Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 08:09

Bonjour les amis,

On est à quelques jours d' une élection cruciale pour la France,et  il y a un site qui s' est amusé à demander à certaines personnalités de la vie publique quel serait leur programme si elles étaient élues président.

La réponse facétieuse de Fabrice Lucchini est à la fois très drôle et apporte une dimension décalée pas inintéressante.

Mais avant de commenter son intervention qui m' a mis de bonne humeur, je vous la laisse découvrir sur le lien ci-dessous

 

Lucchini ( contrairement aux vrais candidats) n' essaie pas de proposer la Lune et se place sur le terrain de la culture et de la morale.Il offrirait à chaque français toute une série d' oeuvres littéraires et musicales.Notons qu' il a bon gout et que les oeuvres qu' ils proposent sont effectivement de nature à provoquer chez tout un chacun un repositionnement citoyen à la fois individuel et collectif. Une espèce de Zen attitude optimiste et réjouissante.Pas de lutte de classes, essayons d' avancer ensemble...

C' est peut-être de ça que nous avons besoin en temps de crise.Se resituer avec du champ,de la profondeur spirituelle et morale,être capable d' éliminer de notre esprit toute source de conflits, de frustration négative et de ressentiment envers le reste de la communauté sociale.

Notons que Lucchini offrirait entre autres à chaque français un exemplaire du GAI SAVOIR de NIetzsche, et là, je dois avouer que l' ignare que je suis en matière de philosophie n' a jamais lu le moindre texte du philosophe allemand.J' ai lu de nombreux aphorismes,extraits,commentaires du philosophe certes mais sans capter réellement la profondeur de sa pensée car je ne suis même pas armé des connaissances lexicologiques et conceptuelles nécessaires.

Alors, je fais faire un vote de confiance au " candidat" Lucchini.

Je vote POUR LUI et je vais essayer d' aborder la pensée du grand maître et je vous dirais dans quelques mois ou dans quelques semaines si j' en ai tiré une substantifique moelle qui me permette à moi-aussi d' avancer dans ma vie intime et aussi dans ma perception de mon rapport aux autres ...

Donc je n' irai pas voter dimanche mais, grâce à ces élections, et grâce au petit coup de pouce de Lucchini, je vais tenter une approche de l' étude de la pensée de Nietzsche !

Et ce, quelque soit le vainqueur de dimanche prochain ! Merci Fabrice...

Malgré tout, et sans vouloir succomber trop facilement à l' enthousiasme communicatif de Lucchini, je crois que je ne vais pas me lancer directement dans la lecture du GAI SAVOIR sans avoir abordé au préalable d' autres lectures qui m' y prépareraient.Si quelqu' un a des suggestions à me faire sur des bouquins didactiques qui permettent d' accéder à la pensée du grand maître du genre " Niestzsche POUR LES NULS" je suis preneur...

 

Un peu de pensée Nietzschéenne pour choisir le bon candidat...

Revenons maintenant à ces élections et à cette campagne, finalement pas inintéressante et très atypique dans la mesure où le candidat sortant ne se représentait pas, et dans la mesure également où les probables gagnants du 2 ème tour ne disposent pas d' une majorité déjà préfigurée pour gouverner ( sauf au cas où Fillon arrive au 2 ème tour).

Ce qui est frappant avec le système électoral français c' est l' effet parfaitement anti-démocratique du VOTE UTILE qui est en train de laminer de manière très injuste certains candidats, et non des moindres, comme par exemple le candidat du PS.

Alors je vous propose un résumé simple de ce qu' on appelle l' effet VOTE UTILE sur ce lien qui le résume bien mieux que je ne pourrais le faire.

 

Non seulement, on peut et on DOIT réfléchir sincèrement sur la pertinence de notre système électoral pervers qui contredit le vote sincère mais aussi sur le fait que les différents instituts de sondages cette semaine vont influencer très  fortement les très nombreux indécis qui vont voter non plus pour leur candidat de coeur mais pour celui qui a une chance d' arriver au second tour et qui pourrait éliminer le candidat adverse que l' on veut écarter.

Le système électoral français donne la possibilité d' un POUVOIR DE MANIPULATION ENORME aux instituts de sondage, qu' on le veuille ou pas.On se rassure en se disant qu' il y a suffisamment d' instituts différents en concurrence pour gommer des manipulations qui seraient volontaires et mal-intentionnées...ne resteraient que les erreurs d' estimations involontaires dues à la difficulté de saisir le comportement des indécis dans une consultation aussi atypique.

N' empêche que, fiables ou pas, les instituts peuvent à eux-seuls changer la donne de ce scrutin.

Je ne prendrai qu' un seul cas, assez extrême.J' ai lu que J. P. Chevènement hésitait entre Macron et Mélenchon. C' est fou, non? il y a un abîme qui sépare ces 2 candidats qui sont sur des schémas économiques et sociaux complètement opposés.

