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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 18:18

Bonjour les amis,

Je viens de terminer un roman assez volumineux de plus de 700 pages de Luca di Fulvio intitulé LE GANG DES RÊVES.

En voici un résumé:

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt...
L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. 
Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté.

"Le gang des rêves" de Luca Di Fulvio

Alors c' est un roman assez torrentiel qui commence en Italie au début du siècle dernier.Cetta, jeune paysanne italienne fuit son pays et arrive à New-york avec son bébé née d' un viol.

Pour survivre elle devra vendre son corps et elle luttera avec une seule obsession: devenir américaine, et que son fils, rebaptisé Christmas  soit un citoyen américain à part entière.

Le récit est dense avec des allers et venues dans différentes époques.Nous suivons l' itinéraire de Cetta, la jeune immigrée qui ne connait pas un mot d' anglais et qui découvre New-York, et en parallèle celui de son fils Chris qui  devra apprendre à survivre à l' école de la rue, une rue qui est livrée aux rivalités entre gangs: les irlandais, les juifs, les italiens...

Le personnage de Chris est celui qui porte le récit.Il est très débrouillard,a du culot,et possède une intelligence hors du commun qui lui permet de se frayer un chemin, et de tenter de vivre son rêve américain.

On est happé par l' histoire qui nous fait croiser plein de personnages hauts en couleurs issus des bas-fonds new-yorkais.Certains sont truculents, d' autres pathétiques:il y a des pauvres prolos hyper exploités, des braves types et des méchants teigneux, des durs, des petits truands sans ambition,des maquereaux et des vrais caïds.

Ce roman est aussi une grande histoire d' amour. Chris va porter secours à Ruth qui est une jeune juive issue d' une famille très aisée et qui a été victime d' une agression horrible.Chris tombera sous le charme de Ruth qui est extrêmement traumatisée par son agression.

Cette histoire d' amour semble à priori impossible puisque Chris et Ruth appartiennent aux deux extrêmes de l' échelle sociale.Les relations entre Ruth et Chris seront le fil rouge de tout le récit et tout ce que va entreprendre Chris sera fait par amour pour Ruth.

Par ailleurs, Di Fulvio nous fait suivre aussi en parallèle la trajectoire violente et sanguinaire de Bill, l' agresseur de Ruth.C' est lui qui incarne le Mal absolu dans le roman...

Le livre nous fera revivre l' Amérique des années 20 , de l' avant- prohibition, du cinéma muet et parlant, de la radio, de la comédie musicale et de Broadway...On y voit aussi l' Amérique de l' immigration,des ghettos, du racisme, des syndicats, des premières usines automobiles FORD et de la taylorisation.

Le récit nous promène de la côte Est à la côte Ouest où Hollywood attire tous ceux qui rêvent de fortune et de faire du cinéma.On y découvre une industrie cinématographique naissante, quasi mafieuse, très cynique où les jeunes filles trop innocentes sont exploitées sans vergogne.

Le début du roman fait penser à IL ETAIT UNE FOIS L' AMÉRIQUE de Sergio Leone mais cependant avec une différence importante:Chris, même s' il est en contact avec la pègre va chercher rapidement une solution personnelle pour sortir de la délinquance.Impossible de séduire Ruth en restant dans l' illégalité.

Chris possède une imagination hors du commun et un charisme qui lui permettent de subjuguer ceux qui l' écoutent.L' Amérique toujours à la recherche de jeunes talents lui donnera sa chance...Quant à son histoire avec Ruth, il faudra attendre la dernière page pour savoir comment elle se conclut.

Il faut ajouter qu' il y a dans ce roman de très bons dialogues et une bonne dose d' humour. C'est finalement une écriture très cinématographique....à tel point qu' on se demande s' il n' y aura pas un metteur en scène en mal d' inspiration qui va tenter d' en faire une adaptation.

Moi si je devais produire ce film je chercherais déjà le nouveau Di Caprio pour tenir le rôle Chris...et la nouvelle Monica Bellucci pour tenir le rôle de Cetta.

Pour le personnage de Ruth je l' imagine comme ça...

 

 

"Le gang des rêves" de Luca Di Fulvio

Pour en savoir plus sur ce roman, vous pouvez aller sur ce lien.

Je dédie ce petit billet à ma copine d' origine romaine Sonia qui est en plein milieu du roman et qui ne l' a pas encore fini...et qui a été la première à proposer Bellucci dans le rôle de Cetta.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 20:34

Bonjour les amis,

Donald Trump attaque sa présidence en voulant donner l' impression forte qu' il va tenir ses promesses.Alors, on est plus que dubitatif sur l' efficacité de certaines mesures et sur la faisabilité de leur application.Par contre, il y a quelque chose dont on ne peut douter, c' est qu' il va bien s' attaquer aux plus faibles.

