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26 septembre 2023 2 26 /09 /septembre /2023 21:35

Bonjour les amis,

Vous connaissez tous THE HOUSE THE OF RISING SUN un succès planétaire interprété par les ANIMALS et qui était sorti en 1964.

Chez nous c'était notre Johnny national qui en avait fait une reprise en français.

Nombreux sont ceux qui croient encore aujourd'hui que la chanson originale était de lui.

J'ai appris cette semaine à ma grande surprise que cette ballade américaine avait été très probablement inspirée par une chanson européenne folk du XVI ème siècle.

Alan Lomax pense qu'elle est très proche d'une pièce anglaise intitulée THE UNFORTUNATE RAKE tandis que Vance Randolph pense que ce sont les français qui l'auraient introduit en Amérique à l'époque de Louis XIV...

Tout cela est fort bien expliqué sur le lien wikipedia ci-dessous.

Quoiqu'il en soit il est clair que l'origine de cette chanson est très lointaine. Grâce a Youtube j'ai pu mettre la main sur la première version enregistrée d'un certain Clarence Ashley...et elle date de 1933 ! 

Cet enregistrement EXCEPTIONNEL le voici, sur le lien ci-dessous.

Bien évidemment cette paternité antérieure que je trouve vraiment très intéressante n'enlève rien à la qualité et à l'originalité des arrangements très rock de la version des ANIMALS.

Leur accompagnement à l'orgue et leur façon d'égréner les arpèges métalliques sur des guitares électriques marquera le son de toute une génération.

La voix d' Eric Burdon n'est plus seulement celle d'une triste complainte mais celle fois-ci elle hurle, elle crie haut et fort son mal-être. Pas de doutes, avec les ANIMALS on est bien dans les années 60...avec la rage de vivre !

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 09:13

Bonjour les amis,

Vous me connaissez : j' aime m' intéresser à l' histoire des chansons et à leurs parcours parfois surpenants. Il y a peu je vous parlais d' une chanson maritime de Graeme Allwright intitulée LA MER EST IMMENSE.

La première fois que que je vous en avais parlé, notre ami Fatizo m' avait fait remarquer que cette chanson était une reprise de THE WATER IS WIDE du chanteur américain Pete Seeger.

Mais, en fait, je me suis rendu compte cette année en passant le film THE BOUNTY à mes élèves que cette chanson était britannique. Elle est interprétée dans le film par le violoniste aveugle.

Alors cette semaine, lors des répétitions avec ma chorale, j' en ai parlé à mon copain Steve qui est écossais. Je lui chantonne l' air de la chanson et il me dit que c'est une pièce d' origine écossaise.

Mais son épouse Lucy ( qui fait également partie de la chorale) interrogée sur la même question nous affirme que sa soeur chante très bien cette chanson, et que cette pièce est d' origine irlandaise...

Comme j' aime aller jusqu' au bout des choses, je me suis donc précipité sur mon PC dès que je suis rentré chez moi, et là, la réponse était sans appel.

La chanson est écossaise, date du XVII ème siècle, et c' est Steve qui avait raison. Rendons à César ce qui est à César, et aux écossais ce qui leur appartient.

Il y a eu plusieurs versions, avec des paroles différentes, mais celle que je préfère et qui a inspiré Graeme Allwright commence comme ceci:

The Water is wide, I cannot get over

Neither have I wings to fly

Give me a boat that can carry two

And both shall row, my love and I

Je terminerai ce court billet en vous disant que Renaud s' est largement inspiré de cette mélodie dans sa belle ballade Nord Irlandaise.

Voila, la boucle est bouclée, et vous savez presque tout de cette magnifique ballade traditionnelle.

Il y a plein de versions sur le web ( Joan Baez, Emmilou Harris, etc...), et je vous laisserai sur une interprétation minimaliste de Nianmh Parsons, pleine de sensibilité, accompagnée par un simple piano...

The water is wide...
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