La seule explication, c' est le VOTE UTILE.Je suppose que Chevènement ( qui n' est pas tombé sur la tête) veut s' assurer que Fillon n' arrivera pas au 2 ème tour et est donc prêt à faire l' hyper grand écart dès le premier tour en votant pour un candidat libéral au détriment d' un autre qui pourrait reconstruire la gauche.

 

Repost 0
18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:09

Bonjour les amis,

Je viens de finir le " Penser l' islam" de Michel Onfray qui est un livre de réponses du philosophe aux  questions d' une journaliste algérienne Asma Kouar.

 Je n' ai pas pour habitude de faire des billets sur des essais philosophiques pour en dire du mal et j' essaie d' aborder certaines lectures sans à priori négatif bien que certaines déclarations publiques éxagérément simplistes d' Onfray sur les attentats terroristes  de Paris m' avaient agacé au plus haut point, notamment sa façon chez Ruquier de renvoyer tout le monde dos à dos, en disant que que les attentats islamistes étaient une réponse politique aux agressions de l 'occident.

Alors j' ai entrepris la lecture de son " Penser l' islam" en oubliant tout ça avec la curiosité de savoir si ce philosophe ( que j' aimais bien dans le temps) avait approfondi un peu sa pensée que je trouvais sur ce sujet précis extrêmement superficielle, parfois teintée d' angélisme, d' ingénuité,de manichéisme et incapable d' aborder l' immense complexité du problème posé.

 

Quand Onfray tente de penser l' islam...

Alors l' auteur a préalablement lu les différents principaux textes qui inspirent la religion musulmane avant de répondre aux questions de la journaliste algérienne et de se lancer dans un certain nombre de conclusions.

Tout d' abord , je dois dire qu' Onfray qui critique tous ceux qui parlent de l' Islam sans avoir lu le Coran, ne m' a absolument rien appris dans son livre au sujet de cette religion que je ne sache déjà.RIEN !

A savoir que le Coran contient à peu près tout et le contraire de tout.Qu' il peut justifier les attitudes les plus humanistes et miséricordieuses comme les plus cruelles, sanglantes et guerrières.Tout est donc dans la façon de le lire.Vous serez radical ou modéré suivant que vous prenez ou pas au pied de la lettre certaines sourates.

Il rappelle que les valeurs du Coran , même si elles défendent une certaine idée de la dignité des êtres humains,ne sont pas compatibles avec les valeurs de liberté et d' égalité de nos démocraties modernes occidentales: égalité des droits de la Femme, respect des minorités homosexuelles, etc...Au passage Onfray réhabilite à juste titre l' historien américain Samuel Huntington qui avait été vilipendé par la gauche bien-pensante pour son livre  LE CHOC DES CIVILISATIONS.

A partir de son simple constat sur la nature du Coran, le philosophe reconnaît que le texte permettra toujours aux intégristes de trouver une justification idéologique à leurs agissements.

Le Coran étant considéré comme étant littéralement la parole de Dieu est intouchable et personne ne peut le réformer sans commettre un énorme blasphème.Il y a donc une quadrature du cercle impossible à résoudre.

Donc Onfray essaie de réfléchir sur la manière avec laquelle l' islam pourrait trouver une place dans notre République.Comment s' organiser pour que cette religion ne déborde pas de son cadre de simple croyance laissée librement à tout un chacun et sans qu' elle ne se retourne contre nous comme une institution qui contiendrait en son sein une partie radicale qui, pour si minoritaire qu' elle soit, soutiendrait et alimenterait ( ouvertement ou de façon occulte) le terrorisme et tenterait de mettre en échec nos valeurs démocratiques républicaines.

Et là, on attend les propositions concrètes du philosophe Onfray, et force est de constater qu' on reste sur sa faim.

D' abord il se lance dans un discours que je trouve vasouilleux sur la décadence de l' occident face à des populations musulmanes croissantes qui gardent une forte structure morale et religieuse qui les guide.

Alors, moi c' est le terme " décadent" qui me gêne beaucoup car s' il est vrai que le monde occidental est livré aux forces de l' argent et de son pouvoir corrupteur, c' est aussi un monde de liberté dont nous disposons, et aussi un monde moins hypocrite même s' il est bien souvent teinté de cynisme.La solidarité et la défense de la dignité humaine n'ont pas disparu de nos sociétés et le terme "décadent" ne me paraît pas recevable ( surtout si on compare par rapport aux pays musulmans qui eux préservent des valeurs certes, mais parfois si archaïques qu' il est difficile d' y voir une forme de puissance civilisationnelle montante...une puissance démographique indéniable certes, mais pas une puissance civilisationnelle de progrès).

Ensuite Onfray renvoie dos à dos les terrorismes en mettant en parallèle le terrorisme d' Etats qui vont bombarder selon lui des populations civiles innocentes, et les bombes des terroristes sur nos territoires.Là encore, sa vision même si elle est partiellement juste ( personne ne peut nier les crimes des impérialismes) reste simpliste et manichéenne.Les attentats ne sont pas qu' une réponse à nos propres agressions et vont plus loin.Il y a une claire volonté d' expansion et de vouloir nous soumettre ouvertement affichée.