Deux points importants de son programme sont déjà mis en orbite:

1- l' annulation pour ne pas dire désintégration pure et simple de l' Obamacare qui tentait d' offrir une protection médicale minimale aux classes les plus défavorisées.

2- la chasse aux clandestins qui est d' ores et déjà lancée.Ce sont des millions de personnes qui , du jour au lendemain, vont avoir peur d' ouvrir leur porte à des inconnus, en craignant que ce soit la police anti-immigration ( qui va être dotée de nouveaux moyens importants ) qui frappe à la porte.

Alors, il faut rappeler quelques données économiques de base très simples.

Les Etats-Unis ont un taux de chômage de l' ordre de 5% , très enviable pour nous les européens.Un taux qu' on peut considérer comme une situation de quasi plein emploi.C' est sans doute la meilleure partie du bilan d' Obama qui, sur le plan intérieur, a été plutôt un bon président.

Il y a aux Etats-Unis à peu près 11 millions de personnes non-régularisées qui pour la plupart vivent dans ce pays depuis plus de 10 ans, ce qui veut dire qu' elles sont intégrées, qu' elles travaillent le plus souvent dans des secteurs que les américains ne veulent pas occuper, et qu' elles ne coûtent pratiquement rien du tout en termes de cotisations sociales.

Les Etats-unis bénéficient donc d' une manne prolétaire à bas prix dont ils ne peuvent se passer.Si Trump avait le pouvoir de les expulser tous, l' économie américaine s' en ressentirait de manière très négative dans certains secteurs, comme l' agriculture, où elle manquerait de main d' oeuvre. D' ailleurs 3 Etats américains ont fait savoir qu' ils n' appliqueraient pas le décret anti-immigration...Le moins qu' on puisse dire, c' est que tout cela fait assez désordre.

Mais une chose est sûre: Trump a réussi sur un seul coup de plume à plonger des millions de résidents sans papiers dans la crainte et dans l' angoisse.

Voici l' arrestation cette semaine d' un mexicain sans papiers, sous les yeux de sa fille, après qu' il ait laissée  à l' école...

 

Evidemment, l' émotion est vive dans la communauté américaine latino et il y a eu une manifestation de soutien à ce père de famille  à LOS ANGELES

Encore une fois, je ne vais pas vous faire sortir vos mouchoirs.Tel n' est pas mon but.

On voit déjà de quelle manière la politique populiste de Trump s' attaque aux plus faibles.

Par ailleurs,et en parallèle,je voudrais rappeler d' autres promesses de Donald Trump.Il a promis, par exemple, de taxer les produits chinois, et là les amis, ça me fait sourire amèrement car avec les asiatiques ça va être une autre paire de manches.Ils ne sont pas faibles eux.Les chinois ont acheté 30 % de la dette américaine et peuvent, sur un claquement de doigts de leur président, créer une crise sans précédents aux Etats-Unis, rien qu' en mettant cette dette massivement en vente sur le marché.

Sûr qu' avec les chinois, ce sera du donnant donnant.

Par contre pour le gouvernement mexicain, les choses vont être plus compliquées et la nouvelle administration américaine va leur mener une guerre économique sans merci.

On le voit bien. Trump va  tenir une partie de ses promesses, et ce sont les plus pauvres et les plus démunis qui vont en faire les frais.Les autres peuvent dormir tranquille...

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 08:16

Bonjour les amis,

Je viens de finir un énorme pavé de près de 800 pages de Philipp Meyer intitulé LE FILS, et  j' ai trouvé une excellente critique que je vous invite à lire ci-dessous:

 

 

Audrey Chaix a pratiquement tout dit, et je me contenterai d' y ajouter juste quelques commentaires personnels.

Alors la grande particularité de ce roman qui se passe au Texas c' est de remettre en perspective l' histoire de cette partie du monde.Nous avons tous une vision de la colonisation qui a commencé au XVI ème siècle et durant laquelle l' homme blanc a chassé les natifs qui formaient une communauté d' une vingtaine de millions d' habitants.

Ce qu' on perd de vue c' est que la guerre va durer pendant près de 350 ans...Et dans ces conflits on oublie les mexicains.Or au Texas les luttes entre les blancs, les mexicains et les indiens de différentes tribus seront incessantes.

Blancs contre les mexicains, mexicains contre indiens, et indiens contre les blancs pendant plus de 3 siècles.Sans oublier blancs contre blancs puisqu' il y aura la guerre de sécession.Je simplifie le récit car quand je dis indiens il faut parler des différentes tribus rivales ( même si le livre s' attarde plus sur celles des comanches)

Evidemment, avec un tel passé si sanglant, si marqué par le recours systématique à la violence, et à l' usage des armes, on peut comprendre que le Texas soit une terre particulière où l' origine familiale de chacun pèse sur l' approche qu' il a de se voisins.Chaque dynastie a sa propre histoire ( généralement violente), vue de son côté.Chez les blancs il y a les éleveurs, les producteurs de coton, et ensuite il y aura le pétrole qui va enrichir nombre d' entre eux...et cela durera jusqu' aujourd' hui.

