles noirs cisaillants le ciel vide
Sans espoirs, attentifs et avides
Sans beauté, sans couleur et sans race
Obstinés, nettoyeurs et voraces
Anonymes citoyens solitaires
Charognards, utiles, élémentaires
Voyageur si tu plies, si tu tombes
Méfie-toi de l' ombre de ton ombre
Urubus, vous n'avez pas de cri
Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur
Urubus, vous attendez qu'on meure
Mort de faim, mort d'amour, mort de peur
C'est ta vie qui ne tient qu'à un fil
Si tendu, si ténu, si fragile
Angle droit du désert du Sertão
Si stérile, si perdu, si brûlant
Le soleil, mangeur d'hommes et de fous
Immobile, efficace et tout roux
Trace encore quelques barreaux obliques
Entre toi et ta mort symétrique
Urubus, vous n'avez pas de cri
Cri de chasse, cri d'amour, cri de peur
Urubus, vous attendez qu'on meure
Mort de faim, mort d'amour, mort de peur
Le silence est un cri qu'on étouffe
Et la peur du sable dans ta bouche
La lumière un fusil dans les reins
La fatigue un foyer qu'on éteint
Tous tes pas dans la poussière qui danse
Sont comptés par le temps qui avance
Tu oublies et tu crois qu'il s'endort
Il te suivra jusqu'à Salvador
Tournez, Urubus
Quand la lumière des villes s'obscurcit vers le néon fragile !
Planez, Urubus
Au-dessus des soumis comme une ombre portée sur la vie !
Vivez, Urubus
Cachés dans vos buildings sans un cri, penchés sur vos plannings !
Vivez, Urubus
Glissez vos doigts d'acier dans nos démocraties avancées !
Tournez, Urubus
Donnez-nous un peu d'air et on vous laisse le phosphate et le fer !
Tournez, Urubus
Qui contrôlez le temps, mines d'or, de platine, de diamants !
Tuez, Urubus
Tout ce qui vous résiste, ce qui vit, qui respire, qui existe !
Fouillez, Urubus
Au fond de leurs entrailles, becs crochus, longs couteaux et tenailles !
Cherchez, Urubus
Ce qui nous fait marcher, ce qui nous fait rêver, nous aimer !
Planez, Urubus
Au-dessus du linceul que déchire le poing d'un homme seul !
Crevez, Urubus
Tombez comme des pierres sur la terre, le goudron en enfer !
Personne Urubus
Ne viendra vous becqueter
Même pas les fourmis rouges affamées
Urubus, les aigles sont déchus

Innombrables vous gardez les issues

Chansons françaises inspirées de volatiles sud-américains...

Lavilliers a écrit URUBUS en 1979...le moins qu' on puisse dire c' est que les choses ne se sont pas arrangées depuis...

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 18:28

Bonjour les amis,

hier soir je vous parlais de l' album CHAMPAGNE de Jacques Higelin, un album exceptionnel avec des musiques très variées et surtout des textes pleins d' humour et de poésie .

L'une des chansons de l' album L' ATTENTAT A LA PUDEUR est d' une incroyable drôlerie.

Il s' agit d' une espèce d' hommage chanté à la comédie de Boulevard,au vaudeville, à l' opérette, et à l' opéra aussi.

On y retrouve tous les ingrédients du vaudeville.L' amant dans le placard, le mari trompé qui rentre de la chasse avec une tête de vache ornée de belles cornes.C' est plein de clins d' oeil et de citations.On y retrouve même à un moment donné un extrait musical du toréador de Georges Bizet.

C' est donc une scène avec les trois intervenants traditionnels: le trio amant-femme infidèle-mari trompé.

Ecoutez attentivement la chanson car tout va très vite...

L' interprétation de la soeur nymphomane, chantée par Elisabeth Wiener est hilarante.Même Marie-Paule Belle n' a jamais fait aussi fort !

Quelle conviction quand elle s'exclame:

Du fric, toujours du fric !
Tu ne viens jamais me voir que pour me taper
Suis-je donc moins désirable
Que toutes tes miséra
bles traînées ?

Quand à Higelin qui joue le rôle du frère bohème et flambeur, c' est un rôle qui lui va comme un gant...Avec lui le vaudeville devient vite assez déjanté et " très chaud" pour ne pas dire brûlant !

Le texte recèle des petites merveilles comme cette belle inversion:

Incroyable découverte

j' en vois des mûres et des pas vertes !