Onfray oublie de remonter aux origines des attentats intégristes au début du siècle dernier en Egypte ou en Tunisie.Il ne parle même pas de l' affaire Rushdie qui a été le nouveau point de départ à une époque où l' occident était bien peu coupable de la libre pensée affichée par l' écrivain britannique d' origine indienne ( qui fut même désavoué, et c' est le comble, par Margaret Thatcher).

Par ailleurs le fait que daesh soit né de l' irresponsabilité des administrations américaines qui ont joué avec le feu n' enlève rien au fait qu' en 2017, tout le monde se doit de réfléchir à la meilleure manière de l' éradiquer.On réfléchit à partir de ce qu' on a en sachant qu' on ne va pas refaire l' histoire ( sinon on risque de faire du Zemmour).

Onfray ne propose pas de vraie pensée sur l' énorme complexité du problème géopolitique posé et sur la nécessaire et difficile coopération avec les Etats musulmans modérés que l' occident devrait soutenir dans sa lutte contre l' intégrisme.

Onfray ne se casse pas la tête et plaide pour le non-interventionnisme, la non-ingérence et le désengagement pur et simple des occidentaux.Ce sont des propositions qui sont tout simplement inconcevables quand on sait à quel point les intérêts des pays s' interpénètrent et sont complètement croisés, notamment à cause de la question vitale du pétrole, et des énormes intérêts commerciaux mutuels.Donc le désengagement que prône Onfray est une grande et magnifique idée dont on est absolument sûr qu' elle est d' autant plus inutile qu' elle n' aboutira jamais.C' est de la philo de comptoir qui ne sert à rien...les fameux yaka yaka...

Onfray en sait autant sur la philosophie politique que moi sur l' art du violon.

Par ailleurs,et au passage, j' ouvre une petite parenthèse: il faudra qu'il m' explique quels ont été les crimes impérialistes commis par les suédois qui justifiraient aux yeux des terroristes le dernier attentat en date commis dans les rues de Stockholm.

Ensuite Onfray essaie de réfléchir sur notre laïcité qu' il faut faire évoluer selon lui, et constate que si les mosquées sont financées par des puissances étrangères il ne faut pas s' étonner que celles-ci s' en servent contre nous.Sa proposition est donc que l' Etat Français prenne part au financement des lieux de cultes et à la formation des imams qui doivent y prêcher dans le respect des règles républicaines.Alors ce serait un financement au prorata des contribuables qui se déclareraient musulmans sur leur feuille d' impôts.

Alors là, encore une fois, on voit bien que le philosophe vit sur une autre planète et qu' il rompt le concept même d' un Etat laïc arbitre impartial et protecteur mais jamais promoteur de l' expansion ou du simple maintien des religions car ce n' est pas son rôle.Par ailleurs , considérant que la religion musulmane n' est pas directement liée à notre histoire, ni à notre culture, et encore moins à nos valeurs sociétales,et que par contre elle est liée qu' elle le veuille ou non à nos problèmes de cohabitation sociale et de défense de certaines valeurs démocratiques,l' ensemble des contribuables n' est pas disposé à financer directement la construction de lieux de culte musulmans.

Pire, de nombreux concitoyens penseraient que dans l' état actuel des choses  nous prendrions le risque d' alimenter une force croissante qui nous sera hostile,tôt ou tard, qui pensera que les intérêts du monde musulman prévalent sur ceux de notre République. Onfray ne réfléchit pas assez sur la dimension supranationale de cette religion ( qu' il ne nie pas), une religion éminemment politique, qui se considère comme une nation à part entière ( l' oumma dont les intérêts sont supérieurs à ceux des simples Etats) contrairement aux autres religions qui séparent le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel.

On voudrait lui rappeler qu' il y a suffisamment de musulmans en France pour qu' ils financent eux-mêmes leurs lieux de culte, et que par ailleurs l' Etat français pourrait se doter de moyens pour empêcher purement et simplement des financements extérieurs, tout comme le proposait Emmanuel Valls.

Le seul élément que je lui concède c' est que l' Etat doit exercer une vigilance accrue sur la formation des imams et s' assurer de leur fidélité aux principes républicains avant de les laisser prêcher sur notre territoire.Mais là, il n' y a rien de nouveau car ça fait belle lurette que l' Etat français surveille de près les lieux de cultes et les propos qui y sont tenus.J' irais même jusqu' à dire qu' à cause du radicalisme islamiste la France a dû se doter d' une authentique "police de la pensée",pour se protéger efficacement et tenter de prévenir ( avec un succès relatif) les attentats et une radicalisation d' une partie de la jeunesse musulmane.

Finalement, je terminerai en parlant de l' énorme déception que j'ai eu à la lecture de ce livre qui n' a fait que confirmer ce que je savais déjà et qui ne m' a pas apporté le moindre élément de réflexion sur la manière de faire caser l' islam dans notre République en évitant que ne prospère, en parallèle, la radicalisation.

Finalement le titre d' Onfray est bien prétentieux.