Le fondateur de la dynastie Mc Cullough a été enlevé par les comanches et il vivra trois ans dans leur communauté.C' est la partie qui pour moi est la plus passionnante du récit car Philipp Meyer s' est documenté de manière très détaillée sur les us et coutumes des indiens.On apprend tout dans son livre.C' est bourré d' informations.Comment cuisiner toutes les parties comestibles du bison, comment préparer les peaux, comment réaliser un arc.Quelles sont les coutumes sexuelles et affectives entre les comanches qui ont  des relations assez libres avec les filles tant qu' elles ne sont pas encore mariées ( par ailleurs ce sont souvent elles qui prennent les initiatives...) .Comment les comanches traitaient leurs prisonniers quand ils décidaient de les garder, et comment ils les éxécutaient dans le cas contraire.On y apprend aussi comment s' organisait la vie sociale dans les tribus, comment et en fonction de quoi ils planifiaient leurs transhumances.Le livre nous en apprend beaucoup sur leurs systèmes de valeurs ( la fameuse bravoure indienne, par exemple),et aussi sur leur sens de l' humour ...

Le récit est d' une extraordinaire violence mais sans complaisance et Philipp Meyer essaie de le raconter de la manière la plus honnête possible, c' est à dire avec la sensibilité des personnages de l' époque ( et pas avec notre sensibilité à nous, ses lecteurs).

Elli Mc Cullough est parfois très brutal mais on a de l' empathie pour lui car on se resitue dans le contexte qui est le sien,et ses réactions sont justifiées par une certaine forme de bon sens et d' instinct de survie.Le roman de ce point de vue fait penser à la première scène hyper violente du film LE REVENANT.Elli est un personnage hybride car, même s' il retourne dans le monde des blancs il garde beaucoup d' amour et de respect pour sa communauté comanche d' adoption.Il garde un goût insatiable pour la nature et la liberté.

L' histoire se passe sur 5 générations avec 3 narrateurs.

C' est un livre assez torrentiel, avec plein de personnages toujours décrits avec précision et réalisme comme si Meyer avait voulu y mettre tout le Texas.

Quand on referme la dernière page, on n' a plus la même perception de cet Etat.On comprend mieux pourquoi les texans sont et resteront toujours un peu à part.

Philpp Meyer

Philpp Meyer

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 08:14

Bonjour les amis,

La semaine dernière un collectif de 35 psychiatres américains a envoyé une lettre au NEW YORK TIMES dans laquelle ils mettaient très sérieusement en doute l' état de santé mentale de Donald Trump.

C' est un fait atypique et complètement inhabituel dans l' histoire des Etats-Unis, et même si cette initiative ne respecte pas les règles déontologiques de la profession, le simple fait que 35 experts, dont certains de renom international, tirent la sonnette d' alarme est en soi très inquiétant.

 

 

Alors, en ce qui me concerne, je ne suis pas spécialiste en psychiatrie pour émettre un diagnostic, mais je n' oublie pas que dans l' histoire de l' humanité de grands malades mentaux ont occupé la plus haute responsabilité de certains Etats.Il y avait eu sur ce sujet un excellent documentaire dans les années 80 intitulé: " Ces malades qui nous gouvernent".

Un documentaire qui rappelait, par exemple, qu' un pilote d' avions qui a la responsabilité de la vie de 200 à 300 personnes doit faire des examens de contrôle régulièrement, alors que des présidents qui dirigent la destinée de nations entières, formées de dizaines de millions d' habitants, ne sont pas soumis à des examens aussi stricts.

Vous pourrez voir, si ça vous intéresse, l' intégralité de ce documentaire bien plus passionnant que n' importe quel film à l' affiche en ce moment sur le lien ci-dessous.

 

Alors,pour amener un peu de dérision et de dimension métaphorique sur un sujet qui est inquiétant et pas du tout drôle, je me suis complu à imaginer,à la manière de Woody Allen,quel genre de joueur d' échecs serait Donald Trump ?

Vous savez que j' aime l' art échiquéen, et que je considère que de nombreux grands hommes politiques étaient de redoutables joueurs, à commencer par Napoléon, pour n' en citer qu' un seul.

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2016/03/eloge-du-jeu-d-echecs.html

Alors quel serait le style de Donald s' il appliquait les mêmes stratégies à ce  noble jeu qu' il ne le fait en politique ?

Disons qu' il aurait un style direct, impulsif...Il se précipiterait sur le Roi adverse comme un soudard, de manière trop cavalière, avant d' avoir mesuré les possibles effets collatéraux d' une attaque trop précipitée.Il utiliserait toute la puissance de sa Reine sans penser à la protéger et à couvrir son action.