1. Sur le tapis de mon palace
Loin de Paris, loin de ses frasques
Je me pâme, je m'étiole
Je m'ennuie, je deviens folle
Qui me délivrera
De mes fantasmes inassouvis
Mon mari est à la chasse
Mon majordome s'est fait la paire
Je reste seule devant la glace
Goûtant des plaisirs solitaires ! Ah !!!
Je t'ai fait peur?
Ne me touche pas, n'oublie pas que je suis ta soeur !
Ah quelle belle paire de miches
Mais, Bibiche, là n'est pas le propos :
Ma poulette a claqué toute son artiche
Et elle m'attend à la roulette au casino
Du fric, toujours du fric !
Tu ne viens jamais me voir que pour me taper
Suis-je donc moins désirable
Que toutes tes misérables traînées ?
Oh, t'excite pas, c'est pas la question, allez
Aboule
Sadique !

Le fric
Salaud !
Si tu veux que j'me casse vite fait d'Monte Carlo
À une seule condition : vire ton smoking, ton noeud papillon
Car je sens
Tu sens
L'appel pressant, urgent et consanguin de la chair
Franchissons ensemble
Les frontières exquises
De la décadence

2. À la cosaque du haut d'l'armoire
À la prussienne sur le sofa
Dans les persiennes sur la moquette
La commode ou la véranda
Ah ! quel panard
Ma belle canaille
Quelle pagaille
Dans le boudoir
Gestes obscènes qui m'obsèdent


Je résiste
Ah ! je cède
Montée brûlante de ma sève
Non pas encore, retiens-toi
Ah ! j'entends des pas
Dans le couloir
Cache-toi vite dans le placard
Bonsoir ma chérie, dans mes bras !
J'ai ramené ce trophée de ma chasse ah ah ah :
Une tête de vache avec ses cornes
Je m'en vais de ce pas la ranger dans le placard
Non !
Et pourquoi ?
Je n'sais pas, je me sens lasse
Tu ferais mieux de t'allonger
Pendant que je vais la ranger dans le placard
Non ! pas ce soir !
Écarte-toi, ah ! quelle audace !
Si tu ne veux pas que je me fâche
Pour une tête de vache
Alors blonde passe passe passe passe toréador !
Ah ah ah ah ah ah !
Ah ! quelle surprise !
Vision troublante
Qui me grise
Mon beau-frère
Ton beau-frère
Son beau-frère
Nu comme un ver,
Bouleversante découverte
J'en vois des mûres et des pas vertes
Touchez-la, mon cher beau-frère
Papa Maman, que vont-ils faire ?
Touchez-la, vous dis-je !
Calmez-moi !
Quel vertige !
Quel membre !
Et quelle tige !
Quel litige, quelle horreur !

C'est un attentat
À la pudeur
Dont je me vante
Devant ma soeur

Elisabeth Wiener,actrice et chanteuse,, fille du compositeur Jean Wiener

Elisabeth Wiener,actrice et chanteuse,, fille du compositeur Jean Wiener

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Published by alea-jacta-est - dans chanson française Higelin humour
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:17

Bonjour les amis,

Après une incursion dans les années 80 voici quelques points de repère complètement personnels sur des chansons françaises de ces années-là qui restent bien ancrées dans ma mémoire.Il y en a plein évidemment alors, je vous fais juste un tout petit tri.

D' abord Jacques Higelin qui déboule en 80 avec un album FANTASTIQUE et des textes délirants pleins de poésie et de drôlerie....CHAMPAGNE

Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard
L'ami
qui soigne et guérit
La folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi
Champagne !

Y'a des allumettes au fond de tes yeux,
Des pianos à queue dans la boîte aux lettres,

Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour...

MAURANE avec son TOUT POUR UN SEUL HOMME...frissons garantis...

Jonasz qui balance bien avec son LUCILLE

France Gall et son ELLA qui me met , moi aussi, dans un drôle d' état...

Nougaro qui nous revient en pleine forme avec un NOUGAYORK plein de punch !

LAVILLIERS avec son double latino O GRINGO

De n' importe quel pays de n' importe quelle couleur

la musique est un cri qui vient de l' intéreur

Balavoine avec son DIEU QUE C' EST BEAU...

Et pour finir Gainsbourg...bien sûr...

C' est moi qui t' ai suicidé mon amour....

Et son égérie Jane, avec sa voix fragile et improbable sur un thème de la symphonie nº 3 de Brahms

Norma Jean Baker
Qui sait maintenant où elle est
Peut-être plus
à L.A...........