C' est lui Onfray qui avait balancé a Yann Moix que "la pensée c' était pas pour lui" ( ce qui était vrai)...le problème c' est que lui aussi  s' est lancé sur le terrain de la question musulmane et qu' il s' y est embourbé également, incapable de trouver ne serait-ce qu' une seule idée qui fasse avancer le schmilblick.

Il se contente de rejeter toutes les fausses solutions , mais ça, on le savait déjà...on ne l' a pas attendu pour le savoir.

Reconnaissons lui quand même le fait positif qu' il se démarque de l' islamo-gauche qui vit dans le déni des problèmes posés et qui trahit nos valeurs républicaines.Il leur règle leur compte dans son livre.

Finalement,mis à part certaines propositions d' Onfray que je trouve ingénues et  assez angéliques, je ne peux même pas dire que je suis contre son livre: simplement il n' apporte rien...c' est un livre constat ! pas un livre pour penser...

Alors j' aimerais revenir sur l' émission de Ruquier après les attentats dans laquelle Onfray s' était insurgé contre TOUS les journalistes en disant qu' ils étaient TOUS dans l' émotion et pas dans la réflexion: alors ,du coup,on l' attendait au tournant avec son livre.

Et c' est quoi sa réflexion à lui ?

Et bien c' est toute une série de reproches qu' on peut tous faire aux responsables occidentaux sur leurs compromissions, leur cynisme et leur irresponsabilité que ce soit en Syrie, en Irak ou en Lybie, et sur le plan national également. Evidemment, on est tous d' accord avec lui, mais que propose t' il de concret pour rompre cette spirale infernale de violence aujourd' hui ?

Vous avez bien compris que ce n' est pas dans son petit traité de 95 pages vite fait sur le gaz, par ailleurs très facile à lire, que j' ai trouvé des vraies réponses à mes propres interrogations.

Je terminerai en disant que pour les lecteurs qui n' ont que très peu de connaissances sur ce sujet, Onfray résume un ensemble de points importants pour comprendre la complexité du problème.C' est au niveau des propositions que son petit traité coince un peu...un peu beaucoup même !

 

 

 

 

 

Repost 0
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 17:50

Bonjour les amis,

En 1967 j' avais 9 ans et je me souviens très bien d' une belle chanson de Michel Fugain dont les paroles m' avaient marquées. 

Il s' agit de JE N' AURAIS PAS LE TEMPS. 

 

Alors, quand on a 9 ans la question du temps qui file entre les doigts n' est pas à l' ordre du jour: on a toute la vie devant soi.

Mais quand on arrive à mon âge, il n' en va plus de même.

On sait qu' on ne pourra pas tout voir, ni tout découvrir.Pour tout dire ça ne me dérange absolument pas car mes yeux ont déjà admiré de telles merveilles qu' il ne m' est pas difficile d' imaginer celles que je n' ai pas vues.Je ne ressens aucune frustration de ne pouvoir tout voir.

Le problème du manque de temps ne se pose pas pour moi pour les voyages comme pour le protagoniste de la chanson qui se désespère de ne pouvoir  courir et contempler tout l' univers.

Pour moi, le problème du temps commence à se poser cruellement pour la lecture.

Si je fais un état des lieux,je me dis que j' ai déjà lu beaucoup d' auteurs mais pas le millième de ce j' aimerais lire, notamment en littérature,romans,romans policiers, essais historiques , essais philosophiques,poésie, divulgation scientifique, essais économiques, etc...

J' ai les yeux plus gros que le ventre.

Que faire ? Comment gérer le temps qui reste en sachant que je n' arriverai pas à tout lire ?

Quand j' étais jeune et que je lisais un livre  que finalement je trouvais décevant j' allais jusqu' au bout quand même, mais aujourd' hui c' est terminé.Cette vie est trop courte et il y a tant d' auteurs intéressants que je ne peux perdre mon temps avec ceux qui ne le sont pas vraiment...

Pareil pour les auteurs qui manquent d' originalité.Dès qu' un roman ou un essai me fait penser à un autre,ou tombe dans les lieux communs, je laisse vite tomber.

Il faut que je trouve rapidement ce que Rabelais appelait la substantifique moelle.

Donc je suis devenu un lecteur impatient.

Or c' est un travers dangereux aussi car il faut se prendre le temps de lire calmement et avec patience certaines pages qui le méritent.S' imprégner avec plaisir de l' univers de certains auteurs.Ne pas tout lire dans l' urgence !

Du coup,j' ai une vitesse de lecture en dents de scie.J' accélère avec certains textes et je m' oblige à me freiner sur d' autres, en me disant que ce qui compte ce n' est pas la quantité mais la qualité.

 

 

 

 

Les yeux plus gros que le ventre...

Toujours est-il que mon problème de base n' est pas résolu car les livres s' empilent sur mon bureau en attendant que j' ai un moment pour les lire.Certains attendent 6 mois, un an, deux ans...et d' autres sont finalement rangés dans la bibliothèque sans avoir été lus, pour " y faire beau"...