Donald ne reculerait pas ses pièces avancées de manière trop hasardeuse.Il est trop orgueilleux pour reconnaître qu' il s' est lancé dans une offensive de manière aventureuse, sans la préparation nécessaire, et qu' il serait plus sage de battre en retraite.Non, battre en retraite lui est impossible...

Du coup, Donald sacrifierait sans états d' âme ses pions, échangerait rapidement ses pièces mineures, et on se trouverait vite en phase de fin de partie.Tenter de longs mouvements préparatoires pour essayer d' en tirer un bénéfice stratégique à long terme est hors de sa portée intellectuelle.

Serait-il un joueur fair-play ? Alors là, je sors mon joker mais je l' imagine bien devant une position de fin de partie clairement désespérée pour lui renverser le jeu de manière malencontreuse et déclarer qu' il faut reprendre la partie à zéro...ou alors balancer l' échiquier à la figure de son adversaire, en disant que ce jeu, de toutes façons, c' est de la m...

Alors, il y a quand même un conseil que je donnerais aux adversaires de Trump.

Aux échecs on apprend une règle d' OR que voici.

Face à un adversaire qui joue mal, voire très mal, il faut maintenir une certaine rigueur et ne pas vouloir se mettre à son niveau en jouant de manière trop rapide en pensant qu' on va gagner sans aucune difficulté la partie car on risque de commettre des erreurs regrettables.Face à un mauvais joueur il faut continuer de jouer comme si on avait affaire à un grand maître.Il ne faut jamais sous-estimer son concurrent.

Celui-ci peut parfaitement cacher derrière des manoeuvres qui ont l' air simples et directes d' autres qui sont plus subtiles.

Or, je vois depuis un certain temps des responsables étrangers tomber dans la provocation de Trump, et adopter ses formes vulgaires, voire insultantes, comme par exemple l' ex-président mexicain Vicente Fox déclarant que ses compatriotes ne paieront jamais son p.... de mur.C' est exactement ça qu' il faut éviter: se mettre à son niveau.Il faut continuer de jouer comme si Trump était un président respectable, et le laisser tout seul nager dans son tas d' ordures.

Un autre responsable suédois a demandé par tweet ce qu' avait "fumé" Trump après l' avoir entendu commenter un attentat en Suède dont personne n' a jamais entendu parler.Encore une fois, ce n' est pas sain que le langage international diplomatique perde ses formes.Laissons Trump se mouvoir tout seul dans sa propre fange...

Je terminerai par une métaphore à deux balles.Parfois mes certains de mes élèves ( très peu nombreux heureusement) s' expriment de manière très vulgaire et insultante et tiennent des propos scandaleux et absolument inacceptables.Mais le pire serait que le professeur leur réponde sur le même ton et dans le même registre...Quand on perd les formes, on perd tout honneur, toute crédibilité et on finit par donner raison aux agresseurs qui marquent des points.

Que penserait nos élèves s' ils voyaient leurs professeurs s' interpeller entre eux de manière vulgaire, peu respectueuse et inappropriée ? L' effet serait désastreux pour tout le monde.

C' est le danger que fait courir Trump à la planète toute entière.

Pour revenir au joueur d' échecs qu' il serait, je crois que ce jeu n' est vraiment pas fait pour lui, ni pour son caractère.

Par contre il aura, qu' il le veuille ou non, à s' affronter à d' excellents joueurs comme Vladoche, par exemple...Un Vladimir Poutine qui, lorsqu' il avance un pion, est rarement amené à le sacrifier.Le président chinois Xi Jinping n' est pas du genre à improviser ses mouvements tactiques de manière irréfléchie non plus.

Ces malades qui nous gouvernent...

 

Donc, je vois mieux Donald sur un ring avec des gants de boxe et essayant de mettre KO rapidement son adversaire...pratiquant les coups bas aussi, comme il l' a fait avec Hillary.

Mais même sur un ring, Trump serait redoutable mais ce ne serait pas un bon boxeur.

 

Ces malades qui nous gouvernent...

Alors, le poker menteur peut-être ?...Là, oui, il serait sans doute très bon car il est capable de balancer n' importe quelle énormité comme si c' était une vérité première dont personne ne doute.Il croit lui-même en ses contre-vérités.Même l' aiguille d' un détecteur de mensonges ne capterait pas la moindre variation...C' est peut-être pour ça d' ailleurs que les 35 experts psychiatres doutent de sa bonne santé mentale...

Ces malades qui nous gouvernent...
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:43

Bonjour les amis,

Je viens de voir The Birth of a Nation le film de Nate Parker, après avoir pris connaissance de cet article de notre ami Fatizo que je vous invite à lire ci-dessous.

"The Birth of a Nation" de Nate Parker...lourd de chez lourd....