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:18

Bonjour les amis,

Suite à mon petit hommage à François Béranger ICI je me suis rendu compte par vos réactions que nombre d' entre vous ne le connaissent que très peu, alors aujourd' hui je vais repasser une petite deuxième couche, comme dirait Bruno Gaccio.

J' explicais à note ami Fatizo, que Béranger s' inscrivait dans une tradition de protest -song ouvrière, qu' il était un peu notre Woody Guthrie à nous, vous savez,ce vagabond américain qui passait sa vie entre deux wagons dans le far-west pendant les années de la grande dépression à composer sur sa guitare des chansons commme THIS LAND IS YOUR LAND...

Cette terre est la vôtre, à ceux qui travaillent, à ceux qui la font...

Voici donc pour illustrer mon propos une chanson emblématique de Béranger.

LE BLUES PARLÉ DU SYNDICAT

Ecoutez ces paroles, c' est très drôle...impossible de ne pas se reconnaître parfois...La filiation avec Woody est évidente.

Par ailleurs Béranger ne peut pas s' empêcher de se moquer de tout le monde...écoutez attentivement...

Continuons avec TRANCHES DE VIE, un texte qui parle bien de l' exode rural des années soixante...adieu ma Normandie...

L'ALTERNATIVE avec un son country bien sympa.

L' alternative c' est pas malin.Ecoutez pourquoi...

TOUS CES MILLIERS DE KILOMÈTRES avec de belles guitares rock un peu planantes qui laissent soudainement place à une jolie mélodie acoustique au piano pour le refrain ( 1 minute 21 secondes sur le clip....)

Et puis pour finir AMOURS ENVOLÉES

"Elles sont parties mes amours loin d' ici

Dans le matin d' un beau jour endormi

Et la fumée des turbines obscurcit

Le ciel et mon coeur a peur aujourd' hui

Oh revenez amours envolées..."

Oh revenez, amours envolées...Même Villon et Ronsard auraient été d' accord.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 12:01
Chanter c' est pas vivre mais c' est l' espérer...

Bonjour les amis,

J' ai eu l' occasion de voir François Béranger à la fête de l' huma à la fin des années 70.J' ai même pu le croiser et il m' a dédicacé l' un de ses albums.

Je n' ai jamais été un inconditionnel de ses productions qui étaient de qualité variable, mais il a écrit certains morceaux qui sortent vraiment du lot et que je n' oublie pas. Commençons par JOUE PAS AVEC MES NERFS.

Cette chanson très rock est un cri de révolte de quelqu' un profondément exaspéré de voir que l' humanité ne s' améliore pas, qu' elle est incapable de faire disparaître la barbarie de la face de notre planète.Les paroles ont été écrites dans un contexte international dur à la fin des années 70 lors de la première révolution islamique en Iran.Béranger est sidéré de voir qu' un personnage issu du moyen-âge puisse commander une nation entière.

Le Shah se fait virer

par un vieux puritain

sorti du moyen-âge

lançant des anathèmes

Plus loin il poursuit:

Pourtant ça comntinue

c'est ça qui est fantastique

Ça fait des millénaires qu' on respire le même air

Qu' on se tire dessus

comme des élastiques

Enfin il s' interroge:

J' pourrais être l' enfant

J' pourrais être le nazi

Quel est le Dieu vicieux

bien planqué dans les cieux

qui décide de tout ça

Qu' on lui tire la barbe...

Vous le voyez le contexte historique a changé mais la barbarie n' a pas été erradiquée, au contraire !

Pauvre Béranger qui serait sidéré s' il voyait les ravages commis par Daesh aujourd' hui.

Il nous a lancé un cri de desespoir, il a tenté de réveiller nos consciences mais il semblerait que tout reste à faire.Malheureusement en 2016 il m' arrive encore de fredonner ses vers rageurs.

" Joue pas avec mes nerfs.J' ai un flip de travers, une arête dans le gosier,J' peux plus respirer"

Sa chanson est restée d' une dramatique actualité...

Béranger nous a legué également un très beau texte d' une grande simplicité sur les chansons populaires.

"Tous ces mots terribles qui font des chansons" et qui sont comme la vie...pleines de tristesse, de mélancolie mais aussi d' espoir sans cesse renouvellé.

"Chanter c' est pas vivre mais c' est l' espérer..."

Et puis je vous laisserai avec une chanson d' une incroyable tendresse qu' on pourrait dédier à toutes les grands-mères qui nous ont tant aimés sans jamais rien attendre en retour...Magnifique texte et musique de Béranger qui, à travers un hommage à sa grand-mère, nous livre une chanson universelle.

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