Avant-hier je suis resté quelques heures dans l' indécision entre 2 ouvrages qui m' attendent depuis longtemps..

Que fais-je ? Que vais-je lire en premier ?

L' énorme essai de 640 pages de Naomi Klein sur l' avenir de notre planète face à la catastrophe climatique et les possibles solutions qui s' offrent à nous pour en minorer les effets tant qu' il est encore temps ?

Les yeux plus gros que le ventre...

Ou alors,dans un registre qui n' a rien à voir, lire un pavé romanesque de 716 pages intitulé LE GANG DES RÊVES de Luca di Fulvio ?

Les yeux plus gros que le ventre...

En fait, je n' ai pas vraiment choisi mais j' ai finalement commencé LE GANG DES RÊVES dont les premières lignes sont prometteuses:une histoire d' émigrés italiens arrivant en Amérique au début du siècle dernier.Une sorte de  IL ETAIT UNE FOIS L' AMERIQUE littéraire...Et je vais sans doute me prendre le temps de ne pas le lire trop vite.

A suivre donc....Je ferai un billet sur ce roman s' il tient ses promesses.

En attendant, le bouquin de Naomi Klein, et quelques dizaines d' autres m' attendent patiemment sur ma table de chevet.

Je terminerai sur une note humoristique du film AMADEUS quand Mozart essaie plusieurs perruques et ne sait laquelle choisir  car elles lui plaisent toutes.

Il s'exclame: " Pourquoi n' ai je pas trois têtes? " avec son rire haut-perché si particulier...

Et bien, je me sens un peu comme lui...Pourquoi n' ai-je pas 3 ou 4 têtes pour lire en même temps des ouvrages d' histoire, d' économie, de science. de littérature, etc....etc...

Repost 0
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:43

Bonjour les amis,

Au fur et à mesure que nous avançons dans la vie, la mort  des êtres proches nous frappe tous de manière singulière, aléatoire et chacun essaie de les appréhender, de vivre sa solitude, en gardant un sens à sa propre vie.

E la nave và...le navire de la vie continue.

Aujourd' hui, je viens de lire dans EL PAIS un court billet de Fernando Savater ( un philosophe espagnol que j' aime beaucoup) qui est particulièrement sombre, un billet écrit pour le deuxième anniversaire de la disparition de son épouse.

On pouvait s' attendre à ce que philosophe armé de sa seule sagesse acquise au cours d' une longue vie accepte de manière stoïque les durs aléas du destin.Mais son billet paru aujourd' hui a une autre teneur.

Le voici d' abord en espagnol, suivi d' une traduction que j' ai faite en français, assez imparfaite, mais qui en résume le contenu.

 

De Emanuel Swedenborg, al que Kant llamó “visionario”, cuenta Borges que “hablaba con los ángeles por las calles de Londres”. Aunque fue un científico notable (hizo los planos de un avión y un submarino, descubrió el funcionamiento de las glándulas endocrinas, lanzó la hipótesis de la formación nebulosa del Sistema Solar, etcétera...), su verdadera especialidad fue el Mas Allá, la posvida en el Cielo y el Infierno. Explicó que al comienzo los condenados no son conscientes de su muerte y creen que continúan en su esfera cotidiana: les rodean los muebles y utensilios familiares, los paisajes conocidos. Poco a poco, van produciéndose desapariciones —la butaca favorita, el piano, una ventana, las flores del jardín...— y luego surgen en lugar de lo desvanecido formas equivocadas o amenazadoras. Por fin se dan cuenta de que no están en casa sino en el Infierno y empieza su eterna condena.

Creo poder confirmar esta tesis de Swedenborg. Hace tiempo que las cosas de mi mundo se van difuminando, pierden sustancia. Los libros siguen presentes y tentadores, pero al abrirlos algo ha drenado su savia hasta dejarlos huecos, exánimes. Las películas nuevas son peores que las antiguas, las antiguas peores de lo que las recordaba: sentado ante el televisor con desasosiego ya no siento la expectativa feliz porque ahora nadie apoya sus pies en mi regazo. Se fue el disfrute... Y los sitios que recorrimos juntos están hoy cubiertos de sudarios, como esas sábanas que tapan las formas incómodas de los muebles en una casa abandonada. Los platos más sabrosos, crujientes, aromáticos... comienzan a deleitarme la boca pero luego adquieren insipidez y amargura de ceniza. Llega el infierno y se revela mi condena, la más atroz: creer que estoy vivo y que es ella la que ha muerto. Hoy hace ya dos años.

D' Emanuel Swedenborg, que Kant appella le «visionnaire», Borges raconte qu' il « parlait avec les anges dans les rues de Londres." Bien qu'il fut un scientifique remarquable (il a imaginé des plans d'un avion et d' un sous-marin,  découvert le fonctionnement des glandes endocrines,  lancé l'hypothèse de la nébuleuse formation du système solaire, etc ...), sa vraie spécialité était l'au-delà, et la post-vie au ciel et en enfer. Il a expliqué que les condamnés commencent par ne pas être conscients de leur mort et continuent de croire en leur sphère quotidienne: les meubles autour d'eux et les ustensiles de la famille, des paysages connus. Peu à peu, ils se produit des disparitions: la chaise préférée, le piano, la fenêtre, les fleurs de jardin ...- puis émergent plutôt que des dissipations des formes fausses ou menaçantes . Enfin, ils se rendent compte qu'ils ne sont pas à la maison, mais en enfer et commence leur damnation éternelle.