Je suis assez d' accord avec les très sérieuses réserves émises par Fatizo, et je vais juste en confirmer certaines et ajouter un certain nombre de remarques personnelles.

Parlons du thème d' abord.

Alors là, comme disent les espagnols, " llueve sobre mojado"...il pleut sur un sol déjà mouillé ( et donc saturé).En effet, des films qui dénoncent l' esclavage des afro-américains, on en a déjà vu plusieurs ces derniers temps dont les fameux 12 ans d' esclavage ou Django ( excellents tous les deux).

Je ne veux pas dire par là que la coupe est un peu pleine mais on est, à la base, un peu saturé...avec l' impression qu' on a affaire à un cinéma qui commence à tourner en rond et qui réactive aussi de vieilles rancoeurs ( même si elles sont parfaitement légitimes).

Mais revenons au film de Parker.

C' est lui-même qui a tenu à interpréter le rôle, et là, il est difficile de ne pas y voir une forme de narcissisme et d' égolâtrie, en se mettant en scène lui-même en victime sacrificielle du colonialisme monstrueux des blancs.On sent qu' il est bien trop heureux d' endosser ce rôle qui lui permet de se mettre en valeur et de projeter à l' écran une rage qu' il porte en lui-même ( tout en se protégeant derrière l' alibi de l' acteur qui interprète un personnage).Il traite les événements qu' il relate comme si il avait un compte personnel à régler et qu' il voulait lui-même cracher sa rage et venger ses ancêtres.

N.B: Autant vous avertir tout de suite que sur la version française, ils ont eu l' idée saugrenue de faire appel au rappeur Abd Al Malik pour doubler la voix de Parker, et malheureusement ça s' entend !!! On a envie d' éclater de rire dés qu' on entend notre Nate Turner qui semble sorti d' un quartier de Saint-Ouen ou de Saint-Denis...Tout simplement ridicule d' affubler d' un tel accent un noir-américain du XIX ème siècle ! Turner qui parle comme un rappeur parigot ou comme Jawad, vous vous souvenez, le mec qui voulait rendre service ! Ça ne passe pas du tout !...mais vraiment pas ! Tout aussi ridicule qui si Turner parlait avec l' accent québécois.Je vous conseille donc très vivement de voir le film en VOST.

Bon, revenons à Nate Parker qui en fait des tonnes, qui tire sur la corde mélo à fond, qui rajoute des épisodes qu' il invente (comme le  viol de l' épouse de Turner) pour rendre le personnage encore plus pathétique.

Rien ne nous est épargné...du sang, de la sueur, beaucoup de souffrances et des larmes !

Là, il faut être clair.Je ne dis pas que ce qui est dénoncé ne s' est pas produit.Je n' en doute pas une seule seconde...Simplement, cette complaisance de la caméra, qui s' attarde, qui se repaît du sadisme des Blancs, et bien on sature un peu...Et après avoir vu 12 ans d' esclavage, on a envie de s' exclamer:

" Ok Coco...Tu nous sers autre chose parce que celle-là on nous l' a déjà faite, et plutôt mieux que toi..."

Alors, il y a quand même un aspect original à cette histoire qui mérite d' être connue.C' est que le héros se croit guidé par Dieu, et qu' il trouve dans la Bible des passages qui vont justifier ses expéditions punitives sanglantes.On a affaire à un Spartacus sanguinaire qui brandit la Bible ! Pas banal !

Donc notre héros se convertit peu à peu en un illuminé...Et partir de là, le spectateur décroche.Il n' y a plus vraiment d' empathie avec Nate Turner.On comprend bien son désir de vengeance par rapport à toutes les horreurs qu' il a subies,  sa soif de liberté aussi, et son désir de s' affranchir définitivement du joug imposé par les blancs, mais on ne s' identifie plus du tout à la manière à la fois religieusement dévoyée et très violente qu' il a d' orienter sa révolte.

Du coup, on l' observe un peu comme une curiosité historique atypique pendant que notre Nate Parker,lui, continue de croire en son héros, et continue  de l' interpréter en en faisant des tonnes...jusqu' à une scène finale dont le symbolisme simpliste prête ( malheureusement) à rire.

On aborde la dernière demi-heure du film dans une ambiance de boucherie pleine d' hémoglobine avec une folle envie que ça finisse vite...pendant que Nate Parker, lui, continue de se prendre pour un nouveau messie noir recrucifié ( ici, il est plutôt pendu...avec, encore une fois, une caméra qui s' attarde très très lourdement sur la pendaison filmée au ralenti).

Alors, on ne peut s' empêcher de se demander où Nate Parker  a voulu en venir avec son film.

Dénoncer les horreurs de l' esclavagisme ? Ok, mais ça a été fait avant lui et plutôt mieux que lui...