Je pense que je peux confirmer cette thèse Swedenborg. Ça fait longtemps que les choses de mon monde sont devenues floues, perdent de leur substance. Les livres sont toujours présents et tentants, mais lorsqu'ils sont ouverts quelque chose a drainé leur sève jusqu'à ce qu'ils ne deviennent creux, sans vie. Les nouveaux films sont pires que les anciens, et les anciens pires que le souvenir que j' en gardais: regarder la télévision en ne ressentant plus l'anticipation heureuse de ta présence à mes côtés me met mal à l' aise. Le plaisir s' en est allé ... Et nous avons marché ensemble dans des sites qui sont maintenant couverts  de linceuls, comme ces draps qui couvrent les formes encombrantes de meubles dans une maison abandonnée. Le plus savoureux, croustillant, aromatique des plats commence par ravir le palais puis acquiert la fadeur et l'amertume de cendres.Mon enfer est arrivé et ma condamnation la plus atroce est révélée: je crois que je suis en vie et que c'est elle qui est morte. Aujourd'hui, il y a deux ans.

Quand la sève se retire de l' arbre...

Savater reprend la métaphore de Swedenborg pour nous peindre une vision cauchemardesque de l' absence de l' autre et de la solitude.

Chacun a sa propre histoire, et j' espère que la mienne ne se paraîtra jamais à celle-ci, que je ne connaitrai jamais ce sentiment de dévastation.

Le souvenir des être aimés et perdus m' alimente encore, me réchauffe le coeur, m' aide à vivre.

Et j' espère rester vivant jusqu' à la dernière seconde.

Il paraît que François Mitterrand, déjà très malade, aimait se promener en respirant profondément l' air frais des matins clairs, en s' exclamant: " Que c'est bon ! "

Cette semaine, j' ai appris la disparition du père d' une de mes amies, à l' âge de 93 ans, sur son motoculteur.

Vous imaginez ça ? mourir en cultivant la Terre...Quel don du ciel !...Quelle bénédiction..! 

Ce monsieur avait connu la douleur de perdre son épouse quelques années auparavant, mais il a continué à travailler la terre.Et si c' était lui le vrai philosophe ?

 

Repost 0
Published by alea-jacta-est - dans mort philosophie douleur
commenter cet article
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 09:36

Bonjour les amis,

Pour bien commencer 2017, je vous propose une petite leçon de philosophie de la vie.

Pardonnez-moi de céder à un vilain défaut de professeur qui ne peut s' empêcher de proposer des leçons même quand il s' adresse à ses amis.

Mais rassurez-vous , Je ne vais pas vous prendre la tête avec une longue dissertation philosophique, et en plus, cette petite leçon n' est pas de moi.

Le document vidéo plein de fraîcheur que je vous propose ne dure que 2 minutes 51 secondes mais il faut le regarder jusqu' au bout, jusqu' à la dernière seconde.

Voilà une petite métaphore réjouissante, et sans prétentions, qui nous rappelle de manière ludique l' importance de savoir établir des priorités dans la vie, de ne pas se perdre sur le chemin...

Alors, les amis, vous avez tous votre petite idée sur ce que sont pour vous les balles de golf.Moi aussi...

Je pense par exemple que dans mon cas personnel ma profession en fait partie, et qu' il faudra un jour songer à remplacer cette balle par une autre ou alors, bien m' occuper des autres balles de golfs qui restent !!!

Alors, je vais juste ajouter à ce petit film qui m' a enchanté deux observations complètement personnelles.

Mes meilleurs amis, ceux qu' on compte sur les doigts d' une seule main, sont malheureusement un peu éloignés, et je regrette parfois de ne pas prendre plus fréquemment  simplement une bonne bière avec eux au petit troc du coin...alors, parfois le net et les réseaux sociaux compensent un peu ce manque et permettent de trinquer ensemble de manière virtuelle, de partager des moments.Voila qui donne aussi un peu de sens à ce blog.

Par ailleurs, la métaphore du bocal vaut aussi pour notre activité professionnelle.Là aussi il faut savoir ne pas perdre de vue l' essentiel.Je me souviens d' une conversation sincère et intime avec un ami ex-proviseur de Lycée qui m' avait dit que l' administration l' avait fait tellement suer avec beaucoup d' obligations mineures et  sans réelle importance qu' il n' avait plus vraiment le temps de s' occuper des " balles de golf".Il m' avait dit qu' un certain matin, enfermé dans son bureau, il s' était simplement dit:

" Mais qu' est-ce que je fous ? Mais qu' est-ce qu' ils me font faire ?"