Cette histoire de prophète qui croit trouver dans la Bible une justification à ses expéditions punitives, quel message porte t' elle ?...Bin,aucune lecture moderne n' est satisfaisante...Les terroristes d' aujourd' hui justement s' inspirent de certains de textes sacrés pour faire couler le sang de manière complètement absurde...

Par ailleurs, si le désir de témoigner d' épisodes réels qui se sont malheureusement produits est LOUABLE ( le fameux DEVOIR DE MÉMOIRE), il y a dans le traitement cinématographique manichéen de Parker comme un désir de réalimenter chez les jeunes le traumatisme créé par l' esclavage.

C' est le genre de film MALSAIN à créer des syndromes post-traumatiques.Vous savez, comme les enfants de juifs qui n' ont pas connu la déportation mais qui l' ont revécu à travers les témoignages de parents.Parker est-il victime lui-même de ce type de syndrome ? On peut se poser la question...

Donc devoir de mémoire OUI...réactiver les rancoeurs inter-ethniques, NON...

Et avec Nate Parker, je suis dans le flou...J' ai du mal à le situer.Il remercie dans le générique de fin du film Spike Lee qui est lui-aussi un metteur en scène ( arrogant, surcoté et suffisant) aux motivations ambigües.

Le film 12 ans d' esclavage n' est pas spécialement complaisant avec les Blancs mais il passe bien. On accepte ce portrait peu flatteur pour nous,mais avec The Birth of a Nation ça coince...Too much is too much!

Moi, j' ai déjà entendu des afro-américains qui disent en avoir marre de ces jeunes artistes noirs révoltés et rebelles qui veulent tout le temps relancer un peu la bagarre comme à l' époque des Blacks Panthers et qui disent qu' il faut savoir aussi tourner la page à un moment donné et regarder l' avenir ensemble.

Alors, pour ne pas tirer davantage sur l' ambulance, reconnaissons quelques qualités à ce film.

1. Il relate des faits historiques qu' il est toujours bon de connaître.L' un des moments VRAIMENT forts du film  est la répression qui a suivi les équipées sanguinaires de Turner, avec des exécutions sommaires et des arbres aux pendus un peu partout dans le pays.Très bien filmé en utilisant la chanson de Billie Holliday " Strange fruits" dont je vous ai déjà parlé...Rien que pour ce passage  le film mérite d' être vu.

2. Les paysages du Sud avec de magnifiques eucalyptus baignés dans une douce lumière sont somptueux et les décors sont très réalistes et très soignés.On y est et on se sent vraiment plongé dans le Sud profond...

3. Une superbe photo...merci au directeur de la photographie qui m' a permis de ne pas trop me faire c...Il y a une très belle photo, entre autres, le soir de la nuit de noces avec la femme de Turner qui est très belle.

4. Certains personnages secondaires sont intéressants.Tous les Blancs ne sont pas mis dans le même panier.Le maître de Nate Turner est un personnage humain, nuancé, qui sombre peu à peu dans la dépression et l' alcool...La mère du maître aussi apporte une touche d' humanité chez les Blancs.

Le régisseur noir qui s' oppose à la folie de Turner amène un peu de bon sens .

Ce film aurait pu être un grand film si Parker n' avait pas voulu être aussi démonstratif, aussi prévisible, aussi conventionnel.A vouloir en faire trop, et sans aucune finesse,son projet perd beaucoup de son impact.

Rappelons la phrase de Kurosawa à qui un journaliste lui demandait quel était le message de son dernier film, et qui avait répondu:

" Quand je veux faire passer un message je fais appel au facteur..."

Et oui, le cinéma c' est de l'art avant tout, et trop d' intentions directes et démonstratives peuvent le tuer...ou le rendre si prévisible qu' il en devient ridicule ou ennuyeux.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 21:49

Bonjour les amis,

Vous avez tous vu la première conférence de presse surréaliste du nouveau président des Etats-Unis Donald Trump.

 

Alors là, on peut se dire que ça commence très fort, avec un président qui continue de se comporter comme s' il était toujours en campagne, et qui n' a pas encore endossé son rôle de premier représentant de TOUS les américains.

Trump continue de faire du Trump.

Il disqualifie certains journalistes, les insulte, les menace...au lieu de répondre à leurs questions et de dissiper les doutes.

Certains médias sont qualifiés de " tas d' ordures sur le déclin

qui vont payer les conséquences de leurs affirmations "

Et oui, vous ne rêvez pas, c' est l' actuel président de la plus grande puissance mondiale qui parle de cette manière.On a eu droit à un DONALD TRUMP ON FIRE !

Ensuite, il s' est livré à un petit exercice de mégalomanie auquel il nous a déjà habitué mais qui devient inquiétant maintenant qu' il est au pouvoir,...

Il a affirmé:

Je serai le plus grand créateur d' emplois que Dieu ait jamais créé...

Rien que ça !