Un an, plus tard, il renonçait sans aucun regret à son poste et réorientait sa vie professionnelle.

Le 1 er Janvier est aussi l' occasion parfois de remettre en perspective notre action, de lui redonner un sens, des priorités...et aussi de prendre de nouvelles déterminations.

Pour illustrer mon propos, je vous propose un extrait d' AMERICAN BEAUTY, un film que j' adore.

Kevin Spacey y joue le rôle d' un père de famille, récemment licencié, souffrant de problèmes de communication au sein de sa propre famille qui décide de reprendre son destin et sa vie en mains...

Voici la scène où il négocie les conditions de son licenciement....magistral !

Quelle sensation euphorique, que celle d' un homme libre qui reprend en mains sa propre vie !

Et pour terminer en musique et de bonne humeur, voici  IT' S MY LIFE de Bon Jovi...

Et oui ! C' est ma vie et je n' en ai qu' une !!!!

Repost 0
27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 08:08

Bonjour les amis,

je viens de voir ( comme toujours avec un certain retard) CAPTAIN FANTASTIC le dernier film de Matt Ross.

C'est une histoire qui commence comme une fable moderne.Une famille américaine désire vivre de manière utopique loin de la société de consommation, frustrante et aliénante, en s' isolant quelque part dans l' immensité des montagnes rocheuses.

Le père Ben, très bien interprété par Viggo Mortensen, se charge de l' éducation des enfants pendant que la maman est à l' hôpital.

Il s' agit d' une éducation authentique, à la fois exigeante et très dure qui devrait permettre aux enfants de devenir des individus très forts, libres et critiques, capables de vivre réellement en harmonie avec la nature.Une éducation qui n' a rien de laxiste, inspirée de l' idéal de la révolution Hippie, de la pensée new-age, de l' écologie, des philosophies humanistes et universalistes.

Par exemple, le jour de Noël est substitué par la célébration de la naissance de Noam Chomsky, père fondateur d' une pensée orientée vers l' entente et le respect entre les peuples.

Pour tout le groupe, tous les jours, ce sont des entraînements sportifs soutenus dans la nature ,exercices de maintien de la forme physique dignes de la préparation des marines américains,chasse au daim, escalades de parois rocheuses suivis d' un apprentissage scolaire exigeant dont se charge Ben.

Ben dont on imagine qu' il a été par le passé un brillant intellectuel apprend à ses enfants les langues étrangères, l' esperanto, la physique quantique, la biologie,à faire des analyses littéraires rigoureuses, etc...Ses enfants sont des petits Rambos capables de survivre dans les milieux les plus hostiles mais également capables d' avoir une réflexion éthique et morale d' un niveau déjà très relevé pour leur âge.

Mais, bientôt, de graves problèmes vont survenir au sein de cette communauté utopique avec le suicide de la mère à l' hôpital. La famille va devoir se confronter au monde qui les entoure, et les préceptes éducatifs imposés par Ben vont bientôt montrer leurs limites.

Ses enfants sont très forts, très préparés mais ont grandi de manière si isolée du reste de la population qu' ils sont en constant déphasage avec leur environnement social ce qui donne lieu à des scènes parfois assez humoristiques.

A partir du suicide de la mère le film prend alors les tournures d' un road movie ( un peu comme le croquignolesque et savoureux  LITTLE MISS SUNSHINE): le groupe  part dans l' autobus familial pour aller assister à l' enterrement de la mère.

Au cours de ce voyage Ben va lutter pour faire respecter les dernières volontés de son épouse, mais il va aussi douter...Ses enfants, à travers leurs problèmes et parfois leur rébellion, vont le faire se remettre en question.

La confrontation et le CHOC de Ben avec son beau-père, magistralement interprété par Jack Langella, est su-bli-me.

Et si l' idée merveilleuse de petite communauté que Ben a eu avec son épouse n' avait peut-être été rien d' autre qu' une ERREUR merveilleuse ?

Le film peut agacer parfois car le réalisateur cherche peut-être à être trop démonstratif,mais en même temps, il soulève bien les questions posées par ces parents qui veulent tout réinventer pour leurs enfants, et qui veulent se substituer aussi à l' école qu' ils considèrent comme complice d' une société perverse et aliénante.

Je précise bien que l' enseignement de Ben est tout le contraire d' un endoctrinement.Il oblige ses enfants à lui fournir un vrai travail critique de réflexion mais leur isolement social a aussi des effets très nocifs.

Peut-on réinventer une société à partir de sa propre famille en l' isolant et sans la convertir en une espèce de secte ?

Pourtant, Ben, même s' il est souvent rigide et exigeant,ne se comporte jamais comme un mini dictateur puisque tous les membres de la communauté ont toujours la possibilité de remettre en cause leurs règles de cohabitation communes si ils sont capables d' exposer de manière argumentée leurs divergences.Il s' agit bien d' une tentative de démocratie directe au sein d' une micro-société composée de membres intelligents et responsables.

Il y a de magnifiques passages dans ce film très sincère qui nous oblige à réfléchir sur notre façon d' éduquer et sur les limites de notre liberté individuelle, et de notre responsabilité en tant que parents.

Et puis, ce film est aussi une belle comédie allègre, et pleine de vie, bien menée.On suit tambour battant et avec ravissement les tribulations joyeuses de ce petit groupe complètement atypique .

Certains trouveront cette histoire assez invraisemblable ou peu crédible  mais le réalisateur s' amuse à pousser jusqu' au bout la logique des parents.

Je ne parlerai pas de la fin si ce n' est pour dire qu' elle m' a plu même si d' autres la trouveront trop en accord avec la bien-pensance américaine.

Nous sommes libres et pouvons mener notre petite révolution sans être systématiquement en rupture de ban avec la société.Il peut y avoir des compromis intelligents...

Ou alors, à trop vouloir corriger certaines servitudes artificielles de notre société moderne on risque de créer certaines carences qui sont encore pires...

Enfin, à une époque, où il y a tant de films creux et superficiels, sans substance, destinés au public familial, on ne peut que saluer une oeuvre grand public qui apporte autant de réflexion , d' intelligence, de sensibilité, d' humour et d' originalité.

A citer par ailleurs la bande-son avec des morceaux classiques et d' autres traditionnels très connus ( dont un de Dylan) mais réinterprétés par nos joyeux protagonistes, notamment une version de sweet child of mine des Gun's N' Roses qui m' est allée droit au coeur...

Je vous mets la bande-son de cette réinterprétation et sachez que la scène est merveilleusement filmée comme une ode à la vie, pleine de poésie, et qu' elle m' a sincèrement ému.Elle mérite d' être écoutée jusque la dernière note de l' harmonica...
 

Voici le NOAM CHOMSKY DAY avec une petite chanson en son honneur...à un moment du film où la petite communauté est en contact avec la société américaine ( le père fait une petite concession et entorse aux règles de vie commune  en servant exceptionnellement un gâteau et une crème parfaitement industriels et chimiques).

CAPTAIN FANTASTIC un conte philosophique à la fois tendre et cruel...
Repost 0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 10:59

Bonjour les amis,

Aujourd' hui il fait une journée splendide, et c' est un vrai plaisir que d' aller se balader dans la nature.

Le bonheur c' est souvent de savoir profiter de l' instant présent sans penser, par exemple, aux montagnes de corrections qui m' attendent patiemment sur mon bureau...ou à la reprise du lundi matin.

Nous devrions nous inspirer parfois des animaux qui, eux, ne se projettent pas dans l' avenir et qui savent savourer chaque moment de bonheur dans son instant.

Démonstration par l' image

Regardez-moi ça...Il roule une fois, deux fois, trois fois ! Elle est pas belle la vie ?

Avouez que ce chien-là sait ne pas se prendre la tête contrairement à celui des Bidochon...

Un peu de philosophie animalière...

Bon, rassurez -vous les amis.Je ne vais pas aller me rouler dans l' herbe...Juste essayer de profiter pleinement de ce joli dimanche de Mai...

Et je me réserve pour ce soir la lecture de cet article de Kant sur l' homme, la nature et l' animal.

Il y a une dernière question importante qui n' est pas abordée dans ce texte:

Immanuel Kant aimait-il se rouler de manière insouciante dans l' herbe du printemps ? hein ?

C' est une question sur laquelle les artistes et les poètes, eux, se sont toujours positionnés sans ambigüité...

Repost 0
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 14:23

Bonjour les amis,

Aujourd' hui je n' ecrirai pas de billet mais je vais plutôt partager avec vous un article de François Brune qui mérite qu' on s' y arrête

je viens de tomber sur ce texte qui date de 2005, et mon impression, à la première lecture, c' est que rien n' a changé depuis ( ou alors en pire....)

C' est un texte bref qui casse nos mythes, qui montre leurs limites ou leurs incohérences quand ce n' est leur absurdité suicidaire...

Le voici:

Je n' ai presque rien à ajouter à ce magnifique article, si ce n' est que l' auteur met en forme des pensées que je partage avec lui depuis longtemps mais de manière sans doute plus confuse.

Cela fait longtemps que je pense que notre société n' a plus de contrôle sur elle-même et qu' elle se crée des faux objectifs....Les progrès sont si rapides qu' on n' a même plus le temps de réfléchir sur leur nature réelle .Nous regardons toujours la face de la monnaie et jamais son revers.

On nous vend tout et le contraire de tout.

Notre moteur économique est la COMPETITION.Or pour créer un seul vainqueur il faut nécessairement qu' il y ait de très nombreux perdants.L' un ne va pas sans l' autre.Finie l' époque où on pensait que tout le monde en sortirait bénéficiaire.On ne peut penser à la compétitivité sans mettre en parallèle la solidarité qui devrait l' accompagner.Mais aucune idéologie n' est capable de mettre ces principes en pratique...Ce devrait être le grand chantier idéologique de notre XXI ème siècle...

Repost 0