Il a confirmé la mise en route du chantier du Mur avec le Mexique, et réinsisté sur le fait que ce sont les mexicains qui devront payer...Je n' ose imaginer à quel point de tels propos vont être ressentis de manière humiliante par les mexicains.Leur ex-président Vicente Fox a encore répété la semaine dernière sur tweet que ce mur était un "monument raciste" et que son pays ne paierait jamais pour ce " p..... de mur", selon ses propres termes inhabituellement fort peu diplomatiques.Notez au passage que lorsqu' un président se livre à des propos vulgaires et outranciers, il y a comme un effet de contagion y compris chez ses adversaires !

Ça y' est ! Là on peut dire qu' on est au coeur du nouveau gros problème posé par l' élection de Trump.

Certains croyaient qu' il adoucirait son discours et ses rapports avec ses adversaires une fois qu' il serait au pouvoir mais il n' en est rien.

Trump entend mener son mandat de Président non pas comme un représentant élu d' abord soucieux de faire participer l' ensemble de tous ses concitoyens à son projet économique mais comme un chef d' entreprise mégalomane qui part à l' abordage de la société toute entière en comptant sur les énormes  pouvoirs qui sont maintenant les siens.

Ce mec fait vraiment peur...très peur...Là, on rigole plus.

Et vous savez ce que je me suis dit, les amis ?

 Quelque chose me dit, alors que Trump doit seulement prendre son investiture le 20 Janvier prochain, qu' il ne terminera pas son mandat.

Je ne connais pas bien les lois américaines, et les conditions qu' il faut réunir pour qu' il y ait impeachment, mais une petite voix  me dit, après avoir entendu une partie de cette conférence de presse, que Trump va y avoir droit...pas tout de suite bien sûr...mais tenir 4 ans de cette manière, en alimentant tant de tensions dans tous les sens,ça paraît assez irréaliste !

En attendant la farce tragi-comique ne fait que commencer.

The Trump's show is going on....!!!

 

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:31

Mercredi 9 Novembre 2016

Il est 7 h 25 du matin.

J' allume mon PC.

Sur mon écran s' affiche le résultat provisoire suivant:


Trump 244- Clinton 215


Je ne rêve pas ? Ce n' est pas un cauchemar ?
Je suis bien dans le monde réel ? C' est ça ????
On n' est pas le 1 er Avril ? Ce n' est pas une blague de mauvais goût ?

Suis-je bien dans le monde réel  ?
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 17:22

Bonjour les amis,

J' ai lu il y a quelques semaines LE LIVRE DES BALTIMORE de Joël Dicker qui est la suite de LA VERITÉ SUR L' AFFAIRE HARRY QUEBERT que j' avais bien aimé.

C' est toujours difficile pour un auteur qui vient de remporter un grand succès planétaire de revenir avec le même héros, car forcément, il est attendu au tournant et ce n' est pas simple de répondre à l' attente du public.

Le livre des Baltimore reprend le héros du livre précédent Marcus Goldman avant l' enquête sur l' affaire Harry Québert.

Cette fois-ci Marcus nous fait plonger dans son enfance, et nous parle notamment de ses relations avec ses cousins de Baltimore avec qui il passera chaque année des vacances merveilleuses.Les Goldman de Baltimore sont des wonderful people à qui la vie sourit tout le temps. Ils sont l' archétype de la réussite à l' américaine.Pendant tout le livre on sent une admiration profonde de Marcus pour ses cousins , et pour leurs parents qui sont pratiquement mythifiés et idéalisés.En contrepoint de cette vision idyllique Marcus porte un regard cruel sur ses propres parents qu' il trouve médiocres et conventionnels, très middle-class.

On sait dès les premières lignes du roman que ses cousins bien-aimés de Baltimore vont être frappés par un grand Drame avec un D majuscule.

Le roman se passe constamment avec des allers et venues sur 3 temps différents (le temps de la jeunesse, le temps précédent le Drame et le temps après le Drame).Il faudra aller jusqu' au bout du roman pour connaître avec exactitude la nature du Drame en question.

Le récit est très bien mené.L'intérêt se maintient malgré l' épaisseur du roman de plus de 475 pages. Dicker est capable de faire évoluer psychologiquement ses personnages dans le temps...de la petite enfance, à l' adolescence jusqu' au début de la vie adulte.

Ce livre est aussi une forme de témoignage de Marcus sur la perte de son innocence suite à certaines révélations provoquées par le Drame.Une certaine tristesse , mélancolie et nostalgie s' en dégagent.

Nous avons tous connus dans notre famille des parents que nous admirions beaucoup étant enfants, et puis sur lesquels nous avons jeté un regard un peu plus contrasté et réaliste avec le temps.

J' ai aimé aussi dans cette saga familiale les nombreux portraits de personnages attachants, bien différenciés et bien caractérisés.Et puis, il y a aussi toutes les trajectoires humaines des protagonistes qui mènent de leur petite enfance durant laquelle ils rêvent beaucoup et forment des projets jusqu' à arriver à ce qu' ils seront vraiment.

Ces glissements successifs qui feront que leur vie se transformera sans qu' il ne s' en rendent compte en destin.

Il y a tout ça dans ce roman sans prétentions qui arrive finalement à atteindre son objectif car nous vivons, espérons et souffrons avec ses personnages...

Beigbeder dit de ce roman que ce n' est pas de la littérature mais plutôt du story telling.

Sa critique est acceptable dans le sens ou la psychologie des nombreux personnages est parfois un peu sommaire.Ils sont souvent trop parfaits, trop formidables...Marcus est écrivain, et on sous.-entend que c' est le meilleur de sa génération...il est amoureux de son amie devenue chanteuse, et bien c' est la plus grande chanteuse du moment...ça fait sourire un peu mais ça ne gêne pas vraiment.

Il y a dans le livre beaucoup de coïncidences trop belles pour être vraies,mais encore une fois on se laisse mener tambour battant dans un enchaînement implacable d' évènements et on ne s' arrête pas à ces considérations.

Moralité: c' est du story telling d' accord mais du story telling de qualité, bien construit et bien raconté.Les personnages de Dicker acquièrent peu à peu une vraie consistance...Ils m' ont accompagné...J' écris ce petit article plus d' un mois après avoir lu le livre et les protagonistes sont encore bien présents dans mon esprit...un peu comme ces films qui laissent des rémanences après les avoir vu.

Alors ne boudons pas notre plaisir.Je crois que ceux qui ont aimé le premier tome apprécieront ce deuxième opus.Bien évidemment je conseille à tout lecteur qui n' aurait rien lu de Dicker de commencer avec l' affaire Harry Québert:

Si vous voulez en savoir plus sur Le livre des Baltimore, je vous engage à lire des critiques assez différentes et différenciés sur ce lien ci-dessous.

 

 

 

 

Le livre des Baltimore peut agacer parfois mais il n' est jamais ennuyeux, ni prétentieux...

Alors ? T' as lu le  dernier Dicker ?
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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 06:48

Bonjour les amis.

Tous les jours, nous avons droit à une nouvelle liste de noms de personnes du monde des affaires, de la politique, du sport et des arts qui ont ouvert des comptes off-shore au Panama dans le but de ne pas payer d' impôts.En Espagne les Panama papers ont déjà fait pas mal de victimes, et on en n' est qu' au début.Ça va continuer, encore, et encore, comme dit la chanson....

C' est l' occasion de rappeller que les Etats-Unis, toujours si prompts à jouer les gendarmes internationaux ne sont pas les mieux placés pour donner des leçons de morale à qui que ce soit puisqu' ils offrent, eux-aussi, de grandes facilités aux fraudeurs dans certains de leurs Etats comme Le Dakota du Sud,le Nevada ou le Delaware.

Le Delaware: un paradis fiscal à 170 km de Washington...

Lisez cet article du Figaro datant de Juin 2015 qui rappelle que tout le gratin international de la finance a sa petite boîte aux lettres au Delaware...Lisez attentivement cet article car , à la fin de la lecture, vous aurez du mal à faire la différence entre cet Etat, et les autres paradis fiscaux qui peuplent les Caraïbes.

Apparemment, vous pouvez ouvrir un compte au Delaware qui vous permet de ne pas donner le nom du vrai bénéficiaire, un compte qui permet d' offrir exactement les mêmes services que ceux que désiraient les fraudeurs qui ont utilisés les services panaméens.

On apprend dans cet article qu' aucun Etat américain n' entre dans la liste noire de paradis fiscaux de l' Union Européenne alors que cette liste contient les îles anglo-normandes, le Liechtenstein ou Monaco...

Alors, moi qui suis complètement étranger au monde des affaires, je trouve qu' on se fiche vraiment de notre poire, que tout ça est un grand jeu planétaire de dupes,un énorme et vulgaire foutage de gueule international et en 3 D.Comment peut-on à la fois définir des règles et des obligations aux banques de chaque pays pour éviter la fraude fiscale et le blanchiment d' argent, et laisser 5 ou 6 places financières au coeur des Etats-Unis ( qui devraient théoriquement être LA RÉFÉRENCE en matière de bonnes moeurs financières) faire exactement le contraire dans le but d' attirer tout l' argent occulte de la planète ?

Et puis surtout, de nombreuses questions s' imposent:

Pourquoi ne profite t' on pas en Europe de l' énorme écho médiatique de l'affaire Panama Papers pour pointer du doigt tous les paradis fiscaux ?...Pourquoi ne pas élargir la liste noire ?

Pourquoi l' UE ne fait-elle pas pression sur les Etats-Unis et pourquoi certaines places financières sont apparemment inattaquables ?

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